VII. art. VIII. p
son érudition et de sa compétence dans l'interprétation du livre des Odes, donna à ce dernier ouvrage le nom de Mao-che-tch'oan ^ f^F IV- Odes de Mao Tch'ang, pour bien différencier son école des trois autres déjà existantes, dans les royaumes de Lou |§», de Ts'i ^M et de Han # (1).
43° Se-ma Tan v\ J§ |fc.
Père de l'historien Se-ma Ts'ien pJ H M< il remplit les fonctions de Grand Annaliste, c'était un lettré de mérite, mais imbu d'idées taoïstes. Il avait étudié ces doctrines avec le "taoclie" T'ang Ton j§ S$, et Yang Ho |f fl avait été son maître pour l'interprétation des Mutations. Se-ma T'an exerça ses hautes fonctions sous le règne de Han Ou-ti ^ jËÇ ^f. En mourant il légua à son fils Se-ma Ts'ien ji\ JH jjg tous ses travaux historiques, et lui fit promettre de les mener à bon terme. Il mourut en 106, et trois ans après son fils lui succédait comme Grand Annaliste (2).
14° Se-ma Ts'ien fj B§ M (Tse Tch'ang ^ -ft).
Grand Annaliste et Grand Astrologue de l'empereur Han Ouii i ^ î, il naquit à Long-men fï PI au Chan-si [Jj (M- Doué d'une intelligence lucide et précoce, dès l'âge de 10 ans, il pouvait réciter le Kou-wen "é" $£ d'alors. A 20 ans, il entreprit un long voyage dans le Sud, puis dans les différents pays, pour achever son instruction, puis se rendit à la Cour, et recueillit le dernier soupir de son père, qui mourut pendant le voyage de l'empereur au moût Sacré T'ai-chan ^ jij. Il promit à son père de continuer ses travaux historiques, et trois ans après, sa charge de Grand Annaliste mettait à sa disposition tous les documents de la bibliothèque impériale. Pour avoir osé prendre la défense du général Li Ling ^ |f|, qui en 98, au cours d'une campagne malheureuse, avait du se rendre après un combat désespéré avec un ennemi bien supérieur en nombre, Se-ma Ts'ien pJ JH j§ fut condamné à la peine de castration par le cruel empereur Ou-ti. Débarrassé des soucis de sa charge officielle, il mit en œuvre tous ses
(1) Cf. Notice sur Mao Tch'ang. Recherches III. Partie Confueéisme.
(2) Cf. Tche-na-icen-hio-che p. 26,
documents et travailla à la composition du Che-ki îl» SJ, Mémoires historiques, embrassant tous les temps antérieurs jusqu'au règne de Jîan Ou-ti vïj. jïÇ ïi'j*. Avant sa nomination à l'office de Grand Annaliste, il avait collaboré à la rédaction du calendrier des Han fH, et un de ses noms posthumes est T'ai-tcli'ou hoang-li k fl)
45° Tong Tchong-chou £ # gp.
Né à Koang-tch'oan )${ Jl|, dans sa jeunesse il s'adonna à l'étude des Canoniques, et tout spécialement de la Chronique de Confucius. (Tch'oen-ts'ieou). Sous le règne de King-ti ^ ifj* 156-140, il fut du nombre des Encyclopédistes. On raconte qu'il était si studieux que pendant trois ans qu'il tint école à Pouo-che il ne mit pas les pieds dans le jardin, et ses élèves ne le voyaient pas lever les yeux de ses livres. Ses harangues longues et multiples, adressées à 11 an Ou-ti )'% fÇ 'rff , nous ont été conservées par les historiens, et nous renseignent sur le courant d'idées des lettrés de cette époque. Tout en se défendant d'être taoïste, il en avait sur plus d'un point subi les influences. Il se retira de la cour, et rentra dans la vie privée, pour avoir plus de loisirs à consacrer à l'étude. Il composa plusieurs ouvrages sur les classiques et laissa un grand nombre de pièces de vers (2).
16° Tchao Wan j& $£.
Lettré remarquable patronné par les ministres Teou Ing fj ® et Tien Fen \l\ j$, au début du règne de Jîan Ou-ti g| tfÇ *$?• Il fut avec Wang Tsang 3E jftSl un des principaux promoteurs de l'étude des vieux Classiques. Ils se heurtèrent à l'opposition de l'impératrice, taoïste fervente, et comme chez eux l'amour des Canoniques n'avait point étouffé entièrement l'amour des espèces sonnantes, ils furent accusés d'avoir palpé, et se suicidèrent dans leurs prisons (3).
