‹ Recherches sur les radicaux organométalliquesChapitre 30 sur 47 · T3IS · texte numérisé non relu

T3IS

Sn 1

I. o* r ,4°° du produit cristallisé formé dans la seconde phase m'ont donné o, 149 d'eau et 0,278 d'acide carbonique.

II. o« r ,49 2 du même produit m'ont donné 0,579 de chlorure d'argent.

Ce qui donne pour 100 parties :

Carbone 18,95 »

Hydrogène. . . 4 » 1 3 »

Chlore » 29,06

Nombres qui s'accordent parfaitement avec la formule du chlorure de stannéthyle :

Sn

On peut également repasser du distannéthyle, soit au sesquistannéthyle , soit an stannéthyle, tout en restant dans le même groupement, en faisant agir le bichlorure d'étain sur cette substance \ il suffit pour cela d'employer ces matières dans des proportions variables et bien déterminées, ainsi que l'établissent les équations suivantes :

Sn ( O H 5 )' -+- Sn Cl 2 = Sn 3 (C 4 H* )» Cl'. Distannéthyle. Chlorure de stannéthyle.

3 Sn (C 4 W y -h Sn Cl» = 2 Sn 5 ( C 4 H s ) 3 Cl. Distannéthyle. Chlorure de sesquistannéthyle.

En résumé, l'étain forme une série de combinaisons qu'il faut rapporter au type

StrX* = 4 vol. vap.,

ce dernier représentant le maximum de saturation auquel le métal paraisse susceptible de parvenir. Tant que cette limite n'est pas atteinte, le terme que Ton considère pourra jouer le rôle de radical, pourvu qu'il présente une stabilité suffisante; c'est-à-dire qu'il sera capable d'absorber un ou plusieurs équivalents de substances simples ou complexes jusqu'à ce qu 1 il soit ramené à cette forme limite, qu'il ne paraît pas possible de dépasser sous l'influence des forces dont nous pouvons disposer.

Nous allons indiquer, sous forme de tableau, les combinai sons principales de i'étain qui se rapportent au groupement limite

Sn 2 X 4 .

Sn 2 0 4 . Acide stannique.

Sn'S 4 . Persulfure d'étain. Or mussif.

Sn'O'CP. Oxychlorure.

Sn 2 Cl 4 = 4 vol. Perchlorure. Liqueur fumante de Libavius.

Sn'Br 4 =4vol. Perbromure.

Sn J I 4 . Periodure.

Sn' E 4 == vol . Peréthy lure d'étain .

Sn 2 Me 4 = 4 vol. Perméthylure d'étain.

Sn 2 Me 2 E 2 = 4 vol. Diméthyldiéthylure d'étain.

SrfMe'E =4 vol. Triméthyléthylure d'étain.

Sn 2 MeE 3 = 4 vol. Triéthylméthylure d'étain.

Sn 2 Me 3 Cl = 4 v °l« Chlorure de triméthylure d'étain.

Sn'Me'I = 4 vol. Iodure de triméthylure d'étain.

Sn 2 E 3 Cl = 4 vol. Chlorure de triéthylure d'étain.

Sn 2 E 3 I = 4 vol. Iodure de triéthylure d'étain.

Sn 3 Me 2 P =4 v °l Di-iodure de diméthylure d'étain.

Sn 2 E 2 P =4 vol. Di iodure de diethylure d'étain.

Sn 2 E J CyI. Iodocyanure de stannéthyle.

Sn 2 E 3 0,HO=r4 vol. vap. Oxyde de sesquistannéthylc hydraté. Sn*E 6 0' = 4 vol. vap. Oxyde de sesquistannéthyle anhydre. Sn'Me 3 0,HO =4 vol. Oxyde de sesquistanméthyle hydraté. Sn 4 We°0 2 = 4 vol. Oxyde de sesquistanméthyle anhydre. Sn 2 E J S , HS. Sulfhydrate de sulfure de sesquistannéthyle. Sn' E 6 S 2 . Sulfure de sesquistannéthyle.

Quant aux prétendus composés que M. Liiwig a décrits dans son travail sur les stannéthyles, et qui présentent une constitution complètement anormale, je n'ai pu parvenir à en réaliser la formation, bien que j'aie fait varier, de toutes les façons imaginables, les conditions dans lesquelles il soit possible de placer les iodures de méthyle et d'éthyle, et les différents alliages formés par Tétain avec le potassium ou le sodium.

L'étain, ainsi que je l'ai démontré dans tout ce qui précède, forme donc avec le méthyle et ses homologues des combinaisons variées, dont le terme à saturation appartient au groupement

Sn'X\ ,

La molécule de ce métal, dont je serais disposé à doubler le poids, s'unit-elle à 2 molécules d'éthyle ou de méthyle seulement, le composé formé, tendant à passer à 'l'état de saturation pour atteindre un équilibre stable, devient apte à fixer a molécules d'oxygène, de chlore, d'iode, etc.; de là toutes les combinaisons du stannéthyle. Cette même molécule s'assimile-t-elle 3 molécules d'éthyle, la combinaison formée n'est plus susceptible de s'unir qu'avec une seule molécule d'oxygène, de chlore, etc.; ce qui nous donne la série du sesquistannéthyle. La molécule d'étain s'unit- elle enfin à 4 molécules de méthyle ou d'éthyle, on obtient, ainsi que le raisonnement le plus simple le faisait prévoir, des composés doués d'une indifférence parfaite.

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