CH*OH
Il se prépare comme rorlhoglycol en saponîGant le bromure au réfrigérant ascendant par une solution titrée de carbonate de potasse. La composition du bibromure a été contrôlée par un dosage alcali métrique de la quantité de carbonate neutralisé pendant la saponification. Au bout de septheuresd'ébullition^on évapore à sec aubain-mariesous pression réduite; on reprend par Féther qui dissout le glycol. Cette solution abandonnée à févaporalion spontanée laisse un dépôt cristallin, blanc, opaque, de saveur amère : c'est le glycol métaxyléniqne.
Analyse,
Corps brut. Corps pur. Théorie.
Matière 0,270 Matière o,3o5 »
C pour 100.. . 68,70 C pour 100 . . 69,20 69,57
Par ordre de pouvoir dissolvant, l'alcool, l'eau, l'éther, la benzine s'évaporent en laissant le corps à l'état surfondu, si bien qu'il n'apparait qu'en microlitbes maclés à extinctions obliques par rapport à la ligne de macle. La partie gauche du faisceau s'éteint à 27"; la partie droite à 44^- Tous les cristaux sont négatifs et leurs axes très rapprochés; cependant la superposition des éléments ne permet pas de certifier cette dernière propriété.
Remarque, — Les composés de la métasérie cristallisent difficilement et sont très altérables.
Ce glycol est soluble dans l'éther qui l'enlève partiellement à la solution aqueuse. L'eau en dissout plus de son poids à 10° et le retient en sursaturation au point qu'un germe semble indispensable à la prise en cristaux, si bien
qiron peut le croire soluble en toutes proportions. Leglycol méiaxylénîque fond à 46M7** et demeure longtemps en surfusion. Il est sublimable entre deux verres de montre et fond alors à 47^* Sa densité liquide est 1,1 35 à 53 'ou 1,161 à 18^ (en surfusion). Son coefficient de dilatation ne diffère pas sensiblement de celui de Torthoglycol, car les deux alcools placés successivement dans un même réservoir thermométrique et chanifé de façon à parcourir une longueur capillaire identique ont exigé une élévation de tempéra* lure égale :
17**, 3 pour l'orthoglycol, entre 36*' et 52**. 17", 7 D le métaglycol, • 60° et 77°.
J'ai constaté en outre sur Torthoglycol que la dilatation était régulière^ même lorsque le liquide surfondu s'abaissait au-dessous du point de fusion : une égale longueur de la tige capillaire est en etlet parcourue, quand le liquide s'élève de 60°, 2 à 67** ou de 66^ à 7^°) 8. Chauffé avec une solution bromhydrique concentrée, il régénère le bibromure qui lui a donné naissance (^).
Bt'chlorure métaxylénique, métatolylénique isophtalique
Ce corps se prépare en faisant bouillir le glycol mctaxylénique dissous dans Tacide chlorhydrique coucentré. Une huile lourde tombe au fond du vase et se concrète le
(* ) Le glycol métaxylénique semble oxydable à la longue par l'oxygène de Tair ; son point de fusion Tarie : j'ai trouvé sur un vieil échantillon 49*t sur un autre plus ancien 4B*-52*, en même temps la teneur du produit en carbone et en hydrogène avait notablement diminué (C pour 100, 66,4; H, 6,66). Le glycol orthoxylénique présente une particularité analogue. Ces glycols dissolvent facilement les sels minéraux, surtout le bromure de potassium : il faut parfois tenir compte de cette propriété dans l'analyse de ces corps,
MÉTBTLBENZ IKIES. 29
lendemain en cristaux incolores, fusibles k 34°, a après compression et à 34°, i après sublimation.
Jnaljrse, Matière. Cl pour loo.
o,3oo 4^9 '3 au lieu de 4^>^7
Sa persistance ^ demeurer surfondu est remarquable. Un cristal de mëlabromure à la température de 3o° ne trouble pas la surfusion, ce qui démontre que les deux corps ne sont point isomorphes.
L'éther, Talcool, le chloroforme, les pétroles sont des solvants de ce corps. Sa densité solide est i ,io2 à ao^^ sa densité liquide i ,202 vers4o°. 11 bout entre aSo"* et aSS**.
Les microliihes déposés d'une solution éthérée s'éteignent très obliquement (36% 37°, même 42°)' Us sont positifs. Des cristaux plus grands formés par évaporation d'une solution d'éthers de pétroles présentent certaines faces symétriques, d'autres sont couchés parallèlement au plan g^. Ces derniers s'éteignent encore obliquement par rapport à l'arête d'allongement. Le plan des axes, qui est perpendiculaire à la face g^^ est incliné de a5^ sur cette arête.
L'obliquité des extinctions porte à classer ces cristaux dans le système triclinique ou dans le système monoclinique. La présence de faces symétriques tranche en faveur de ce dernier système.
Quoique les fonctions chimiques des dérivés xyléniques ne laissent aucun doute sur leur constitution, j'ai pris la densité de vapeur du métachlorure : en opérant par la méthode de V. RJeyer, dans la diphénylamine, j'ai trouvé sur un échantillon brut 6,a6 \ sur un autre échantillon purifié par cristallisations et compression, 6,01 au lieu de 6,o5 (théorie) :
Matière employée o", 180
3o A. GDLSOM.
Volume de gaz, a4"55 (azote) 5 lempérature, la'*; pression atmosphérique corrigée, 760,4*
P^o..8ox(. + iaa)X76o^g