‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 31 sur 180 · EXERCICES MILITAIRES · texte numérisé non relu

EXERCICES MILITAIRES

Le roi demanda de nouveau à ses ministres, qui pourrait le mieux enseigner à son fils l'art militaire? On lui désigna Kshan tideva (3), le fils de Suprabouddha, qui excellait dans les 29 genres d'exercices corporels. Le roi le manda en sa présence et lui fit cette proposition, qu'il accepta. Le parc de K'in-k'iu Jfjj ^ fut assigné pour tous ces exercices militaires.

Le jour où le maître commença à donner les premières leçons, Siddhartha regarda d'un œil assez distrait, puis dit à son maître :

"Enseignez mes compagnons; quant à moi, j'ai vu, cela me

suffit, je me charge maintenant de mon éducation personnelle. "

Le maître donna donc des leçons aux autres jeunes gens,

(1) Cf. Journal of the Royal Asiatic Society, vol. XX, part ÏI, p. 147.

(2) Fou-pen-hing-tsi-king $fr $C fô M M- uv« X1> PP« 5-13- Che-kia-pou %$ M If, Hv. II, p. 40.

(3) Son oncle Sulabha lui enseigna le manège avec les éléphants, et Sahadeva l'exercice du tir à l'arc. Rockhill, p. 19.

leur enseignant tous les genres de sport et de gymnastique en usage à cette époque.

Le prince passait son temps à d'autres choses, et pourtant il excellait dans tous les exercices militaires ; un mot lui suffisait, il avait tout compris et il exécutait tout avec une précision admirable. Il avait aussi le don d'intuition pour les autres sciences qu'on a coutume d'enseigner aux princes : astronomie, rites sacrificatoires, divination, histoire, logique, cris des oiseaux et des animaux, sons musicaux, magie etc..

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