‹ Recherches sur les radicaux organométalliquesChapitre 29 sur 47 · II. III · texte numérisé non relu

II. III

Carbone 4 1 >4p * »

Hydrogène 5,65 »

Iode » 24,43 24,5o

La composition de ce produit, entièrement correspondante à celle de la combinaison ammoniacale, est représentée par la formule

C M H M Az'Sn a I = Sn' (C 4 H% 2(C' 3 H' Az).

En effet, on a

Az 3 28 5,4^

Sn« 118 22,78

( sKS )

L'iodure de sesquistanmétkyle se comporte à l'égard de l'aniline exaclemcnt de la même manière que la combinaison éthylée correspondante. On obtient par le contact de ces deux corps une belle matière cristallisée en prismes, peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante, très-soluble dans l'alcool, surtout à la température de l'ébullition et s'en séparant par l'évaporation sous la forme de belles tables. Soumise à l'action de la chaleur, cette matière distille sans éprouve, altération.

L'analyse de ce produit ma conduit aux résultats suivants :

I. o* r ,4 22 de matière m'ont donné o, 192 d'eau et 0,582 d'acide carbonique.

II. o* r ,542 du même produit m'ont donné 0,264 d'iodure d'argent.

Résultats qui, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :

Hydrogène .... 5 , o5 »

Iode » 26,38

et s'accordent avec la formule

C" H M Az 3 Sn' I = Sn* ( C H s ) a I, 2 ( C 1 H' Ai ) .

En effet, on a

Il8

Les deux iodures

Sn J ET

et

Sn 3 E 3 I

pouvant échanger leur iode contre de l'oxygène, du chlore» du cyanogène, etc., devaient évidemment pouvoir échanger cet élément contre des quantités équivalentes des divers radicaux alcooliques **t par suite engendrer une série nombreuse de combinaisons au maximum de saturation correspondant'au dijlar >é'*iyle.

Fait-on agir le zinc-éthyle sur la combinaison

Sn'E a P = 4 vol. vap.,

2 équivalents d'iode sont éliminés sous la forme d'iodure de zinc, ainsi que l'ont constaté MM. Buckton et Franckland , tandis que a équivalents d'éthyle en prenant la place donnent naissance au distannéthyle, dont la formule Sn 2 E 4 correspond à 4 volumes de vapeur.

Remplace-t-on le zinc-éthyle par le zinc-méthyle et la combinaison éthylée précédente par le composé mélhylé correspondant

Sn'Me»P, on obtient le distanméthyle.

Tritnélhylélhylstannéthylc .

Les résultats précédents m'ont naturellement conduit à penser que par l'action réciproque de Tiodure de sesquistannéthyle et du zinc-méthyle, ainsi que par le contact de l'iodure de sesquistanméthyle et du zinc-éthyle, il se formerait les deux produits

Sn J E 3 Me = 4 vo ^ va P«> Sn'Me a E = 4vol.vap.

C'est ce que l'expérience a confirmé de la manière la plus complète. En effet, introduit-on du zinc-éthyle dans un tube de verre fermé à un bout et fait-on arriver goutte à goutte de l'iodure de sesquistaumélhyle, le mélange s'échauffe de telle sorte, qu'il est nécessaire de modérer Taclion par des allusions d'eau froide. On arrête l'addition de ce dernier avant que tout le zinc-éthyle ait disparu, puis on ajoute de l'eau légèrement acidulée par de l'acide acétique, afin de redissoudre tout l'oxyde de zinc qui prend naissance par l'action réciproque du zinc-étbyle en excès et de l'eau. Il se sépare alors une huile pesante qu'on purifie par des lavages à l'eau, puis par une dessiccation sur du chlorure de calcium fondu. On termine la purification par une distillation.

Ainsi purifié, c'est un liquide incolore, doué d'une odeur éthérée et légèrement piquante, dont la densité est de i , 243 . 11 bout entre 125 et 128 0 .

L'iode le décompose en donnant naissance à de l'iodure d'éthyle et à de l'iodure de sesquistanméthyle. C'est ce qu'explique l'équation suivante :

Sn'Me'E -h 2I = El -h Sn'MeU.

Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :

o Rr ,47^ de "» at ière m'ont donné 0,317 d'eau et o, 54 3 d'acide carbonique.

D'où l'on déduit pour la composition en centièmes :

Carbone 3 1,20

Hydrogène... 7,40 EtaÎDt ........ »

Sn 3 .. .. n8 61,46

La détermination de la densité de vapeur de cette substance m'a conduit aux résultats suivants :

Température de l'air i8°

Température de la vapeur 200 0

Excès de poids de ballon o gr ,<)86

Capacité du ballon o, lu 256

Baromètre o m ,76o

Air restant o cc , 5

D'où Ton déduit pour le poids du litre 8,723

Et par suite pour la densité cherchée 6,715

Le calcul donnerait 6 , 69

en supposant que la formule précédente représente 4 volumes de vapeur.

En effet, on a

10 vol. vap. C == 8,480

28vol.d'H = i, 9 38

2 vol vap. de Sn.. . = i6,3i4

Triéthylmèthylstannélhy le .

L'iodure de sesquistannéthyle se comporte à l'égard du zinc-méthyle d' une manière analogue et donne naissance à des résultats semblables aux précédents. Le contact de ces corps détermine une élévation de température assez considérable; aussi faut-il effectuer le mélange avec précaution et maintenir le zinc-méthyle en excès. Une fois la réaction achevée, le liquide est traité par de l'eau faiblement acidulée qui détermine la séparation d'une substance huileuse, dont on effectue la purification comme précédemment.

Ainsi purifié, ce produit se présente sous la forme d'un liquide incolore bouillant vers 162 à i63°, et doué d'une odeur faiblement éthérée.

L'iode le décompose eu produisant de l'iodure de aéthyle et de l'iodure de sesquistannéthylc.

Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :

o Br ,436 de matière m'ont donné o 6r ,327 d'eau et o« r ,6n d'acide carbonique.

D'où Ton déduit pour la composition en centièmes :

Carbone 38,23

Hydrogène. . 8,33

Ce qui conduit à la formule

C" H'» Sn> = Sn a (O H*) 3 ( C> H») .

En eflet, on a

Sn 1 n8 53,54

Je n'ai pas déterminé la densité de vapeur de ce produit, mais tout porte à croire que la formule précédente représente 4 volumes.

Les éthylures et méthylures d'étain, au maximum de saturation, incapables, comme on pouvait le prévoir, de contracter des combinaisons , éprouvent de la part des réactifs des modifications intéressantes. J'ai déjà fait connaître la manière dont se comporte l'iode*, je vais examiner maintenant d'une manière sommaire l'action des hydracides ainsi que celle du bichlorure d'étain.

Lorsqu'on ajoute au dislannéthyle la dissolution cblorbydrique du commerce, les deux liquides ne se mêlent pas et l'on n'observe aucune réaction ; il ne parait pas s'en manifester davantage lorsqu'on échauffe ce mélange sous la

pression normale de l'atmosphère. Il n'en est plus de mêmelorsqu'on enferme ces matières dans des tubes qu'on scelle à la lampe et qu'on maintient pendant un temps plus ou moins long dans un bain-marie de manière à produire une tension plus considérable. En effet, brise-t-on la pointe des tubes après quelques heures de contact, un gaz se dégage avec sifflement, tandis que l'odeur éthérée du distannéthyle se trouve remplacée par cette odeur irritante si caractéristique du chlorure de sesquistannéth^le.

Prolonge- t-on davantage l'action , en augmentant la proportion d'acide chlorhydrique, une nouvelle phase se manifeste et l'on obtient une belle substance cristallisée dépourvue d'odeur qui n'est autre que le chlorure de stannéthyle.

Les analyses suivantes vont mettre dans tout leur jour les résultats que je viens de rapporter.

I. o* r ,5oo du liquide odorant bouillant vers 23o° obtenu dans la première phase m'ont donné 0,287 d'eau et 0,547 d'acide carbonique.

II. o gr ,448 du même produit m'ont donné 0,266 de chlorure d'argent.

Résultats qui, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :

Carbone 29,85 *>

Hydrogène 6,37 »

Chlore » 1 4 , 7 3

et s'accordent avec la formule du chlorure de sesquistannéthyle :

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