‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 41 sur 87 · I.iv. XIV. p · texte numérisé non relu

I.iv. XIV. p

Liv. VII. art. \ 11. p. 4.

soigneusement les siens, il prit la fuite au moment de la persécution. Quand les Han fj| eurent rétabli la paix, il tira de leur cachette ses vieilles tablettes, et put rétablir de mémoire une partie du texte de l'histoire Chang-chou fô iÉf. Il tint école dans les royaumes de Ts'i ^ et de Lou '"§-. En 170, Wen-ti % ^ voulut le faire venir à la capitale, pour donner les explications traditionnelles du Chang-chou fâ ^. Annales. Fou Cheng #ç fî$ était presque centenaire et ne pouvait plus voyager, il désigna son disciple Tcliao Ts'ouo H Ib, pour le remplacer dans cet office. Le texte rétabli par Fou Cheng $c )Hf et accompagné de ses commentaires, porta le nom de Kin-wen Cl\ang-chou ^ ^C fà ^f. Annales en caractères récents (4).

40° Kia iMtÈ (201-169).

Naquit à Lô-yang y& H? en 201, son intelligence tenait du prodige, dès l'âge de 18 ans, il tenait le tout premier rang parmi les plus fameux lettrés. Ou-hong % fè le patronna auprès de l'empereur Wen-ti ^Ç fj?; sa vingt-deuxième année à peine achevée, il fut admis à la cour, où il devint Grand Chambellan. L'empereur fasciné par ses merveilleuses qualités, voulait même le nommer ministre, mais tous les vieux dignitaires, jaloux de ce précoce talent, objectèrent, non sans quelque apparence de raison, qu'il était trop jeune et trop inexpérimenté.

L'histoire a conservé trois de ses principales harangues, adressées à l'empereur, elles sont à vrai dire marquées au coin du bon sens. Dans la îère il essaie de dissuader l'empereur de conférer le titre de roi aux 4 fils du prince rebelle Lieou Tchang M jk- La révolte de Lieou Ngan |P] ^ ( Hoai-nan-ise) et de son frère Lieou Se #J J$, lui donna bientôt raison.

La seconde est un plaidoyer motivé, pour le dévelopement de l'agriculture, source principale de la richesse et de la prospérité de l'empire.

Dans la 3e, il énumère les multiples dangers, qui résulteront

(1) Recherches IIIe. Partie. Notice sur Fou Cheng. Voir Article I. Chou-hing. Annales. Chen-sien-tlong-kien. Liv. VII. art. VIII. p. 5.

inévitablement du libre monnayage, on du coulage des monnaies par les particuliers, et il conclut victorieusement en faveur du monopole de l'Etat.

Wen-ti 3C ^p n'osant pas affronter le mouvais vouloir de conseillers, envoya Kia 1 Yl pÊ., comme gouverneur du roi de Tch'ang-clià Jf; ty. Grande fut la tristesse du jeune lettré, de se voir relégué dans ce lointain pays; ses élégies à ce sujet, rappellent celles de l'exilé K'iu Yuen jgj ift. De* son côté, Wen-ti # 'Tfr regrettait sa disparition de la cour, car il aimait à converser avec lui.

En 174, il le nomma Grand Admoniteur de Liang-wang I %fk 3E ffi, son plus jeune fils. Ce prince étant mort d'une chute de cheval, Kia I fl ?IL mourut Tannée suivante, âgé seulement de 33 ans.

Il est regardé comme le maître des littérateurs des Premiers Ban vï( et écrivit le Tsouo-che-tch' oan-hiun £ JJ f#. f|| (1).

11° Song Tch'ang % g.

Grand officier de l'empereur Wen-ti ~$£ 'ïfr, lettré habile et contemporain de Kia I JX jift (2).

\T Mao Tch'ang ^ 1| (Tctiang-hong U &).

Natif du Ho-hien }pJ RSJ, on l'appelle souvent Siao Mao-hong *b ^ & Mao le Jeune, pour le distingues de son père Ta Maohong -X ^ 4V, Mao l'Ancien. Lieou Té 9\ l8< roi du Uo-hien jpj RSJ, l'avait fait venir à sa cour et l'estimait grandement. Avec les vieux manuscrits retrouvés, et collectionnés par le roi, Mao Tch'ang ^ jï travailla à restituer le texte des Odes, que son père lui avait transmis; il écrivit aussi un commentaire intitulé Chehou-hiun ^f ffo |)||, en 20 livres, puis composa son ouvrage Chetch'oan î|p f#. en 10 livres.

Lieou Te |?lj |§ pour bien marquer l'estime qu'il faisait de

(1) Cf. Kang-kien-i-tche-lou.

Tche-na-wen-hio-che .

(2) Cf. Chen-aien-4long-kien.

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