‹ Recherches sur les substitutions par les méthylbenzènesChapitre 21 sur 30 · AROMATIQUES · texte numérisé non relu

AROMATIQUES

Le glycol paraxylénique se distingue des glycols de la série grasse par les caractères suivants, que M. Grimaux a signalés:

I® Les liydracîdes l'étliériGent complètement.

2^ La potasse alcoolique transforme ses étliersen éthylines.

Ces propriétés sont communes à tous les alcools aromatiques, et c'est, je le rappelle, en utilisant l'action de Tacide cblorhydrique sur les alcools, que j'ai obtenu pour la première fois les cblorhydrines xyléniques etmésicériques.

(•) Berlin. Berickte, p. 17445 1882.

Je vais iiidicper d'autres réactions communes aux corps aromatiques.

3° Action des hydincides siir les éthylines, — Les éthylines aromatiques elles-mêmes s'éthérîfient par les hydracides; la monoéthyliue paraxylénique en particulier se dissout dans l'acide chlorhydrique et s'y transforme en dichlorure dès qu'on élève la température (').

4** jiction des alcools sur Us éthers. — L'action inverse de l'alcool sur les chlorures et les bromures aromatiques se fait aussi à toutes les températures, si bien que la réaction semble réversible, et Ton est conduit à chercher la limite de la décomposition de l'éther simple par Talcool.

Avant d'indiquer les résultats auxquels je suis arrivé, je fais remarquer que, dans la série grasse, M. Berthelot (*) a le premier signalé l'action de l'alcool sur les éthers glycériques, et que MM. Friedel et Crafts ont établi la généralité du phénomène en complétant l'étude de Péthérification ("). J'ajoute que certains éthers gras sont décomposés par les alcools : je l'ai constaté en faisant réagir a la température de loo" l'alcool ordinaire sur Toxalate de méthyle ou l'esprit de bois sur l'oxalate d'éthyle \ parmi les produits de décomposition^ on trouve une grande quantité d'acide carbonique.

Je reviens aux éthers simples aromatiques, et vais d'abord comparer la vitesse de saponification par l'alcool des trois bromures xyléniques.

On abandonne en tubes scellés des poids égaux d'alcool et de bibromuresà une températurede Zo^ à 3^^. De temps n autre, on ouvre des tubes et on dose Tacidemisen liberté

(') Le corps solide obtenu à l'ébullition fond à loo" après poriflcution par l'alcool et contient 39,7 pour 100 de chlore au lieu de i\0,^o. Matière employée, o»',274.

(*) Berthelot, Thèse, i854 : Action de la gljci'rine sur Vélher butyrique, p. 5i; Action de l'alcool sur la monobenzoïcine, p. -8.

(^) Friedel et Crafts, Bull, de la Soc, chim,, p. loo; i86{.

MÉTHYLBBlfZINES. 35

à Taide d'un compte -gouttes rempli de soude titrée et de phtaléine (pour obtenir la soude exempte de carbonate, je dissolvais le sodium dans Teau )•

Qnantité d'acide libre après

46^. 120»». 2l6\ fonttes (onttes gornttet

Pdraxylcoe bibromé 3 5 8

Orlhoxylène bibromë lo ï5 25

Mélaxylène bibromé i6 27 7^ (*)•

Au bout de deux cent seize heures les quantités d'étfacrs solides disparues sont à peu près proportionnelles aux quantités diacide libre, car

Le parabromure avait perdu sur 4oo 23

L'orthobromure » » 4^

Le métabromare » » • . . . • 1 4o

1° Les éthers simples aromatiques sont notablement attaqués par Talcool à des températures où l'attaque des éthers gras par Talcool n*est pas sensible.

7? La vitesse de saponification est maxima pour le métadérivé, minima pour le paradérivé.

A 100° le même mélange est si vivement attaqué en

quelques heures qu*il est impossible de doser le bromure

restant dissous dans les éthjlines. Une faible pression se

fait sentir dfins les tubes et Todeur de bromure d'élhyle

se manifeste :

Qaantité d'acide libre au bout de

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