‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 39 sur 87 · II. Le Taoïsme · texte numérisé non relu

II. Le Taoïsme

Les lettrés des Premiers H an §|, avaient en général une nuance de Taoïsme: chez Tong Tchong-chou J| $* ^ et Se-ma Siang-jou "p\ B| ^t| ^p c'est manifeste, ils n'admettent plus déjà la bonté native de la nature humaine. L'historien Se-ma Ts'ien pJ M M nen fut point exempt. Mais même Lou Kia |^ Jf, Kia 1 JC ffi et Yang Hiong % t$. gardèrent quelque chose de l'air ambiant, qui était le Taoïsme. En 1048, Yang Hiong fut admis à la pagode de Confucius, mais expulsé ensuite comme hétérodoxe.

L'empereur Wen-ti ~$£ $t se laissa indignement tromper par le iCtao-che" Sin Yuen-p'ing ^ff jg ^ et le fourbe Kong-suen Tch'en & -% g.

Jusqu'aux dernières années de son règne, Ou-ti |êÇ ^ se laissa duper par trois charlatans: les utao-che" Li Chao-hiun ^ J}?Wî, Li Chao-wong ^ '}? H et Loan Ta tf| ;fc. Jusqu'à l'édit proscripteur lancé par T'ien Ts' ien-tsc ieou ffl =f- ${, en 89, le Taoïsme fut triomphant à la cour et par tout l'empire.

Enfin la cour de Lieou Ngan #J ^c, roi de Hoai-nan 7JÉ ]§ (Hoai-nan-tse) fut le rendez-vous des taoïstes et des savants de toutes nuances, les magiciens et les amateurs de sciences ocultes

s'y rencontrèrent en grand nombre, jusqu'en 422 av. J.C., où il

se révolta et se suicida.

Nous avons à enregistrer sous cette dynastie deux graves atteintes an culte traditionnel du Jou-kiao ($ $c rendu à Chang Ti h 'Tfr ; la première en 165, quand Wen-ti ^ Vfr, sur les conseils du "tao-ché" Sin Yuen-p'ing $f j§ ^P, introduisit la coutume de sacrifier aux Cinq Souverains. Or "il n'y a qu'un seul Dominateur", ajoute l'histoire officielle.

La seconde infraction au culte traditionnel Jou-kiao (,£ jffc, fut l'introduction du Suprême Un, le T'ai-i k — taoïste, du iCtao-che" Mieou Ki jp /jn, par l'empereur Iîan Ou-ti ;§j jïÇ fj?, en 423.

Donc à part d'innombrables superstitions, comme celles en l'honneur du dieu du foyer Tsao-hiun jJJ fa, imaginée par le "tao- (/,(" l.i Chao-kiun 2)6 >]^ 1g vers la même époque, le Taoïsme modifiait essentiellement la doctrine traditionnelle des Anciens sages, le Jou-kiao était frappé au cœur même de ses croyances. Sous la dynastie suivante nous allons voir formuler pour la première lois, en termes cyniques, la négation de l'Etre Suprême et delà Providence, par Wang Tch'ongJi^t, le précurseur de Tchou

Page 1