‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 174 sur 180 · Abhidarma (Sastras): métaphysique bouddhique · texte numérisé non relu

Abhidarma (Sastras): métaphysique bouddhique

(1) Mémoires de Hiuen-tsang ± 14, ^- ™ ■ Magadhn.

Kâsyapa passe le patriarcat à Ananda. — Le premier patriarche, Kâsyapa, sentant sa mort approcher, manda Ananda et lui dit : « Vous savez que le Très Honoré m'a imposé la charge de veiller sur sa loi et de la défendre ; me voici arrivé au terme de la vie et cassé par la vieillesse : je remets entre vos mains la haute fonction qui m'a été confiée. »

Ananda promit de s'en acquitter avec zèle. Sous son gouvernement, le houddhisme fit de grands progrès. A lui revient le mérite d'avoir recueilli et conservé dans sa puissante mémoire tous les discours de Bouddha (1), comme la mer recueille et conserve l'eau de tous les fleuves.

De plus, les bonnes actions de ses existences précédentes l'avaient préparé de longue date à la dignité du patriarcat:

Au temps du bouddha Dipankara (2), un bonze formait un novice à la récitation des prières et ne lui donnait trêve ni jour ni nuit; pour la plus légère infraction ou omission, il le reprenait sévèrement. Le jeune novice allait-il quêter pour subvenir à l'entretien de son maître, il ne devait pas s'attarder, ni retrancher la plus petite partie de ses prières ordinaires ; sans quoi, il était réprimandé vertement. Il n'eut finalement d'autre ressource que de réciter ses prières tout en demandant l'aumône. Un bourgeois lui demanda un jour pourquoi il récitait toujours ses prières en allant de porte en porte. Le novice lui confia son chagrin et lui donna la raison de cette manière de faire. Ce brave homme consola le jeune bonze et lui dit : « Je me charge de vous nourrir tous deux, votre maître et vous. Employez désormais tout votre temps à la récitation de vos prières. » Ce jeune bonze, c'était Çakyamouni dans une de ses existences antérieures; le bourgeois charitable, c'était Ananda. L'aumône faite au futur bouddha, lui avait valu l'honneur du patriarcat.

La grotte du «Pied de Coq». — Kâsyapa voulut laisser un dernier adieu au roi Adjâtaçatrou. Il se rendit donc au palais

(1) Les sutras: ci-dessus, p. 385. (2) Ci-dessus, p 140.

Fig. 45.

Kâsyapa dans sa grotte, (p. 387)

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