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IV. Taoïsme et Meitisme

A Taoïsme.

Depuis longtemps déjà, les idées taoïstes avaient cours quand parut Lao-tse Je ^ , qu'on a dans la suite pris pour fondateur du système, sans doute en raison de son ouvrage intitulé Tao-té-lting •)H @ IM- Du reste, ne faut-il pas toujours un homme marquant,

pour servir d'enseigne à un système?

Le Taoïsme comme système gouvernemental, est le "système du laisser aller." Vivre en paix et à son aise pour vivre longtemps, toujours même si c'est possible. Ne pas contrarier la nature, ne pas faire d'efforts, évoluer avec le grand tout : C'est

Monisme11. Ce système, si on en tire la conclusion logique, aboutit à l'Egoïsme.

1° Yang Tchou $j ^, disciple de Lao-ise ■%; ^ , tira de son itème l'Egoïsme épicurien, qui fut dans la suite plus ou moins pratiqué par tous les partisans du Taoïsme.

Les principaux tenants du s}Tstème, furent :

2° Yn II i 9Y S. chef de douane de Han-hou-koan |H fè gU, à qui Lao-tse donna son Tao-tè-king $t @, $£.

3° Lié-tse fi\ zf. Les opinions les plus disparates circulent sur ce personnage, de sorte que l'époque où il vécut, son nom même restent un mystère historique. La collection qui porte son nom Lié-tse M -^ et qui est aussi intitulée: Tcli'ong-hiu-hing <i|i JE g, n'est probablement qu'un nom de plume.

4° Tchoang-tse vjî: :F, appelé aussi Tchoang Tcheou fi JpJ, était natif de Song ;£, il vécut au temps de Wei-wang /$ 3E, roi de Tch'ou 3lSË, 339-329. Les œuvres qu'on lui attribue se divisent

a) "Nei-p'ien ft 8 en 7 chapitres, écrit de sa main.

b) Wai-p'ien ^ jjf en 45 chapitres.

c) Tsa-p'icn $$ fâ en 41 chapitres.

Ces deux dernières parties furent l'œuvre de ses disciples. Hoai-nan-tse î(([ "ifr ^ et toute la pléiade de lettrés taoïstes, dons nous aurons à parier à l'époque des Han Occidentaux.

sonnais bien implanté marchera parallèlement le Jou-kiao, bien souvent ses idées s'infiltreront dans l'esprit des lettrés et leurs doctrines en subiront les conséquences.

1 Taoïsme triomphera sous les Ts'in ^, et fera grandement tir son influence sous les Han

K Meitime.

doctrine antipode du Taoïsme est le Meitisme, dont le

principal tenant fut Me-ti fi H ou Me-tse J§ -F, lettré de Song %, qui devint Annaliste du duc de Ts'ai $£, et pour ce motif on le nomme aussi Che Me î£ M • l'Annaliste Me. Il revint dans son pays où il fut grand dignitaire sous le règne du duc King-hong JP: ^, (516-453). Il écrivit un ouvrage qui porte son nom Metse M -p.

Me-tse M ""P et Yang Tchou \§î ^ sont les deux philosophes dont la doctrine est en opposition exacte, le premier combat la cupidité, prêche la concorde et le dévouement, c'est le chef de l'Altruisme et de la Charité humanitaire. Le second est l'épicurien égoïste que nous venons de voir et le type incarné du Taoïsme sans gêne et sans contrainte.

La doctrine de Me-tse M ~P est la plus pure de l'antiquité chinoise ; si bien que les lettrés modernes n'ont pas de meilleure louange à adresser à la charité du Christianisme, que de la comparer à celle de Me-tse fi ^ . Le Christianisme, disent-ils encore, est le "Meitisme d'Occidentkt.

Le petit tableau suivant représentera dans ses grandes lignes la genèse des systèmes, pendant l'Ère du Tcli oen-ts ieou § $Jç.

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