(1) Cf. Kang-hicn-i-tchc-lou I.iv. XIV. p. 10.
Tche-na-wen-hio-cht p. 22. 27.
Textes historiques p. i92. ."..".7.
(2) Notice sur Tong Tchong-chou. III''. Partie. Recherches.
(3) Textes philosophiques. p. 163. 464.
17° Se-ma Siang-jou p] B| fâ j$.
Natif de Tch'eng-tou fâ ^, au Se-tch'oan PLI )\\, dans sa jeunesse, il mena de front les études classiques et les exercices militaires. Son premier nom était Ta-tse ^c ~f, mais par affection pour un grand officier nommé Ning Siang-jou ~$J ffl An» il adopta son nom, et s'appela dans la suite Se-ma Siang-jou ]i\ |§ ft #P. Son prénom était Tch'ang-k'ing -Jt; J$||. Il fut sous-préfet de Wen-yuen 3t Stj, au temps de Han Ou-ti ^ ^ ^, 179-156. Passant un jour par Lin-k'iong-hien [^ JR S&, il accepta une invitation à dîner chez un millionnaire nommé TcJio Wang-suen iji 3E -fâ, après le festin, il se mit à jouer du luth; Tcho Wenhiun ^ 2$C ^*, la fille du richard, était elle-même très habile musicienne, elle reconnut la main d'un artiste, et finalement s'enfuit avec lui. Après le mariage, ils furent éprouvés par la pauvreté; Wen-kiun ~$£ 3\ habituée à une vie aisée, ne voulut plus rester à Tch'eng-tou }fc ^|S, elle revint avec son mari habiter Lin-ngang El £ff, dans le district de Lin-k' iong-hien j5§i J|5 )S, où ils ouvrirent une auberge et vendaient du vin pour gagner leur vie. Le millionnaire ne put souffrir de voir ainsi sa fille dans la gêne, il donna un million à Se-ma Siang-jou ffj ^ ;j|J jm, et cent serviteurs chargés du train de maison. Les deux époux retournèrent à Tch'eng-tou Jjfc ^P, s'y établirent et vécurent dans l'opulence.]
L'an 138, l'empereur Ou-ti fit mander à sa cour les lettrés les plus distingués de l'empire ; Se-ma Siang-jou pj J§ ^@ jtfl devint un des conseillers les plus écoutés à la cour, et fit partie du Comité des 50 Académiciens ou Encyclopédistes. Chargé d'une mission au S.O. en 130, il tomba malade, rentra à Tch'eng-tou ffc |fô et y mourut. (1)
18° Hou Ngan #} %.
Né à Lin-ngang $& £fl, tenait école à Pé-lou-chan |ÉJ J^ iJj - Se-ma Siang-jou "v\ JH ^ jtfl fut son élève. La légende en a fait
(1) Cf. Ngnié-se-che-che-lio Liv. I. p. 10.
Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XXI. p. 14.
Recherches Tom. XII. p. 1078.
un génie, qui s'envola au ciel sur le dos crime grue blanche. Sema Siang-jou uj ,1,!.) fll tn son élève, changea le nom de La montagne Pé-lou-chan fa J& LU , en celui de Pé-ho-chan Ê ® |Xl ,
Montagne de la Grue blanche I .
19° Chen P'ei i|i fê.
Lettré fameux, qui fut maître de Tchao Wan jt§ $|t. Le jeune empereur //an Ou-ti, en 440, l'envoya chercher au pays de Lou '"§-, avec un char dont les roues furent rembourrées, pour éviter les cahots. I /empereur conférait avec lui pour le rétablissement des anciennes coutumes de gouvernement, la reprise des tournées impériales comme dans les temps antiques, etc. Sur ces entrefaites, la reine et son entourage taoïste firent le coup d'Etat, chassèrent les lettrés, et Chen P'ei l]l jft disparut de la scène.
Chen P'ei t|i j,^ est tout simplement, disent plusieurs auteurs, un nom diffèrent du lettré Chen hong l|i ^V <>u Lou Chen § i|i que nous avons vu X" 5. Sous Han Ou-ti, il était très avancé en âge, et cela explique les précautions prises pour lui rendre le voyage moins pénible (2).
