ART. I, — POPULARISATION PAR LE CALENDRIER, ETC
Une revue bouddhique vient d'être fondée à Chang-hai (1913.) Les écrivains de la secte y donnent des photographies des divinités de la Chine, du Tibet, de l'Inde; des estampes, des gravures ou des inscriptions anciennes.
Au point de vue historique, elle est assez mal inspirée; cependant ces fragments, donnés sans ordre et sans méthode, peuvent être intéressants pour ceux (jui s'occupent de l'étude historique du Bouddhisme, et pourront servir de matériaux pour des travaux plus sérieux. Jusqu'ici aucun document marquant n'a paru dans cette revue (1).
ARTICLE IL Le Bouddhisme dans l'architeeture.
A. La construction des maisons.
On peut dire en général que la caratéristique de l'art décoratif chinois est le symbolisme. Très peu de motifs décoratifs sont laissés à l'arbitraire ; la flore et la faune fournissent leurs sujets aux artistes, moins parce qu'ils sont particulièrement remarquables par leur beauté ou leur élégance, que parce qu'ils sont des symboles de croyances, des présages de richesse, de bonheur ou de longue vie. Ces mille petits détails emblématiques, qui n'attirent point l'attention d'un Européen non initié, sont pourtant aux yeux des Chinois ce qui constitue le véritable mérite d'une œuvre d'art. C'est en étudiant ces minuties, qu'on peut se faire une idée juste du degré de pénétration du lUnuldhisme dans les mœurs chinoises. Tout parle de religion, depuis la plus humble fleur jusqu'au roi des animaux. Nous verrons ici l'application pratique des quelques idées théoriques énoncées dans la P Partie : Minéraux, Végétaux, xA.nimaux.
(1) Elle n'a duré que peu d'années.
Les symboles sont choisis dans les règnes minéral, végétal, animal; on use également des personnages légendaires. A noter que le rébus est très goûté des Chinois; leur langue monosyllabique en fournit d'innombrables occasions; et ainsi un tableau figurant des fleurs, des fruits, des animaux, symbolisera facilement toute une série de vœux et de souhaits.