‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 64 sur 176 · XI. Çakyamouni. le prédicateur de l'Amidisme · texte numérisé non relu

XI. Çakyamouni. le prédicateur de l'Amidisme

Çakvamoimi, incarné sur la terre des Indes, qui, comme la Chine, fait partie de ce monde souillé, exhorta tous les mortels à entrer dans le royaume de la Terre pure, gouverné par Amida. "Il suffit, leur répétait-il, d'invoquer le nom d'Aniida pour aller au Si-fien, parce que ce privilège est l'objet d'un des 48 vœux d'Amida. Quiconque invoque son nom est admis dans son royaume. Cette l'aveur n'est pas acquise par les forces humaines, mais par la puissance d'Amida. Jadis il entra dans ce royaume de la Terre pure, lorsqu'il régnait sous le nom de Ou-tcheng-nien : il avait mille enfants, et 84.000 petits roitelets l'y suivirent.

Le prince héritier fut Koan-in f|| "^ ; son second fils, Ta Che-tche -j^i ^ ^ ; son troisième fils, Wen-tchou ^ |^ ; son huitième fils, P'ùu-hien '^- ^.

Son grand ministre Pao-hai, le futur Çakyamouni, eut 80 fils et 800.000 disciples; tous exprimèrent le désir d'aller au Si-t'icn, et parmi eux se trouva Alaitreya. le Bouddha qui doit succéder à Çakyamouni.

Ce dernier, voyant tous ses disciples se tourner vers la Terre pure d'Amida, résolut de se dévouer pour procurer le salut de tous les êtres de ce monde souillé; il s'incarna donc dans une dernière existence sous le nom de Çakyamouni, afin de prêcher l'Amidisme, et de sauver tous les êtres des six voies de l'existence, en leur apprenant jà invoquer Amida, pour entrer dans le Paradis de l'Ouest.

186 CHAP. III. — l'amidisme contemporain, le dogme.

Page 1