‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 27 sur 180 · À LA PAGODE · texte numérisé non relu

À LA PAGODE

Après la mort de Maya, le roi confia son fils à Pradjâpati, sœur de la défunte. " C'est à vous, lui dit le roi, que revient le soin du jeune prince, je le confie à vos délicates prévenances, vous vous occuperez de l'alimention, des bains etc.." Ainsi se vérifiait la prédiction des brahmes qui avaient tiré son horoscope après sa naissance : elle devenait la mère adoptive de Bouddha.

Suddhodana fit choix de trente-deux jeunes femmes chargées d'aider la reine dans sa nouvelle charge. Huit devaient allaiter l'enfant, huit étaient occupées à le porter dans leurs bras, huit autres prenaient soin des bains et les huit dernières avaient pour mission de l'amuser.

Pradjâpati s'acquitta fidèlement des devoirs qui lui étaient imposés; aussi l'enfant grandissait à vue d'oeil. Tel l'astre des nuits croît chaque jour en grandeur et en clarté, du premier au quinze de chaque mois; tel encore pousse et s'étend un nyagrodha planté dans une terre fertile, ainsi grandissait l'enfant prédestiné. Cete naissance fut du reste le début d'une ère de prospérité extraordinaire dans tous les États du roi Suddhodana ; ses richesses

(1) Le Chen-sien-V ong-kien jf$ {[I] M Ht, Hv. V, art. 1, p. 8, relate que la mère de Çakyamouni survécut plusieurs années à la naissance de ce premier enfant, et mit au monde un second fils nommé Na-hié UR 4||, deux ans après la naissance de Bouddha. Il est généralement admis que la mère d'un oouddha doit mourir sept jours après lui avoir donné la vie.

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