III. Politiciens, sophistes <'i maelilavélistes
La Chine <li v me foule d'Etats rivaux devint comme
3 politiciens entrèrent en lice. Sans patrio-
ii vont de royaume en royaume, ofirant
xlant au plus offrant, puis par une question
d'amour-propre plutôt que de justice, chacun d'eux travaille pour le patron qui vient de le prendre à sa solde. Telle fut l'origine de cette multitude de Lettrés voyageurs, Colporteurs de politique appelés en chinois :
Yeou-chouo-tche-che j$J fft ^ i.
Les uns sans principes bien arrêtés étaient de beaux parleurs, comme Sou Tai H fÇ et Sou Li jH ®, frères de Sou Ts'in ifft lit; les autres, sophistes retors, étaient machiavélistes avérés, pour qui tous les moyens étaient bons, pourvu que la partie fût gagnée. Ces derniers se nommaient les Sophistes à stratagèmes : Tch'éche M ±.
Un des chefs de l'Ecole fut Koei-kou-tse, célèbre pour son système politique de la "Saisie au vol".
Les plus beaux échantillons du genre furent:
1° Sou Ts'in M ^, disciple de Koei-kou-tse % fè ^ et natif de Lô-yang 7g- pj|, qui parvint à ourdir la célèbre ligue des "Six royaumes" contre Ts'm fH, l'ennemi commun. La bataille de Sieou-yu j|£ &, en 317, ruina cet édifice si laborieusement construit et il fut mis à mort.
2° Tchang I ?)| f||, ancien condisciple de Sou Ts'in H ^, passant de royaume en royaume, combattant aujourd'hui celui qu'il protégeait hier; sophiste en qui l'astuce, l'habileté et la mauvaise foi semblaient s'être alliées à un degré éminent. Il fit surtout le jeu du roi de Ts'in |§ et mourut en 309.
Sa vie est un des tableaux les mieux réussis de ces politiciens sophistes sans patrie et sans conscience.
3° Fan Ts'iu |2 Jift, ministre du roi de Ts'in f^f, en 266, mérite aussi une place choisie dans la galerie de ces astucieux personnages.