I-yun tcJiê-chan-che ft S # «SI fiili- ^691 (-j-lTOl
82e Maître de l'Ecole Ts'ing-yuen, fut supérieur pendant 10 ans de la grande bonzerie de Hai-tcheou, sur la montagne de Sou-tch'eng-chan ?g fe$ LUi ^'-^ Nord du lac (2).
Ki-in |>a M> 1693.
Ki-in est rautenr de l'ouvrage que nous avons résumé dans ces notices: le Tsong-t'ong fAen-nien ^ |,^ f|^ 4p, en 33 kiuen.
Ce bonze a trois prénoms: Suen-yuen \^^ [g, Siang-yu \\\\ ■pu, Kieou-ting 'ftf ^. H était supérieur de la pagode Siang-fouse ^ ^^ ^^, à Ou-tsin-hien ^^ ^ %, au Tclrang-tcheou-fou % '}\\ /f^. L'empereur lui donna une inscription frontale pour sa pagode, et permit l'impression de son célèbre ouvrage. Les planches furent gravées dans la pagode ]\Ia-nao-se ^ J|j ^, puis elles disparurent pendant les troubles du Koang-tong. Près de deux siècles après, le bonze Hou-wei % ^, qui résidait dans la pagode Tien-ning-se ^^ ^ ^. à Yang-tcheou ^ j]]. trouva un exemplaire de cet ouvrage dans la pagode de Siang-fou-se, à Tchang-tcheou ; il en ht une seconde édition en 1887.
C'est un bon résumé du Bouddhisme jusque vers 1690, sous le règne de K'ang-hi. On y trouve l'exposé correct des Ecoles, des chefs d'Ecoles et de leurs disciples. Comme toujours, les multiples noms des bonzes, noms, prénoms, titres honorifiques, titres posthumes, mêlés aux nombreux noms de pagodes que ces bcjnzes ont hal)itées, rendent l'usage de cet ouvrage assez difficile à ceux (|ui n'ont jkvs étudié par le menu les notices de ces moines bouddhistes. La malheureuse habitude de ne prendre que le dernier caractère du nom d'un l)()nze, et de l'unir au nom de la pagode (»u de la montagne où il a résidé, décuple encore le travail
(1) Tsong-Vongpiennien, Liv. 32, p. 2 5 4.
(2) Hai-tcheou-tche, K. 29, p. 4-10.
Bêcher ches, T. VIII, p. 4 38.
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des recherches. D'ailleurs ce livre est une des meilleures encyclopédies bouddhiques, avec le Fou-tsou t'ong-ki et le Fou-tsoufong--tsai (1).
Tsi cheng ^ ^, 1723.
En 1723, le bonze Tsi-cheng, supérieur de la pagode Fou-kouo-se Ji 1^ ^> à Yang tcheou (Porte Sud), y fit élever le pavillon Wan-fou leou M M ^M ou des "Dix-mille Bonheurs". Edifice à 3 étages. Cf. Yang-tcheoufoutche, K. 25 et 2S.
Tchao l'oang ^ ^, 173.5-1745.
Célèbre bonze de Hing hoa-hien (Kiang-sou). Mandé à la cour en 1735, comblé d'honneurs, il mourut à la capitale en 1745. Son disciple Ho-p'ovi'^ '(^ ramena ses restes dans la pagode Chang-fang-yuen J: 1^ ^> à la porte de l'Est de Hing hoa. Il avait reçu une chape et des habits violets, une crosse pastorale, un bol de porcelaine etc... des mains de l'empereur. Cf. Yang-tcheoufou-tche, (Kia-k'ing), K. 29, p. 12-14.
Ho-p'ou ^ if, 1745.
Bonze disciple de Tchao-koang ^ ^, qui ramena dans la pagode de Hing-hoa les restes de son maître, mort à la capitale en 1745.
Cf. Yang-tcheou-foutche (Kia-k'ing), K. 29, p. 12-14.
Fou-ngan {^ $. 17 76.
Il habitait Sou-tcheou; son prénom était Che-yuen g 0. Il avait atteint sa trentième année, quand un jour, en sa présence, un boucher ouvrit le ventre d'un porc: il y vit écrit le nom de Tsao Ts'ao "^ ^, le fameux guerrier des Trois Royaumes. Frappé de terreur, il embrassa la vie monastique, et devint supérieur de la pagode de Ta-wangniiao :/; 3E i?/!. à Pé-ho 4b ïi.
Les dernières années de sa vie, il avait continuellement sur les lèvrçs rinvccation à Bouddha, et s'adonnait aux pratique.s de la Société protectrice des êtres vivants.
Avant d'expirer, il réunit les bonzes pour la cérémonie dite Fangyen k'eou j^ ^'^ \2, destinée à implorer l'assistance de Bouddha ; après quoi il renouvela son invocation à A.mithabha et mourut (2).
(1) TsoJig tong-p'ien-nicn (Cheou Lmenj p. 1.
Liv. 32. p. 255 256.
(2) Tsing-t'ou clieng-hien lou, Liv. VI, p. 161.