20° Ou-hlieou Cheou-wang ffr fl$ # 3*.
Un des lettrés de marque rassemblés à la cour de Han Ou-ti gg jÇ ïi?. en 138.
Ritualiste utopique de la vieille école. Quand Han Ou-ti, en I24, émit le projet de désarmer le peuple, pour assurer la paix, ce lettré insista sur l'inutilité de la mesure comme garantie de paix. Les Ts'in ^, ajouta-t-il, en l'adoptant, déchaînèrent le désordre et les violences sur tout l'empire-
Les mesures coercitives n'aboutissent à rien, c'est l'excellence de l'enseignement, qui fait le bon gouvernement (3).
21" Tong-fang Cho M )f >)'-)) (Man-ts'ien g fj£ .
La vie de Tong-fang Cho JfS )[ 'Ï'JJ est mi-historique et
f. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. II. p. 11.
t'ong-kien Liv. VIII. art. IV. p. 5.
i. Chen-hong i|i £.
(3) Cf. Textes bistoriqi* p. 469. 470. 523.
milégendaire. On en trouvera le récit dans les Recherches. Tome XI. p. 4006-1009. En voici un très court résumé.
Il naquit à Lei-ts'e ^ ^C, dans le pays de P'ing-yuen ^ J|, en 159, le 1° de la XIe lune.
Trois jours après sa mère mourut, son père nommé Tchang I îîli jW> l'exposa sur la voie publique. Une vieille voisine l'emporta chez elle et le nourrit comme son propre fils. Quand elle le trouva au bord du chemin, le jour commençait à poindre à l'Orient, elle lui dpnna pour nom de famille l'Orient, Tong-fang j^C ~h ; comme il était né le 1er jour du XIe mois, en Chinois Cho t$J, elle décida que son nom propre serait Cho $j, de là vient son nom entier : Tong-fang Cho M Jï M- A six ans, il rencontra le utaoche" Kou-pou-tse /& rfi ^ , qui devint son maître, il se distingua bientôt par son intelligence vraiment extraordinaire. A 16 ans, il possédait de mémoire 220.000 vers, en 138 il fit partie de la société savante des encyclopédistes réunis au palais. Comme il était très spirituel dans ses reparties, souvent assaisonnées d'une savoureuse pointe d'humour, l'empereur aimait à l'inviter à sa table, et à jouir de sa couversation. On racoute que le "tao-che" Loan Pa fg Ë, ayant offert à l'empereur une bonbonne pleine de vin, cadeau des Immortels, et devant conférer l'immortalité, Tong-fang Cho jf( jf f%, en but copieusement, et s'endormit ivre.
L'empereur ontré de colère voulait le faire mourir. Tongfang Cho riposta plaisamment: "Ma faute mérite la mort, mais j'ai bu le vin des Immortels, je ne mourrai pas même si vous me tuez, autrement comment aurait-il lavertu de rendre immortel?" L'empereur sourit et pardonna. Tong-faug Cho, disent ses biographes, eut des mœurs très légères, d'aucuns même vont jusqu'à dire qu'il changeait de femme tous les ans. Il mourut en 93 (1),
22» Yen Ki ft ,g.
Lettré éminent, père de Yen Tchou j|| J|Jj (aliàs Tchoang Tchou |£ Jjjij). A l'élégance du style, il joignait la distinction de la parole ; il fut un des familiers du prince Lieou Pi |KJ jj, second
(1) Cf. Chen-sien-lié-tchoan. (Hia-kuien T #)• . p. 20-27.
frère de Lieou Pang flj #ft et roi de Ou ^, dont la cour au début des Ifan $t, fut un centre littéraire. Pendant son très loDg règne il avait attiré à sa cour tous les personnages influents, les gens de lettres et les mécontents, puis se révolta au début du régne de King-ti jffr tfj 156, il fut vaincu et mis à mort.
Yen Ki /$ ,gi et son fils Yen Tchou /$ B)j. plus connu sous le nom de Tchoang Tchou J|£ ty) (après le changement de nom de famille par Han Ming-ti $i Vft ffl furent deux lettrés marquants (1).
23° Mei Tch'eng jfcfc % (Chou ft).
