‹ Recherches sur les radicaux organométalliquesChapitre 43 sur 47 · I. Jl. -J · texte numérisé non relu

I. Jl. -J

Carbone... i6,5* » C'«... 96 16,78

Hydrogène. 3 ,61 » H ,a ... 20 3,49

Arsenic.... » » As. . . 75 i3,n

Iode » 66,73 F. . . . 38i 66,6*

Ce composé fournit à la distillation des résultats parables à ceux que donne le produit méthylé correspondant :

As E' P=aEH-À§E»I,

On obtient de la sorte un iodure du cacodyle éthylique avec élimination d'iodure d'éthyle. La rédaction de cet iodure par le zinc permet d'obtenir le cacodyle étbylique doué de toutes les propriétés que lui a reconnues M. Landolt à qui Ton en doit la découverte.

Liodu re d' arsen-di métbyl -diétbyli um

As Me» EU

se comporte à l'égard de l'iode de la même manière que les précédents, on obtient des cristaux prismatiques de couleur brune, à reflels métalliques, présentant une faible solubilité dans l'alcool froid.

L'analyse de ces cristaux m'a donné les résultats suivants :

o |r ,47^ de matière donnent 0,6 1 4 d'iodure d'argent, soit 69,85 d'iode.

Le calcul conduit au nombre 70,03, en admettant la formule écrite ci-dessus.

Les composés

As Me 3 El,

et

As Me E J I

donnent pareillement avec l'iode des combinaisons cristallines isomorphes avec les précédentes et pour lesquelles on peut admettre une composition parallèle.

Si la distillation du tri-îodure d'arsenméthylium fournit .de l'iodure de cacodyle qui rentre dans le groupement plus stable

AsX»,

avec élimination d'iodure de méthylc, n'est-il pas bien évident que si l'on parvenait à former le penta-iodure

AsMe'P,

analogue à la combinaison de métbylammonium observée par M. Veltzien, la distillation d'un semblable produit devrait fournir le di-iodure d'arsenmonométhyle

• As Me 1%

appartenant comme l'iodure de cacodyle au groupement

AsX*

vers lequel convergent toutes les combinaisons de l'azote, du phosphore et de leurs analogues.

Le tri-iodure de cacodyle

As Me 1 V,

qu'on obtient par l'union directe de l'iode avec le cacodyle^ ne devra-t-il pas éprouver un semblable dédoublement sous l'influence de la cbaleur? C'est en effet ce que l'expérience vérifie delà manière la plus complète. Qu'on introduise dans une cornue préalablement remplie d'acide carbonique et munie de son récipient un mélange de cacodyle et d'iode dans les rapports de i à 3 en équivalents, et qu'on en élève graduellement la température, bientôt une action assez vive se manifestera. Si Ton opère sur des matières pures et bien sèches, il ne reste pas de résidu sensible. Le récipient renferme un liquide jaunâtre assez mobile qui, soumis à la rectification, fournit une proportion assez abondante d'un liquide incolore, très-mobile, doué d'uue odeur éthérée, bouillant vers 4°°» qui n'est autre que l'iodure de méthyle.

La température monte ensuite très-rapidement et se fixe vers 24o°. Il distille alors un liquide de couleur ambrée, qui par le refroidissement se prend en une masse cristalline dans laquelle on trouve souvent des prismes d'une grande beauté. Le produit brut étant repris par un mélange d'alcool et d'éther se dissout avec facilité. La liqueur soumise à l'évaporation spontanée laisse déposer de grands cristaux prismatiques qui ne sont autres que le di-iodure darsenmonoraéthyle, ainsi qu'on peut s'en assurer à l'inspection des nombres suivants : «

I. o« r ,8i 8 de matière m'ont donné par leur combustion avec J'oxyde de cuivre 0,071 d'eau et o, 107 d'acide carbonique.

II. o 8r ,475 du même produit m ont donné 0,648 d'iodure d'argent.

III. o gr ,446 d'un second échantillon m'ont donné o,Gi 1 d'm- . dure d'argent.

IV. o Br ,4 2 6* d'un troisième échantillon m'ont donné o« r , 58 1 (L'iodure d'argent.

Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nom-

J)ies suivants :

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