CHAPITRE XII
Légende explicative des figures jointes à ce Mémoire.
Nous allons décrire avec soin les figures qui composent les deux planches que nous joignons ici : la lecture de cette légende fera facilement comprendre au lecteur les passages qui pourraient ne pas lui paraître assez développés dans les chapitres précédens.
( 59 ) Pravcne [.
Fig. 1, a, élévation du billot dans lequel est encastrée la plaque de fonte taillée en pointes de diamant sur laquelle on casse les os.
Bb, plan de ce billot et de la plaque de fonte, qui y est fixée solidement.
€, plan du cadre en bois dont on entoure la plaque de fonte pour y retenir les os au moment où on les soumet à l’action de la masse que l’on voit à la jig. 2.
d, élévation de ce cadre.
Fig. 2, masse en bois dur, garnie en dessous d’une plaque de fonte taillée en pointes de diamant, ou d’un grand nombre de clous à têtes saillantes et pointues. Cette masse sert à casser les os placés sur le billot que l’on voit à la TESTS
Fig. 3. Coupe générale d’un des quatre cylindres composant notre appareil. Voici la description des parties principales qu’on y doit remarquer : À, corps du cylindre; a, tuyau faiblement incliné, apportant la vapeur d’une chaudière à vapeur quelconque aux quatre cylindres; il faut que l’eau condensée dans ce tuyau puisse retourner à la chaudière, ou au moins ne puisse pas couler dans les cylindres.
b, tuyau particulier conduisant la vapeur dans le cylindre A.
ce, continuation du tuyau à. Le tuyau c desceud en dehors et le long du cylindre À, et conduit la vapeur jusque dans le fond de ce cylindre. | |
d, robinet placé sur le tuyau b, et servant a régler l'introduction de la vapeur dans le cylindre A.
e, Raccordement à vis servant à réunir les tuyaux Det c, el facilitant à volonté l’enlevement des cylindres, leur réparation ou leur nettoyage. |
(Les tuyaux a, b et c doivent être garnis avec soin de lisière épaisse, pour empêcher leur refroidissement. )
f, robinet placé à la partie mférieure du cylindre, pour l’écoulement de la dissolution gélatineuse.
g, Tubulure placée au centre du couvercle du cylindre, pour y placer à volonté un thermométre ou un manomètre.
hk, couvercle du cylindre. Ce couvercle se réunit à la bride du cylindre en mettant entre deux une rondelle de carton, une corde épissée, de la lisière ou un ruban, et en comprimant les bords du couvercle À contre la bride du cy-
lindre, au moyen de l’anneau dont on voit la coupe en i, et dont on trouve les détails en a, b ebasig:!5: |
L'eau pure attaquant tous les métaux, il est essentiel de n’employer que des métaux salubres dans la construction des récipiens dont il s’agit ; il faut donc que le tuyau 6 c, qui a sa pente du côté de l’appareil, et que les quatre cylindres soient fabriqués en étain pur, en tôle bien étamée, ou, mieux, en tôle doublée d’une feuille d'étain de deux ou trois millimètres d’épaisseur; il faut surtout y éviter la présence du cuivre et du plomb, afin de rendre ces appareils parfaitement salubres : nous ajouterons qu’ils doivent être construits assez solidement pour pouvoir résister en cas de besoin à la pression atmosphérique. On conçoit que le rapport à établir entre la hauteur et le diamètre des cylindres doit varier suivant la quantité de gélatine que l’on veut avoir en dissolution dans l’eau condensée. En effet, plusle cylindre aura de surface relativement à son cube, plus il condensera d’eau par heure, et moins il contiendra d’os , et réciproquement : c’est au constructeur à avoir égard aux conditions qui lui seront imposées ; 1l les remplira toujours facilement, surtout en se rappelant qu'il peut auc-
(62) menter la condensation en peignant les cylindres en couleur mate et brune, et la diminuer, au contraire, en les couvrant d’enveloppes de laine d'épaisseur convenable; mais revenons à la description des figures.
Fig. 6. Élévation du panier garni de toile métallique en fil de fer étamé; c’est dans ces paniers que se placent les os qui doivent être exposés à l’action de la vapeur dans les cylindres ; on voit en a l’anse par laquelle on enlève le panier chargé d’os au moyen de la poulie mouflée o, Jig. 2 et 3, PI. Il, quand il s’agit de le placer dans un cylindre, ou de l’en retirer après l’épuisement des os.
Fig. 7,a, capsule en fer-blanc pouvant servir de couvercle aux cylindres, et s’y appliquant, comme on le voit en &, au moyen de l'anneau, fig. 5, ou comme le représente la Jig. 8.