Né à Hoai-in }|£ |*J?, parleur onctueux et lin lettré, qui fréquenta la cour de Lieou Pi ||lj <'#.. roi de Ow $±.
En 138, l'empereur Ou-ti fÇ '?tr, le manda pour le comité des Encyclopédistes. Le vieillard mourut en se rendant à la capitale.
24° Mei Kao jfefc ft (Chao-jou *}? flg! (2). b'ils de Mei Tch'eng $ÇiH fit partie de la société des Encyclopédistes réunie par Ou-ti ^ ^ en 138 (3).
25° Kong-suen Hong fè Jf& %.
Né à Tche-tchoan ~f{\ )\\. au Chan-tong [\\ j£, très-pauvre, gardait les porcs sur le littoral son amour de l'étude en fit un lettré distingué, et en 130, il devint membre du corps des Encyclopédistes. Comme doctrine, il fut un opportuniste, sa discussion avec Ou-k'ieou Cheou-wang ^rJrftfJtH:, pour le désarmement, le prouve sans réplique, puisqu'il avait plaid.' la contre partie pour se faire admettre à la cour. Cependant l'empereur Ou-ti jïÇ tfî aimait à entendre parler ce charmeur, qui exposait ses idées sans jamais les imposer. A l'ençontre de Ki-yen Vk Sî qui fonçait comme un taureau contre la thèse adverse. Kong-suen Hong fè '% % fut créé marquis de P'ing-tsin '|; jf:, il mourut en 121(4).
(!) Cl'. Chensien-fong-kien. Liv. VIII. art. I. p. t.
Gniése-che-che-lio . Liv. I. p. 8.
(2) Cf. Gnié'&e-che-che-Uo. Liv. I. p, 8.
(3) Cf. id.
(4) Cf. Kang-kien-i-tche-lou Liv. XIII. p 7. 10. — Liv. XIV. p. 1.
26° K'ong Ngan-kouo ?L * g (Tse-houo ^ g).
Descendant de Confucius à la XI0 génération, il eut pour maître Chen P'ei t^ j§ (Lou Chen |f> ^), et il avait étudié le Chang-chou fâ ^ (Annales) sous la direction du célèbre Fou Cheng {k M- Pendant le règne de l'empereur King-ti Jp; $?, son fils le prince Lieou Yu |flj |£, roi de Lou '"ff-, trouva un vieux manuscrit du Chang-cJiOu fpij' ^, dans les masures d'une vieille maison ayant appartenu à Confucius; ces tablettes étaient écrites en caractères antiques, il les remit à fV on g -Ngan-kouo ^L $C g> qui put lire ce vieux texte, et le reconstituer à l'aide d'autres documents. Ce texte restauré par K'ong Ngan-kouo ^L ^ H s'appela le Kou-wenchang-chou "& $ fô tir Annales en caractères antiques. Il fut un des principaux chefs d'école pour l'interprétation des Annales, qu'il transmit à Ma Yong % 1$ et à Tcheng K'ang-tdi'eng ffft Jf| )fc. Il est l'auteur de plusieurs traités sur les Canoniques (1).
27° Eul-h'oan % %.
Né à Ts'ien-tch'eng ^f-^j, fut élève de K'ong Ngan-kouoQ^ç g, et sous sa direction se livra à une étude approfondie du Changchou fpj ffr (Annales) Il fut recommandé à l'empereur Han Ou-ti M "K *S?> comme un des hommes les plus érudits de son temps. En 113, il exerçait une haute charge à la cour, en 110, il fut censeur (2).
28° Tch'eng Yen $ $£.
Lettré du royaume de Yen ^?. En 153, il rédigea un Mémorial qui fut adressé à l'empereur Han Ou-ti ^ ]j£ ^, pour fixer les rites à observer à l'occasion du culte rendu à Confucius (3).
29° Tcheou Yang % %.
Lettré brillant du royaume de Ts'i ^, un des familiers de
(i) Cf. Recherches. Notice sur K'ong-Ngaii-kouo. IIIe Partie. Confucius. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XIV. p. 3.
(Voir Article I. Chou-king. Annales).
(2) Cf. Kang-kien-i-tche-lou Liv. XIV. p. G.
(3) Cf. Chen-sien-t'ong-kien Liv. VIII. art. IV. p. 5.
