‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 149 sur 180 · AU CIEL D'INDRA · texte numérisé non relu

AU CIEL D'INDRA

Bouddha sentait ses forces faiblir; les peines, les deuils, les contradictions qui ne lui avaient point manqué pendant sa longue

(1) Fou-pen-hing~tsi-king $, fc ff H $g, liv. LX, pp. 1-8.

vie, lui firent pressentir que le dénouement final approchait.

Nous allons voir se dérouler rapidement la dernière étape de sa vie terrestre.

Origine du Fa-hoa-king fë ijl $£. — C'est à cette période de sa vie que les partisans de l'Ecole Fa hoa-tsong -fë îp ^ (1) ont imaginé de faire remonter l'origine du sutra Fa-hoa ££ ijjl, qui est comme la base de leur croyance.

Bouddha se rendit sur le Mont des Vautours, où il voulut manifester sa gloire en présence des hommes et des dieux. Tous les bonzes, toutes les bonzesses, le roi Adjâtaçatrou luimême, prirent part à cette imposante assemblée. Les cieux y étaient représentés par les poussahs, les quatre grands rois Maharajas et les délégués des huit ministères des rois-dragons. Bouddha parut, abîmé dans une extase profonde; une pluie de rieurs tomba des cieux, la terre trembla d'allégresse et s'illumina d'une douce clarté. Ce fut dans ces circonstances solennelles qu'eut lieu la promulgation du Fa-hoa-king •/£ ^ $g.

Çakyamouni, sorti de son extase, déclara à Sariputra et à tous les bouddhas assemblés, que la grande affaire du salut de l'univers arrivait à un tournant d'une importance sans précédent. Pour sauver les êtres, il faut d'abord les instruire, et le traité du Fa-hoa-king ]£; ^ f£ est destiné à leur communiquer l'étincelle initiale, qui allumera en eux le flambeau de la sagesse et atteindra son parfait développement au jour de l'illumination finale. Il suffit donc de développer, d'alimenter par la coopération personnelle, ce germe d'illumination, pour arriver à l'état bienheureux de la bouddhification.

Un prodige vint corroborer l'assertion de Bouddha: les assistants virent un grand nombre de stupas sortir de terre, et tous les bouddhas applaudirent aux déclarations de Çakyamouni.

Bouddha confie Je patriarcat d Mahâ Kasyapa. — Bouddha prit dans sa main . une des fleurs tombées du ciel. Tous les

(1) Cf. Recherches, t. VIII, pp. 4-40.

Bouddha confie le patriarcat à Kâsyapa. (p

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