VI. Les riches entrent difficilement au Si-t'ien
Les riches de ce monde arrivent difficilement au Si-t'ien, parce qu'ils se li\rent sans frein aux plaisirs et aux jouissances de la \'ie présente, et oublient la vie future. Plusieurs bonzes fervents, touchant pour ainsi dire à la fin de leurs transmigra" tions, mais n'a3ant ni invoqué, ni connu Amida, se réincarnèrent dans des familles opulentes. Devenus grands lettrés, hauts fonctionnaires, ils oublièrent les défenses bouddhiques, perdirent tout le fruit de leurs précédents mérites et s'éloignèrent de plus en plus du salut final.
Les riches peuvent être comparés à des éléphants, c|ui, à mesure qu'ils s'avancent dans un marais, s'enlisent plus profondément dans la boue. — Un moine bouddhiste qui n'a pas embrassé l'Amidisme peut encore être figuré par un ruisseau d'eau limpide coulant sur une épaisse couche de boue. Tant que la boue n'a pas été enlevée, l'eau peut encore être troublée. L'Amidisme seul peut nettoyer le lit du ruisseau: l'invocation d'Amida efïacc la souillure extérieure du péché.
VIL II faut penser à la vie future.
Un bonze nommé Kiai chan-che fut réincarné dans la personne d'un lettré du nom de Sou Tse-kien ^ ^ gg. Le renom, la vie mondaine, lui firent oublier ses anciennes observances: il s'éloigna de sa fin au lieu de s'en rapprocher. S'il eût été amidiste. une nouvelle réincarnation n'eût pas été nécessaire, et maintenant il serait heureu.x au Si-t'ien.
Pour parvenir au paradis d'Amida, il faut deux forces; la force de pratiquer les bonnes œuvres et les abstinences: c'est le Fou-li Tjfg ;^J : puis la force de diriger constamment ses intentions et ses désirs vers le .Si-t'ien: c'est le Tao-li ^ -j).
Art. III. — EXHORTATIONS ET PRATIQUES. 197