Lieou Pi S) -jgj, roi de Ou ^. Fit partie de la commission des 50 Encyclopédistes, en 138 (1).
30° Hou Soei gg 5Ë.
Lettré* nommé grand officier de Ou-ti §Ç vi?. Eri 104, il fut choisi comme collaborateur pour la rédaction du calendrier, avec Se-ma Ts'ien i.J % jf et Kong-suen K'ing & fâ 0 (2).
31° Hia-heou Cheng H tël B-
Son père, originaire du royaume de Lou >§, se nommait JBtaheou Che-tch'ang jj $£ jfc g, il reçut pour prénom Tse-tch'ang ^f- -|f:, il étudia le Chang-chou fâ ff avec son père, puis acheva ses études sous la direction de Ngeou-yang-che f£ \% J^- Tchaoti flrj ^ (86-73) le nomma encyclopédiste. On le nomme communément Ta-Ria-heou -h Si $|, Hia-heou l'Ancien, II légua son texte et ses commentaires des Annales, à son cousin Hia-heou Kien jg fê 3Ê, ordinairement appelé Siao Hia-heou *J> £î $|. Hia-heou le Jeune. De là prirent naissance trois Ecoles: celle de Ngeou-yang Ifc ]^, celle de Hia-heou l'Ancien et celle de Hia-heou le Jeune. Le texte de Hia-heou l'Ancien fut adopté comme officiel en 51, par l'empereur Siuen-ti jëT ^ (3).
32° Ring Fang # M (Kiun-ming % !$).
Natif du royaume de Tchao j§, spécialiste dans l'étude du livre des Mutations, compta beaucoup d'élèves, parmi lesquels se distingua particulièrement Liang-k'ieou Ho %&$$%$. Il fut calomnié et condamné à mort vers 36 av. J.C. Son principal ouvrage est un commentaire du I-hing J? $£, intitulé I-ling Ji $Ç (4).
33° Liang-k'ieou Ho %k fl5 S-
Originaire de Tchou-tch'engtfèlfà, élève du lettré King Fang
(1} Ct che-che-îio l.iv. I. p. 8.
(2) Cf. Kang-kien-i-tche-lou l.iv. XIV. p. 9.
(3) Cf. Kang-kien-i-tche-lou Liv. XV. p. 7. 9.
Gnié-se-che-che-lio Liv. I. p. 5.
(Voir Article I. Chou-kieng (Annales).
(4) Cf. Hiao-tcherig-chang-yeou-lou Liv, XI. p. 11.
$C Jf, qui l'envoya en sa place pour commentateur officiel du livre des Mutations, à la cour de l'empereur Siuen-ti 1j£ $?. Il fut membre du comité de révision des Canoniques, et par décret officiel de 51, son texte du I-king J^ $£, (Mutations) fut imposé comme officiel, avec ses commentaires. L'empereur fit suspendre son portrait dans le pavillon de la Licorne. K'i-lin-ko JU U f^ (1).
34° Heou Ts'ang fe M (Kin-kiun jfc ^).
Originaire du pays de Tong-hai jf( M, il reçut de son maître, le distingué lettré Mong Kcing ^ |g], la volumineuse compilation des Rites en 214 chapitres. Il tint école à K'iu-t'ai $\ Jf, et souvent le Li-ki fH |E est nommé Mémoires de l'Ecole de Heoa Tsang Ja Jf ; il eut pour disciples Tai Té î|c @ et son neveu Tai Cheng-té j$c 11 lie- Ces deux lettrés émondérent la grande collection, et de ce travail d'élimination, sortirent les deux ouvrages célèbres en littérature : 1° Mémoires de Tai l'Ancien ou Ta Taiht ^c M ÏE, composé par Tai Té Hc $§.. 2° Mémoires de Tai le Jeune ou Siao Tai-ki /]> jj |E, dont l'auteur fut Tai Clieng-ié j|c
La seconde année de Siuen-ti jif ^ (72) //eow Tscang faisait partie de la société des Encyclopédistes. Il fut ensuite honoré dans le temple de Confucius comme premier auteur du Li-ki qS
35° Lieou Hiang flj |frj (Keng-cheng H £).
