‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 137 sur 176 · ART. X, — LA VALEUR DU BOUDDHISME · texte numérisé non relu

ART. X, — LA VALEUR DU BOUDDHISME

IV. Influence moralisatrice du Bouddhisme en Chine. Faux métaphysiquement, variant de siècle en siècle, d'Ecole à Ecole, le Bouddhisme, malgré la faiblesse de sa doctrine et la déplorable infériorité des bonzes, n'en reste pas moins, pratiquement parlant, la source du reste de morale et de piété qu'on trouve encore actuellement en Chine. Oui, j'ose l'affirmer, le Bouddhisme a été plus moralisateur (jue le froid rationalisme athée du Confucéisme, qui nie toute punition du crime et toute récompense de la vertu au-delà de la tombe. Le Bouddhisme a été plus moralisateur que le honteux ''laisser-aller" du Taoïsme épicurien. Aussi nous avons constaté au cours de cette histoire que la masse du peuple, faute d'une meilleure doctrine, s'est portée vers le Bouddhisme, et surtout vers l'Amidisme, avec un élan irrésistible. L'expérience prouve victorieusement qu'un bouddhiste, cro3ant à une vie future, vaut mieux qu'un athée, qui se fîatte d'impunité s'il est assez puissant ou assez habile pour échapper à la justice humaine: l'un a encore une conscience, l'autre ne craint que l'œil d 'autrui.

262 CHAP. V. — LE BOUDDHISME DANS LA VIE l'RATIQUE,

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