chapitre Tcheou-hoan J,li) % et une notable partie des Annales
Et) 5d av. .1. C. le texte des Annales et les commentaires nt diversifiés suivant tes écoles, le comité des Encyclopé-
s fut chargé d'unifier ces travaux, et de restaurer le texte original. Devant les nombreuses variantes, les savants n'arrivaient s'entendre. Le lettré Siao Wang-tchéJK g| £ pour terminer cette question insoluble, pria l'empereur Siuen-ti 'm ftr de déterminer lui-même le texte qui devrait être adopté, et par décret impérial, le texte de l'Ecole de Hia-heou-cheng £i f% g$ l'ut imposé
comme officiel.
lui 7(.) ap. J.C., sous l'empereur Tchang-ti J'f: 'Tfî, le texte du Chou-hing ,'J- $£ fut de nouveau revisé et corrigé par un comité de lettrés sous la présidence de l'an Kou |tt @.
En 175 ap. .1. C.f l'empereur Ling-ti M Vi? chargea le lettré
Ts'ai Yong $£ \\[ de faire graver le texte officiel des Annales et
itres Canoniques, sur une série de stèles en pierre, érigées
devant la grande école de la capitale. Le texte fut gravé en trois
3 d'écriture, les lettrés vinrent en tirer des estampes, et ainsi
on remédia à la diversité des text
En 197, le lettré Yao Fang-hing 4É ïï ftl élabora un nouveau
des Annales, en fondant ensemble les textes de l'Histoire
modernes, et de l'Histoire en caractères antiques.
Pour ce travail, il utilisa les commentaires des lettrés Wang-sou
3E M et Fan Ning fê %.
'te fusion des Annales en caractères antiques et en cara- 3 modernes, et le commentaire du nouveau texte, donnèrent à une cinquième Ecole, différente des quatre déjà citées. Cinq liffé rentes étaient donc en présence :
r L'Ecole de Ngeou-yang $fc £$.
- L'Ecole de Hia-heou l'Ancien.
L'Ecole <lf Hia-heou le Jeun 4° L'Ecole de K(ong Ngan-houo m '£ \A\.
le Yao Fang-hing #fc if H.
A l'époque des 'i'ung Jjf, sous T ang T*avtsong ))]- ~M t&,
627-649, K'ong Ing-ta Q M M écrivit de nouveau l'ancien texte en caractères K'o-teou-wen $lr if 3t> pour éviter toute confusion, puis hou Té-ming |^ ^f> ^ y joignit ses commentaires, ainsi renaissait l'Ecole de Kou-wen-chang-chou ~È ~$C 'fà i!f, Annales en caractères antiques dans sa pureté primitive, comme au temps de K'ong Ngan-houo ^L $C H-
On conçoit aisément que toutes ces manipulations entreprises par des lettrés, qui agirent suivant leurs vues personnelles, ne purent se faire sans grands dommages pour l'authenticité des textes primitifs. Aussi sous les Song 7^, le lettré Ou Yu ^ tÉ composa un traité, où il prouvait que les anciens textes avaient subi de profondes altérations. Tchou Hi ^ J}£ partageait les mêmes idées; aussi pour tenter une restauration de ces vieux documents du passé, Ts'ai chen ^ 'fcfc, élève de Tchou Hi %. ^, composa son important ouvrage Tsi-tch'oan jj| % pour signaler les divergences et les erreurs, qui s'y étaient glissés.
Inutile de dire que dans beaucoup d'endroits, ce fut un plaidoyer "pro domo sua", les philosophes du Néo-Confucéisme, ayant changé totalement les interprétations traditionnelles, quelle autorité put avoir leur nouveau commentaire ?
Au temps de la dynastie des Yuen 7C, une nouvelle tentative de reconstitution des anciens textes, fut faite par Tchao Mongfou itt je IIJÎ, qui donna un texte épuré de l'édition en caractères anciens et de l'édition en caractères modernes. Ou Tch'eng -^ @ composa le commentaire et les gloses explicatives.
Sous les Ming $}, le savant lettré Mei Tchouo $f Jl, après un long et consciencieux travail de confrontation des textes, devait avouer qu'il s'y était introduit de nombreuses altérations qu'il n'était plus possible de réparer.
Enfin, sous les Ts'ing ffi l'érudit Yen Jo-hiu gU % î§, rassembla les diverses versions, les codifia minutieusement, les confronta, et donna une nouvelle édition du texte Kou Wen "jff 3Ç, (en caractères antiques), de K'ong Ngan-houo ^L %c S-
Dans son traité en 8 livres, il commente ce texte, phrase par phrase, montre la divergence des éditions et donne la version qui
lui semble la plus autorisée. Tout en regrettant les irréparables déficits, les interpolations, les changements que de si multiples remaniements ont introduits dans le texte du Chon-hing f£ jg, on ne peut rien désormais trouver de plus méthodique et de plus précis que cet ouvrage. Quant aux commentaires, nous verrons que l'auteur était Tchouchiste.
Outre ce travail d'une incontestable érudition, les meilleurs qu'on puisse consulter sur ce livre d'Histoire, sont les suivants :
Chang-chou-t&i~tclwu-in-chou fô ft #4 f£ 13 iOiii • auteur Kiang Cheng tL 5£
Kou kin wen-tchou-chou "tj ^ ^C ffi ïk, auteur Suen Singyen '% M tif-
Heou-ngan fê %, auteur Wang Ming-cheng 5E HCJ iS-
Siuen-i 9 H, auteur Toan Yu-ts'ai IU 3E M-
1 es adversaires les plus sérieux et les plus acharnés de l'Ecole fiou Ifi ']< Vi et de ses interprétations du Chou-king ff $£ furent les disciples de Mao K'i-ling ^ i# fft (1623-1713), mais le gouvernement Chinois maintint l'interprétation des Néo-Confuet contre tous. Le 17 juillet 1894, sur la requête d'un examinateur du Ho-nan jHJ ]§, l'empereur Koang-siu ifc $# par un édit enjoignait à tous les vice-rois et gouverneurs, de publier une proclamation, défendant sous les peines les plus graves. la vente du commentaire de Mao K'i-ling ^ ift ëfr.
Donc jusqu'aux derniers temps des Ts'ing }pf, les commentai- 11 Chou-king § $2, d'après Tchou II i ^ j£ et son école, ont été imposés officiellement à tous les candidats aux grades universitai
D'après ce qui vient d'être dit, sur l'origine, la destruction, maniements, les coups d'autorité, relativement à ce livre d'Histoire, chacun pourra juger lui-même du degré d'autorité, qui scientifiquement peut lui être accordé.
Zottoli. v. III.
tes historiques. p. 269.
ilosophe Tch