‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 78 sur 180 · PROCLAMATION DE LA «VOIE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

PROCLAMATION DE LA «VOIE SUPÉRIEURE

Les Mahayanistes, pour donner une preuve de l'ancienneté de leur doctrine et pour en montrer l'authenticité, n'ont trouvé rien de mieux que d'imaginer l'épisode suivant. Bouddha, immédiatement après son illumination, avant de s'éloigner de l'arbre de la science, en présence des habitants des cieux et des roisdragons, exposa la doctrine de la voie supérieure (mahâyâna), de l'école Hoa-yen Éji JH (avatansaka). Entouré de ce céleste cortège, comme la lune environnée d'un feston de nuages, il se montra sous la figure de Lou-ché-na Jj[ fë #ft (Lochâna) (1) et commença son œuvre d'illumination, progressivement et par degrés. De même que l'astre du jour de ses premiers feux empourpre l'horizon, puis peint d'or la frange laineuse des brouillards accrochés à la cime des monts, enfin, joyeux de courir sur le grand chemin du ciel, investit montagnes, collines, plateaux et vallées de ses rayons étincelants : ainsi Bouddha illumina les poussahs, les devas, puis tous les hommes de bonne volonté qui écoutèrent sa doctrine et enfin tous les êtres de l'univers entier.

(1) Lochâna est le reflet de l'essence idéale du Dhyanibouddha Vairotchana (P'ilou-fon £| (^ $, ). Ce dernier est le Bouddha de la contemplation de Çakyamouni. Cf. P'i-lou-fou l'a ]Ë # . 11e partie.

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