Voir H. Bouasse, 7, p
convexité. On pose l'équation des tensions mises en jeu, on explicite leur équilibre, on intègre, et on arrive à la formule :
es — Kt, (80) 4 Po £ étant la température, avec :
Hé he Ke & Lee A) | (81) 3 a, — a, lreE, E, ee, :
e étant l'épaisseur totale, e, et e, les épaisseurs des deux lames, «, et «, les coefficients de dilatation, E, et E, les modules de Young. Le maximum de sensibilité est obtenu pour E,e” — E,e,. En se plaçant dans ces conditions, on a :
l mÉe e — —(e,u, + e,ù,) + 3—(a, — à,) (82) de : E, e :
avec l’invar et le laiton : —— 1,9, AT 1,23 par suite,
= HOPTOMR
pour 1° à la surface de contact.
Straubel' emploie deux bi- C D lames d'acier et de laiton fixées ensemble par leurs extrémités AB. La bilame supérieure est fixée par le système CD à la tige de poussée qui transmet le mouvement de la masse; la bilame inférieure est fixée par les vis EF au ressort inférieur de suspension.
Quand la température augmente, par suite de la variation d’élasticité des ressorts, la masse s’abaisse; mais, d'autre part, la courbure des bilames augmente, et le système CD remonte.
Fi. 4o.
Il suffit d'obtenir pour les bilames une augmentation de courbure telle que CD reste à la même position. On y parvient en serrant plus ou moins les vis EF qui permettent de régler à volonté la courbure initiale des bilames.
Avant compensation, la déviation du point lumineux sur la feuille était de 27 cm. par degré, après réglage, il n’y avait plus de déviation appréciable : les résultats sont donc pleinement satisfaisants.
Wilip', sur ses nouveaux appareils construits par la maison Masing à Tartu, utilise deux spirales bilames en acier et invar. L'extrémité intérieure de chacune d'elles est fixée au bras, l’autre, libre, porte une masse dont la position est réglable. On peut, de la sorte, fixer à volonté la courbure initiale. Quand la température s'élève, la masse se trouve déplacée par la déformation de la spirale : son déplacement est proportionnel à la variation de température (ce qu’on voit aisément d’après les formules rappelées plus haut). On arrive donc à faire varier à volonté la position du centre de gravité du système oscillant, mais pour la raison exposée précédemment, il n’est pas possible de parvenir à une compensation parfaite.
Les masses compensatrices sont de 417 gr.,5. Les spirales placées horizontalement dans un premier dispositif ont ensuite été installées verticalement. L’effet de température s’est trouvé ainsi fortement réduit. Pour une variation journalière de quelques degrés, le déplacement de l'index placé à l'extrémité du bras n’est plus que de 3 à 5 mm. : c’est un progrès indéniable, mais les résultats ne sont pas encore suffisants.