Cette cérémonie est du genre de celles dites: "Tso-fou che". Les autres cérémonies pour les morts s'appellent: Che che j^ ^, Li-kou jpl] ^, Tchai-kou ^ |R.
P'ang Ei-sou (laïque) % # M- 1^83 r-|-1795).
Adepte laïque, auteur du livre dont nous venons de donner des extraits et intitulé: Tsing-t'ou cheng hien-lou 'f?- :\ |^ 35 1^- H avait deux prénoms: Lo-yuen |^ H et Lan-t'ai "^ ^; c'était un lettré de Yuen houohien jc ^n S^. au Sou-tcheou, de la secte des Végétariens aniidistes, très fervent à invoquer Aniittiabha. 11 mourut en 1793. Son ouvrage date de 1783. Il relate les amidistes éminents: bonzes^ bonzesses, upasakas, mandarins, lettrés, pécheurs couvertis etc.... (1).
P'ang Tsi-ts'lng f^ Pf }f, 1775-17S0.
Laïque amidiste de la même époque que le précédent; auteur de deux ouvrages d'importance notable: Kiu-che-teh'oan ^ Jr (^, collection d'hommes aniidistes, lettrés et autres, avec leurs notices; Chan-niu-jentch'oan § ^ A f^i recueil de notices sur des femmes amidistes chinoises. On lui doit encore de nombreux opuscules.
Uoei-ming ^^ Pfl, 1807.
De Kinhien §|î f| à Ning-po ; fut Ijonze dans la pagode de Paokouo-se 1^ g ^ à Hang-tcheou. Sans interruption, l'invocation de Bouddha sortait de ses lèvres. Les aumônes qu'il recevait étaient employées au rachat des êtres vivants, et, en leur rendant la li))erté, Hoei-ning ne manquait jamais d'invoquer O-mi-t'ouo-fou. A tous les visiteurs qui se présentaient devant lui, il répétait ces paroles: "Se tao-lsai ! ' ^ M ^.■ "La mort approche!" et il les exhortait à invoquer Bouddha pour mériter d'aller au Paradis de l'Ouest après leur mort (2).
Ki-sin |a ft, (-f-1812).
Dans le siècle il .se nomma Chan-Hiang-hai |^ ^ f^, et habita Foutch'oen 'g ^. Dans la suite il fut supérieur de Ja bonzerie de Koumei ngan "^ tl HÈ- On raconte qu'il formulait joumt llement lOO.OOOinvocations à Bouddha. Il composa aussi un cantique pour exhorter les gens a invoquer "'O-mi-t'ouo fou. Il mourut en 1812 (3).
Tchcng tchcn ]£ m., 1S21.
L'rénom: Ta tsong ^ ^. De Hiang-tan-hien i',|!] ^f If, au Hou-nan. Admis dans la confrérie bouddhique, il .se fixa dans la vieille pagode de Tsieou-forg J^ |li^. Grâce aux aumônes qu'il put recueillir, il la remit à
(1) Tsing t'ou cheng-Men-lou soupien, Liv. II, p. 208-207.
(2) „ „ „ „ Liv. I, p. 19 7.
(3) Cf. Recherches, T. VI. p. 12.
Tsing-t'ou cheng-hicnlou sou-picn, Liv. I, p. 198-199.
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neuf, et put acheter plusieurs centaines de Ic'ing de terres (plusieurs myriades de meou). C'était un fervent amidiste, ami du grand mandarin Yao Ki-fou i^^ M i$, et du lettré grand examinateur Tchang Hoai-tchou ^ l^ f|f. Ce dernier se fit moine, et ses deux concubines entrèrent dans une pagode de lionzesses (1).
TingTci (Ling-sicou) ^ ^ (3# 3f), 1821.
Bonze amidiste de Ling-hai |5o"„ f^. Il se brûla le bras en s'allumant de l'encens sur la peau devant la statue de Boviddha. Il avait toujours devant les yeux un talileau d'Amithaljlia, et mourut en l'invoquant (2).
nou Ting (Licn-lcoci-Tcin-chc) t^ î? [M U }^ ±) 1850.
Laïque, auteur de l'ouvrage Tsing-t'ou cheng-bien lou sou-pien ^ J: i^ K 1^ ^li Wi< d'où sont tirés les renseignements qui précèdent (3). ("est un supplément au Tsing-t'ouchenghien-lou, jusqu'en 1850.
TcTie-lcoan-Muchc r~l |a ;|- ±, 1879.
Auteur laïque, bachelier primé de Kiang-touhien ■/! ^|i |,|, fervent amidiste et végétarien. Tche koan kiu-che était son nom de plume; il s'appelait Tcheng Ing fang g|î M M- ^^ outre il avait deux autres prénoms: Se-tsing ^ J/|p et Tsé-wong J3. #. H recueillit, par lui-même ou par l'intermédiaire de ses amis, des renseignements sur l'Amidisme de son époque, et composa ainsi son recueil de biographies, qui a pour titre Sieou-si-wenkien-lou fl^ M ^1 ^ #> ^n 7 chapitres. Y sont présentés les plus célèbres des bonzes, bonzesses, fonctionnaires et lettrés qui furent amidistes (4).
