XXII. Il n'y a qu'un seul Amida
Dans le royaume de la Terre pure, il n'y a qu'un seul Bouddha suprême: c'est Amida (Amitabha). Cela est prouvé par trois raisons.
1" Par le fait même du vœu qu'il émit jadis, de sauver tous les êtres en les faisant entrer dans son Paradis. S'il y avait d'autres Bouddhas qui pussent les sauver, pourquoi eût-il fait ce vœu ?
2° Le Bouddha incarné Çakyamouni exhorte tous les siens, tous les êtres, à porter leurs espérances vers le Si-t'icn.
3" Tous les Sutras contiennent la même doctrine.
XXIII. Description des joies paradisiaques; exclusion de toutes les misères terrestres.
Exclusion de toute douleur: naissance, xie, maladies, infirmités, vieillesse, lassitude, mort, ennui, froid, chaud, renaissance, contrariétés, inimitiés, séparations, ennemis, vengeances, etc. ..tout disparait et pour toujours. Toutes les jouissances légitimes des cinq sens, toutes les jouissances de l'esprit, forment ce qu'on est convenu d'appeler les 70 merveilles du céleste séjour. N'y avant plus de distinction entre père, mère, mari, femme, enfants, il n'\a plus à craindre ni les séparations ni les sollicitudes de ce monde, ni les préoccupations du ménage, de l'habillement, de l'alimentation, ni les risques de froisser celui-ci ou celle-là.
Le corps, parfaitement beau après sa renaissance d'une fleur de lotus, n'est plus sujet aux misères d'ici-bas; le visage est resplendissant d'une majesté calme. Les yeux ne sont plus contristés par des objets disgracieux: boue, ordures, épines, calamités, supplices. Le sol est d'or pur; des arbres précieux ombragent les palais célestes, leurs branches sont couvertes de fleurs, chargées de fruits qui ont l'aspect de guirlandes de perles; les collines et les vallons sont frais et fleuris. O immensité de bonheur! Dans cette terre paradisiaque, où se promènent avec délices, sous ses ombrages sacrés, les fortunés halntants des cieux. pour toujours ils sont assurés de n'être plus molestés par les méchants esprits ; pour toujours ils seront les hôtes d'Amida et de ses deux Bodhisatt\ as, Koan-in et Ta-che-tche.