‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 133 sur 176 · ART. VIII. — CONCLUSIONS SUR LA RÉTRIBUTION · texte numérisé non relu

ART. VIII. — CONCLUSIONS SUR LA RÉTRIBUTION

chacun vient purger sa peine. Tous les hommes sont des êtres au moins suspects, peut-être des cocpiins ou des scélérats; et la mère, en déposant son premier baiser sur le front de son nou\eauné, est en droit de se demander si ce petit qui revient au monde ne fut point jadis un être flétri et avarié.

Le Bouddhisme, bien que composé de pièces mal assorties, a néanmoins le mérite d'a\'oir tenté tous les efforts que peut faire l'esprit humain, privé du bienfait de la révélation, pour arrêter l'homme sur la pente rapide de ses passions et de ses vices. En cela, il l'emporte certainement sur son adversaire, le glacial Confucéisme. cpii colle l'homme à la terre et le détourne de l'idée même de porter ses regards vers une ^ie meilleure. L'un moralise autant qu'il le peut, et l'autre démoralise; car. si tout linit au trépas, les saints sont des insensés, et les viveurs sont des sages.

Xote. Je viens de voir dans une pagode à 10 li Sud de Si-tchang 15 i^, sous préfecture de Jou-kao ^p ^ (1), un petit résumé en miniature de toute cette doctrine. Amida. assis sur son trône, est entouré des 10 j ois des enfers; à sa gauche se tient Mou lien g 3^ portant la clef de l'enfer. Une inscription au pied de sa statue porte ces mots: ''Amida du Paradis de l'Ouest." C'est donc la représentation sensible de l'enfer, du paradis et des souverains arbitres de la punition ou de la récompense éternelles, d'après l'Amidisme contemporain.

ARTICLE IX

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