Fa-jen chan-che ^ ?à M f',!, 1844-1905.
Bonze originaire du Tche-li, nommé Kouo %^. Il naquit le 4 de la me lune 1844. Il entra dans une bonzerie de sa province natale, puis vint à Tcheng-kiang, dans la pagode Kin-chan-se, en 1872. Il eut pour maître Koan sin-hoei houo-chang || iC» #; ^D ih] . Son éducation achevée, il enseigna lui-même les livres bouddhiques, puis, en 1SS4, il partit pour Kiuyong hien ^ ^ ||, et alla se fixer sur la montagne deTche-chan % UJ- l^es disciples de plus en plus nombreux se pressaient autour de lui pour écouter son enseignement, si liien qu'on dut liâtir une pagode plus grande. Il mourut le 16 de la Xe lune, l'an 1905. Ses disciples érigèrent un stoupa
(1) Tsing t'ou clieng-hien-lou sou-pien, L,iv. I, p. 200.
(2) Il)id. p. 200.
(3) Tchong-lientsi, p. 2 2 8.
(4) Sieoit si-trcn-lien-loit, Liv. I, p. 27 2. Liv. III, p. 279.
sur sa tombe, à Tehe chan 5f, [.Ij. Sur une stèle sont gravés les hauls faits de ce bonze destiné à passer à la postérité.
Cf. Fou koang- vue pao # ^ ;i # (5 tehé) 1925, p. 5-7.
Tchang-hi g fj. -f-lOOe.
Bonze de Tong T'ien mou-chan ;^ ^ g |ij , à 50 li N.O. de Lingngan-hlen, au Tchékiang. Il alla habiter une très-misérable pagode, Jou-long-se ^ S8 ^. on tout manquait. Par son zèle à quêter des aumônes, il parvint à la restaurer et à l'orner; de plus il la dota de 40 meou de terres.
Quand il fut mort, en 190G, personne ne voulut se charger de brûler son corps, comme il l'avait demandé: on aurait désiré le conserver en souvenir de ses bonnes œuvres. On prit donc le parti de le laisser dans sa chambre, dont on ferma la porte.
Il resta ainsi jusqu'en 1925. époque où les notables résolurent de convertir sa pagode en école. On ouvrit la porte de la cellule, et, à la stupéfaction universelle, il fut trouvé assis sur son lit comme vivant: seuls les yeux semblaient avoir souffert. On voulut le sortir de sa cellule, mais il devint si lourd qu'il fut impossible de le bouger. Alors on lui promit de le laisser dans une chambre devant la pagode: aussitôt on put le soulever aussi facilement qu'une plume.
L'école fut aménagée, les élèves s'y réunirent; mais voilà que plusieurs se mettent à pousser de grands cris, disant qu'on les frappe cruellement au visage ou dans la poitrine. Il fallut transporter l'école ailleurs et rendre la pagode au culte.
De plus, le bonze défunt apparut au Supérieur des jjonzes de T'ienmou chan, et à un notable médecin nommé Tche Ts'ing JlJi J^% demandant à être guéri. Tous deux allèrent examiner le corps resté sans coirupticn, et il fut résolu qu'on le momifierait. Il fut donc entouré de bandelettes de soie, verni et doré, puis exposé au culte dans sa pagode; et l'inauguration de ce nouveau culte eut lieu le 30 de la XlJe lune chinoise de l'an 1925, Ta veille du premier de l'an chinois. Des milliers de pèler-ins s'y sont rendus.
Cf. Chcn-pao. Récit du 5 de la lA'e lune (5 Avril 1926), p. 3.
Nous laissons au Chen-pao la responsabilité de ces détails.
Tsi-nan-chan clie y^ ]^ p RiT'. 18 53-19 2 3.
Bonze de P'i-tcheou i\> #1, au Kiang-sou. nommé Yu ^. Il devint Président du Bureau de l'Education pour les bonzes, en 1905, Le vice-roi Toan Ou-kiao fîêi^''^ le nomma Recteur de la pagode Hiangling-se -§#^.
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Le grand fonctionnaire Cheng Siuen hoai || g M 1"' ^^âtit une pagocie sur son domicile à Mé-lven-lou ^^- :^|I ^ (Chang-hai), et dota cette pagode de revenus importants.
Iiln 1923, le bonze donna à la pagode Hiang-lin-se un exemplaire du canon bouddhique.
Cf. Fou koaug yué pao ^ % fi |R (5 tchê) 192 5, p. 8-9.
T'ai hiu :fc it, 192 7.
Bonze président de l'académie bouddhique de Ou-tchang, au Houpé: Fou-hio-yuen ^ ^ ^; chef de tous les lettrés bouddhistes modei-ne?, au Hou-pé, au Kiang sou, au Tché-kiang. Il donne des conférences sur les questions modernes et les sciences religieuses de toutes les Confessions. Beaucoup de lettrés laïques sont en relation avec lui. de nos jours. Ces questions actuelles sont traitées dans une revue intitulée Haitchao in ^
Cf. Truth and Tradition in Chinese Buddhism. Reichelt. p. 301.