‹ Recherches sur les radicaux organométalliquesChapitre 44 sur 47 · I. 11. III. IV · texte numérisé non relu

I. 11. III. IV

Carbone 3,56 » » »

Hydrogène.... 0,96 ». »

Iode » 33,72 74, o3 73,69

et s'accordent avec la formule

As(C a H*)I*.

En effet, on a

As 75 21,80

La réaction qui donne naissance à ce produit ci qu'on peut formuler de la manière suivante :

As(C'H') 2 -h 31 = OWl -h As (G 1 H 3 ) F

Cacodyle. Iodure de Dl-iodure d'ar-

wctliyle. ëeomoDométhyle.

est entièrement comparable à celle qu'a signalée M. Bayer relativement à la décomposition qu'éprouve le trichlorure de cacodyle de la part de la chaleur.

Si y au lieu de faire agir 3 équivalents d'iode sur 1 équivalent de cacodyle, on fait intervenir 5 équivalents de cette substance, tout le méthyle se trouve éliminé sous forme d'iodure, et Ton obtient comme produit final du triiodure d'arsenic cristallisé. C'est ce qu'exprime l'équation suivante :

AslC'H^-r-SJ ==■■ 2(C , H 3 I) -h As I 3 .

Cacodyle. Iodure de métbyle. Tri- iodure d'arsenic.

Ajoule-t-on au cacodyle des quantités croissantes d iode

représentées par la série des nombres impairs i, 3, 5, applique~t-on la chaleur à ces mélanges, on obtient comme produit final un composé dé la forme

AsX%

qui pour les combinaisons de l'arsenic représente, comme on sait, le groupement le plus stable et vers lequel elles sont toujours ramenées lorsqu'on fait intervenir quelque cause perturbatrice.

Dans le premier cas, l'iode s 1 ajoute simplement au cacodyle pour former un composé défini qui se dégage sous forme de vapeurs. Dans le second, l'équilibre de la molécule du cacodyle se trouve détruit, une molécule de méthyle est éliminée sous forme d'iodure, tandis qu'il se forme un nouveau produit moins volatil que le précédent et renfermant a équivalents d'iode. Enfin dans le troisième cas, tout le méthyle sort de la combinaison et l'on n'obtient plus finalement qu'un composé, binaire formé de i équivalent d'arsenic et 3 équivalents d'iode : c'est le tri-iodure d'arsenic.

Le triméthylure d'arsenic ou trimétliylarsine

As Me 3

peut également, sous l'influence de quantités croissantes d'iode représentées par la série des nombres pairs 2, 4? 6\ donner naissance à des résultats entièrement identiques aux précédents, résultats qui peuvent se formuler de la manière suivante :

As(C'H 3 ) 3 -f-2l = C*H 3 I -h As(C'H 3 ) 3 I,

Trimé- Iodure de loduro de cocodyle.

thylarsine. méthyle.

As(C'H 3 ) 3 + 4.I = 2(C'H*I) 4- A*(C 2 H 3 )I\

- ,i m - im <mi —

Trimé Iodure de Di-iodurcd'ar-

ihylarsine. méihyW». sfnmonomctfiylp.

rt

As(C'H s ) J -+-Gl = 3(C'H'I) -h AsP.

Triraé- Iodure de Tri-iodure

ihylars'inc. méthyle. d'arsenic.

En faisant agir le ziuc-méthyle sur les composés précédents, on obtient des résultats inverses, de l'iode se trouve successivement éliminé sous forme d'iodure de méthyle, en même temps qu'on introduit des quantités équivalentes de méthyle jusqu'à ce qu'on soit arrivé finalement à reproduire la triméthylarsine.

On conçoit dès lors qu'en faisant agir le zinc-éthyle sur l'iodure de cacodyle et sur le di-iodure d'arsenmonométhyle, on devra nécessairement engendrer des composés mixtes renfermant à la fois du méthyle et de l'éthyle analogues aux bases ammoniacales de M. Hofmann. L'expérience a pleinement réalisé ces prévisions.

Lorsqu'on fait arriver de l'iodure de cacodyle dans du zinc-éthyle, le mélange s'échauffe assez fortement, et l'on doit opérer avec précaution pour empêcher une réaction trop violente. On continue l'addition progressive de l'iodure en ayant soin de maintenir le zinc-éthyle en excès et de laisser digérer les matières pendant quelque temps au bain-marie dans un tube scellé à la lampe. On traite alors le produit d'abord par de l'eau aiguisée d'acide acétique, puis par une lessive faible de potasse caustique. On « obtient de la sorte un liquide incolore très-mobile, doué d'une odeur à la fois nauséabonde et éthéréequi rappelle celle de la triméthylarsine. Desséchée sur des fragments de potasse solide et rectifiée de nouveau , celte substance m'a donné les résultats suivants :

I. o* r ,4<>3 de matière m'ont donné o,3o4 d'eau et 0,527 d'acide carbonique.

IL o |r ,488 du même produit m'ont donné o ,r ,367 d'eau et o* r ,638 d'acide carbonique.

Résultats qui, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :

Carbone 35, 60 35,66 C.

Hydrogène 8,37 8,34 H"

Arsenic » » As

Projette-ondes cristaux dedi-iodure d'arsenmonométhylc dans du ziuc-éthyle, une action très-vive se manifeste. Afin de la modérer et d'éviter des projections, il faut avoir soin de n'ajouter l'iodure que par très-petités quantités à la fois et maintenir au milieu d'une terrine remplie d'eau froide le vase dans lequel s'accomplit la réaction. On doit aussi, comme dans le cas précédent, avoir la précaution de maintenir le zinc-éthyle en excès et d'achever la réaction dans un tube scellé. Un lavage à l'eau chargée d'acide acétique, un traitement par une lessive alcaline faible, une digestion sur des fragments de potasse caustique et finalement la rectification donnent un produit très-pur.

On obtient de la sorte un liquide incolore, plus dense que l'eau, très-volatil, dont l'odeur, fort désagréable, offre la plus grande ressemblance avec celle de la triméthylarsine. Ce produit dissout d'assez grandes quantités de fleur de soufre, s'échaulïe et se prend en une masse cristalline. Cette dernière étant reprise par l'alcool se dissout entièrement et se sépare par l' évapora tion sous la forme de magnifiques prismes incolores, isomorphes avec ceux du bisulfure de triméthylarsine. Le chlore, le brome et l'iode s'unissent pareillement avec lui d'une manière directe.

Soumis à l'analyse, ce composé m'a donné les résultats suivants :

o ir ,396 de matière m'ont donné 0,317 d'eau et o,585 d'aiide carbonique.

Théorie.

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