Descendant à la 4° génération du prince Lieou Kiao JIJ ^c, frère de Lieou Pang #] %. Son prénom était Tse-tcheng ^ ïgc ; on le nommait d'ordinaire Keng-cheng Jf ^fc le Revenu à la vie, à la suite de la guérison inespérée d'une maladie qui l'avait conduit aux portes du tombeau. Il avait été guéri par un tao-che nommé Sou jjffc. Souvent dans l'histoire il est désigné sous le nom de Keng cheng H ^Ë, v. g. dans l'histoire officielle du règne de Yuen-ti
(1) Cf. Heou-tcheng'Chang-yeou-lou. Liv. XX H. p. 6.
(2) Cf. Recherches. IIIe. Partie Confucéisme. Notice sur Heou Ts'ang,
Hiao-tcheng-chang-yeou-lou. LiV. XVI. p. 15.
Voir Article I. Les Trois Rituels (San Li)
7C ^ etc. Plus tard il se nomma Wang |p). Il était très-versé dans la connaissance du Taoïsme et des Canoniques; censeur et membre du comité des Encyclopédistes, sous l'empereur Siuen-ti M.'fâ', «1 prit part active à la restauration du texte des Canoniques en 5d.
Partisan des idées taoïstes, il présenta à l'empereur le recueil des écrits composés à la cour de Hoai-nan-tse ](([ \{) ■? et intitulé : Hong-pao-wan-pi *ffi Jf ~$j ^l, On raconte même que Siuen-ti m. $t voulut mettre à l'épreuve quelques unes des méthodes indiquées pour devenir immortel, et que n'ayant point réussi, il fit incarcérer Licou Wang If'J |u).
Après l'avènement de Yuen-ti jc ïi'i\ ses deux maîtres Siao Wang-tcliejiù l'i{ ;£ et Tel, cou K'an ),1J $|, se firent les protecteurs de Licou Kcng-chcng #] il" £Ëi qui devint conseiller de l'empereur. Les eunuques Chc Bien îf }M\ et autres, à forer d'intrigues et de calomnies, le firent dégrader à deux reprises contre le gré de l'empereur. Sous l'empereur Tch'engti );fc ^, il composa le Liéniu-ich'oan %\{ k. fty- et le Chouo-yuen fj£ /,& Vies des femmes célèbres et Tracts moraux. Il fut nommé président du comité des Encyclopédistes, réviseurs des anciens livres. A sa mort, l'an 8, son fils Hin jffc lui succéda dans cette charge importante, et acheva le Catalogue des livres commencé par son père. Ces deux lettrés ont joué un rôle de tout premier ordre dans le travail de restauration de la littérature antique sous les llan d'Occident 1 .
36° Licou Wn #) jft (Sieou Ç).
Troisième fils de Licou Wang $\\ |uj, il eut pour prénom Tse-tsiun ^f- ,|f. 1 /empereur Tch'eng-ti }& ïjj* estimait ce jeune homme, et comme membre de la famille régnante, et pour son talent supérieur; en 24, il le prit même à son service spécial, mais le Grand Maréchal Wang Long 3E JBn qui alors accaparait toutes les charges pour son clan, s'opposa à son admission à la cour, et
(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XII. p, 1.
Chensien-t'ong-kien Liv. VIII. art. IX. p. G. 8.
Textes historiques p. 636. à 640. p. 663. 673. 686,
l'empereur n'osa pas lui résister. Cependant Tan 8 av. J. C, à la mort de son père, il fut nommé président du comité des encyclo pédistes, et acheva le catalogue des livres de la bibliothèque impériale. Voici les 7 sections et les principales subdivisions du catalogue.
/9° Economistes.
7° Médecine. 8° Divers.
6° Divination. » 7° Sophistes.
5° Art militaire. 16° Humanitaires.
4° Poésie. (5° Idéalistes.
3° Morale. 1 4° Légistes.
2° Arts. 13° Physiciens.
1° Classiques. 2° Taoïstes.
\ 1° Lettrés (Jou-hiao).
Lieou Hin #J ffîc, de concert avec le grand maréchal Tong Tchong J| fe et le général Wang Ché 3: #, ourdit un complot, dans le but d'assasiner Wang Mang 3: ^, et de sauver la dynastie, la ligue fut découverte, et les auteurs du complot se suicidèrent en 23 ap. J.C (1).
37° Yang Hiong ^ £fl (Tse-yun ^ g).