La capsule a sert à essayer la dissolution de gélatine pour en reconnaître la force ou la richesse ; il suffit, pour cela, de peser avec soin cette capsule, de la placer sur le cylindre, d’y mettre un demi-litre de la dissolution degélatine dont on veut déterminer le titre, de laisser évaporer la liqueur à sec, et de repeser la capsule ; l'augmentation de poids représente la quantité
de gélatine sèche contenue dans un demi-litre de dissolution. L'usage de ce couvercle concave présente en outre l’avantage que l’eau produite par la vapeur qui se condense sur sa surface inférieure se réunit à son centre, et vient tomber sur les os au lieu de couler le long de la paroi intérieure du cylindre , comme cela a lieu lorsqu'on fait usage des couvercles convexes que l’on voit en b, jig. 3 ei 8.
Fig. 8. Mode de fermeture employé et recommandé par M. Derosne. Ici le couvercle est réuni à la bride du cylindre au moyen d’une espèce de pince en fer ayant la forme de l’ustensile en bois que les blanchisseurs nomment épingle, et dont ils se servent pour attacher le linge mouillé aux cordes de leurs étendages. On place ces pinces autour du couvercle, et on en augmente lenombre jusqu’à ce qu’on soit arrivé à éviter ainsi toute perte de vapeur.
Fig. 9. Outil servant à enlever du fond des cylindres, après chaque opération, les esquilles d'os, et les autres débris qui peuvent y tomber ; on voit en a l'élévation, et en b le plan de cet outil.
Prancue II.
Fig. 1. Plan général de l'appareil.
Nous allons décrire les parties qui le composent en parlant des Jig. 2, 3 et 4.
Fig. 2. Élévation générale de l'appareil. On y voiten 4, B, C, D les quatre cylindres placés de front sur une banquette en bois, élevée au dessus du sol de 0”,5. Les cylindres sont fixés solidement sur cette table, par leur partie inférieure, au moyen de quatre vis à bois, que l’on voit en d, d, fig. 1. La vapeur passe, de la chaudière où elle est produite, dans les quatre cylindres, en suivant le tuyau a, a. On voit en g les tubulures des couvercles À, et en i les brides annulaires, qui réunissent les couvercles aux cylindres.
p représente le manomètre , qui indique la tension de la vapeur dans l'appareil ; on peut substituer, à volonté, à cet instrumeut un thermomètre marquant jusqu à 110 ou 115 degrés centigrades.
On voit en e , à chaque cylindre, l’étiquette mobile qui y est attachée, et qui sert à indiquer l’ordre des chargemens. Les robinets f versent la dissolution de gélatine, ou dans la gouttière générale m, m, d’où elle coule dans le vase b, ou bien dans les petites gouttières mobiles 7, 7, dont nous parlerons plus en détail en donnant la description de la fig. 4.
Fig. 3. Élévation de l'appareil vu de profil.
Le panier rempli d'os est ici représenté élevé au dessus du cylindre dans lequel il doit ètre placé : on voit comment se pratique cette operation, au moyen de la poulie mouflée o, et on distingue bien, dans ce dessin, comment la vapeur qui arrive de la chaudière est conduite par les tuyaux a, b,c,c, jusque dans le fond du cylindre. Les letires f, met n, représentent le robinet, la gouttière générale et la gouttière mobile, qui servent à retirer la dissolution de gélatine de dedans le cylindre, et à la conduire dans les récipiens destinés à la recevoir.
Fig. 4. Vue de profil, sur une échelle double, du robinet f et des gouttières m et 7 : on voit bien ici comment la gouttière 7, étant mobile sur son tourillon o, peut servir à conduire à volonté la dissolution de gélatine qui coule par le robinet f, soit dans la gouttière générale »#, soit en dehors de cette gouttière , et dans un autre vase que le seau D, Jig. 2 et 3. Cette gouttière mobile est d'un usage fort commode. En effet, elle sert à ne pas mélanger daus la dissolution de gélatine pure que l’on reçcoit dans le vase m les eaux de lavage des os, ou la première portion de graisse qui coule au
( 66 ) moment où l'on vient de charger un cylindre.
Cette gouttière mobile sert encore à rejeter au dehors l’eau de lavage des cylindres lorsqu'on les nettoie, ou l’eau condensée qui s’accumule dans les cylindres, lorsqu'on y cuit des légumes au moyen de la vapeur.
Nous terminerons ici la description des figures que nous avons cru devoir joindre au texte, nous espérons n'avoir rien oublié d’essentiel; nous conseillons d’ailleurs d’étudier cette description, avant de prendre connaissance du mémoire, afin d’en bien comprendre tous les détails des la première lecture.
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