AVERTISSEMENT
La Vie chinoise de Bouddha la moins défectueuse est le Che-kia-jou-lai-ing-hoa-chertsi-siang-pou P$E#p ?|$J§ ft^ES^ff, édition de grand luxe, qui parut en 1881, à H an g -tche ou jfc >)\\, au Tché-kiang $rjX. L'auteur est le bonze K'ai-hoei |^j|§, qui passa dix années à compléter et remanier l'ancien ouvrage Che-kia-joulai-ing-hoa-lou jj$ M i\\ %■ M it fi- dont on peut voir le texte lans le Bouddhisme du P. Wieger, s.j., tome IL
Bien que de beaucoup supérieure à tout ce qui a paru dans ce genre, cette nouvelle édition n'est pourtant point sans défauts. C'est une œuvre de compilation, une sorte de mosaïque littéraire, -omposée de coupures tirées des principaux ouvrages bouddhiques chinois; et le coup de ciseau est souvent si malheureux, qu'il sépare ces citations de faits absolument nécessaires pour la complète intelligence du texte. Pour suppléer à ce déficit, il nous a été nécessaire de recourir fréquemment au texte même d'où sont extraites ces coupures, afin d'y trouver les détails indispensables pour reconstituer la trame du récit.
En outre, la première moitié de la vie de Bouddha est beaucoup trop écourtée ; pourtant, quel intéressant récit nous fournit le Fou-pen-hing-tsi-king {% ^ ft $^ $g, traduction du Al.hinishkramana Sutra, faite vers 587, par le célèbre Jinagupta, moine du Gandhâra, et qui déjà avait été commencée par Nié Tao-tchen jft ^ jgt, 280-313 (1)!
(1) Beal ■! Foucaux pensent que la rédaction des matériaux essentiels remonte jusqu'au •'<« h concile » de Cachemire