Né à Tch'eng-tou j& M, au Se-tch'oan E9 Jl|, l'empereur Tch'eng-ti fà îfr (32-6) le fit venir à sa cour et l'estimait grandement; il devint conseiller sous le règne de Ngai-ti jg *^f. Le Grand Annaliste Lieou Hin §lj fffc 'e Prit Pour précepteur de son fils Lieou Fen jPJ |g, puis Wang Mang 3£ ~j$ lui donna une haute dignité. Mais l'an i8, son élève LJeou Fen #J ^ ayant été compromis dans une tentative de révolte, Wang Mang 3: # donna ordre de saisir aussi son maître Yang Hiong fâ /£fÉ. A l'arrivée des officiers de la justice, il travaillait dans le pavillon T'ien-loulto Ji f^ fS|; se voyant sur le point d'être appréhendé, il se précipita du haut de l'étage et mourut peu après, il avait 71 ans. Ses ouvrages principaux sont : T'ai-hiuen ^k 3Ë sur le L-hing J^ $|[ ;
(1) Cf. Kang-kien-i-tche-lou Liv. XVIII. p. 3. — Liv. XIX. p. G.
Textes historiques p. 686. 742.
Fa-yen & "s sur le Luen-yu m fè : Hiun-tsoan fil ^ ; Tçheou-
tchen ])] (A) IX, Fan-sao )Â 1£. élégies.
I /histoire littéraire désigne d'ordinaire L'époque des premiers Han i'fi sous le nom de : Période de Kia I J% îilï et de Yang H iong \\}} tH, c'est qu'en effet ces deux grands lettrés sont restés comme les types de la littérature de cette époque (1).
38° Kong Cheng £g B (Kiun-che /', ïf .
Originaire de Pang-tch'eng $£ i;$, fut censeur sous Ngai-ti ii ffî (6-1). Lorsque Wrmq Mang 3E -fë usurpa le pouvoir, il donna sa démission, et refusa de favoriser ses manoeuvres contre la dynastie.
L'an 11, Wang Mang devenu empereur lui fit porter solennellement le diplôme de Grand Précepteur du prince héritier, et envoya un char attelé de 4 chevaux pour l'amener triomphalement à la cour. Plus de mille notables s'étaient joints sur le parcours, à cette solennelle ambassade. Le fier lettré prétexta ses infirmités, sa vieillesse, s'étendit sur sa couche, et fit étendre sur son lit sa robe de cour et son ceinturon.
Le délégué de Wang Mang n'eut même pas la ressource de lui faire accepter au moins pour la forme le sceau et le diplôme de sa haute dignité. "Après taut de faveurs reçues, ajouta-t-il, si je trahissais la dynastie ma bienfaitrice, comment oserais-je me présenter aux enfers?" — Il mourut 14 jours après, à l'âge de 79 ans. Wang Mang avait trouvé un lettré qui n'entendait pas plier l'échiné devant lui, et il dut dévorer cette rude humiliation (2).
39° Lieou Ngan #J # (Roai-nan-tse ;(fi ïft T)-
Fils aine du prince Lieou Tch'ang SU -H et roi de Hoai-nan
ïf£ nt- Sa cour fut le rendez-vous de savants de toutes nuances,
cependant les idées taoïstes y prédominaient, les magiciens et les
amateurs de sciences occultes s'y rencontrèrent en grand nombre.
(1) Cf. T che. p. 24 25,
Kang-kien-i-tche-lou. Liv. XV1I1 p. 3. Liv. XIX. p. 3.
Chensien-i'ong-kien. Liv. IX. art. I. p. I
(2) Cf, Kang-kien-i-tche-lou.
L'ouvrage attribué à Hoai-nan-tse n'est guère qu'un recueil des écrits de cette société littéraire, moins épurée, moins orthodoxe que l'assemblée des savants qui à la même époque fréquentaient la cour de Lieou Té H'J ® roi du Ho-kien ]pj f$. Hoai-nan-tse et son frère Lieou Se JlJ $§ fomentèrent une rébellion, mais incapables de résister aux armées de Ban Ou-ti §| j^ *$fc, ils se suicidèrent et leurs familles furent éteintes en 122.
La cour de Hoai-nan-tse fut le foyer du Taoïsme et celle de Lieou Té fut le centre du Ritualisme orthodoxe (1).