LES 49 JOURS QUI SUIVIRENT L'ILLUMINATION
Note préliminaire. — Au début de la période qu'on pourrait appeler la vie active de Bouddha, il est bon de faire remarquer que, les récits chinois s'appuyant sur les documents indiens ou même n'étant pour la plupart que des traductions plus ou moins exactes des livres venus de l'Inde, on ne doit pas s'attendre à trouver un ordre rigoureusement chronologique dans la classifications des faits consignés. La raison en est évidente : dans les anciens textes palis, il n'existe aucune Vie de Bouddha rédigée méthodiquement et donnant exactement année par année le récit suivi de ses courses errantes. 11 ne faut donc pas demander aux onvrages chinois une précision qu'on chercherait vainement dans les livres de l'Inde. Les Vies chinoises de Bouddha ne donnent qu'un tableau d'ensemble de la prédication de Çakyamouni, sans distinction précise d'époque. On y trouve des résumés de discours adressés à tel ou tel personnage marquant, des épisodes restés célèbres, ses luttes avec les maîtres
(1) Fou-pen-hing-tsi-king f $|ji £f, liv. XXXI, pp. 0,7,
des sectes hérétiques, le récit des conversions de ses disciples les plus en vue, les fondations des premiers monastères bouddhiques, quelques fragments de son itinéraire. Ces grands jalons placés d'espace en espace et les traductions des fragments de biographies indiennes ont permis au compilateur chinois de composer sa Vie de Bouddha à l'instar des Vies indiennes ou birmanes. Au point de vue historique, ce ne sont que des ajustages ingénieux et vraisemblables.