‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 167 sur 180 · MORT DE BOUDDHA · texte numérisé non relu

MORT DE BOUDDHA

Depuis quelque temps déjà, Bouddha était atteint d'une maladie de la moelle épinière. Il avait prié son disciple Ananda de s'adresser à un sien bienfaiteur, et de lui demander de l'huile. Celui-ci lui en avait apporté, et l'onction avait calmé la douleur.

Le mal ne tarda pas à reparaître, et plus violent que jamais. Çakyamouni, touchant sa poitrine avec sa main, dit à ses disciples: «Voyez comme le teint doré de mon corps tourne au violet. Je ressens dans le dos une très vive douleur: bientôt je vais quitter le monde. Je désire entrer au nirvana! Je désire entrer au nirvana!» Ananda, voyant le moment suprême approcher, était désolé, se lamentait et ne pouvait maîtriser ses gémissements. Bouddha le fit venir près de lui, le consola et lui exprima sa profonde gratitude pour le parfait dévouement avec lequel il le servait depuis plus de vingt-cinq ans.

Devant tous les bonzes, il le proposa comme modèle et comme directeur expérimenté, il le constitua maître des novices pour former à la vie religieuse tous ceux qui désireraient quitter le monde. À lui d'admettre les nouvelles recrues; à lui encore d'instruire les dissidents qui viendront exposer leurs difficultés doctrinales.

Ananda adressa plusieurs questions à son maître, spécialement pour ce qui regarde la conduite à tenir avec les bonzesses:

(1) Tch'ang-ngo-han-king |Mt M, liv- 1V> PP- 4"7- - Che-kia-fangtche m M 11 U, P. 94.

MPW

Bouddha mourant, (p. 370)

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