‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 52 sur 87 · III. Période Finale · texte numérisé non relu

III. Période Finale

A) Les deux lettrés Wen g., Li $.

1° Wen Tcing-yun ^ JE %, son premier nom fut K'i |Ij£ et son prénom Fei-k'ing Jfè JJfll, c'était un habitant de Ping-tcheoufâ )i]. Lui et Li Chang-in $ ]§j |§ formèrent le duo appelé communément Wen Li Jâ. $ dans les histoires littéraires. En 859 T'ing-yun Ji? §§ remplit une fonction officielle à Fang-chan if

lU (2)-'

2° Li Chang-in ^ ]fj |H, prénom I-chan |§ llj, était natif du Ho-nei }pj ft, il exerça une charge à Hong-nong 5A Jï, durant la période K'ai-tch'eng $\ J& 836-840, puis devint assesseur du

président des Travaux Publics (3).

B) Autres lettrés de cette dernière période.

V Tou Mou $: 4£, prénom Mou-tche $C £> originaire de Wan-nien-hien "$£ 4p $&, reçut son titre de docteur en 828. En littérature, il est appelé Siao Tou *]\ $:, Tou le Jeune, pour le différencier de Tou Fou ^fc "||\ ou Tou l'Ancien, de la période médiane des T'ang /§. On le nomma mandarin à Lou-tcheou |^ )'\], il sut si bien réprimer le vol et le brigandage, qu'on lui donna le surnom de "Préfet militaire". De là il passa au Ministère des archivistes, où il fut employé (4).

(1) Cf. Textes historiques, p. 1695. 1704. 1705. 1728. 1723. 1743. 1740-1748.

(2) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. V. p. 1.

(3) Cf. id. Liv. XIV. p. 12.

(4) Cf. id. Liv. XV. p. 8.

Tcheng Kou g[5 ^f, prénom Cheou-yù ')'■ j&, était fils de Tcheng Che $> Ui . du pays de 1-tctioen & ^g. Admis au doctorat en 887, il était bon poète; il fut Fauteur d'une si jolie pièce de sur la perdrix, qu'on lui donna le surnom de cet oiseau, et il fut ensuite appelé Tcheng "Tchè-kou ftft Q JS|" c'est-à-dire Tcheng la ••Perdrix'' (1).

3n Hun Ou # 2S, prénom Tche-yuen 3$ 7C, se fit surtout

rquer par ses poésies. Il fut admis au nombre des académi-

pendant la période Ticn-tch'eng ^ $, 926-934, sous les

Tan g Postérieurs. l'eu après, il fut privé de sa charge officielle

et envoyé en exil à Ling-piao $t S. Il écrivit l'ouvrage Hiang-

lten-frî#« &(2).

//> /« S. 8§, prénom Tchao-kicn \\(\ jpfc, naquit à TVtent'ang-hien $$' Hf K, dans le Iîang-tcheou $î ffl. Le ministre 7*cAen$ T'ioi §|5 IHJ(, pendant la période Tchong Jiouo + %1 881-88'». l'eut en grande estime. 7,ô 7?i $| |§| occupa un poste officiel sous le gouvernement de Ts'ien-licou $% fp, roi de Ou-yué & j||. Il laissa un ouvrage intitulé: Kiang-nan-hia-i-tsi-chou

///»/ /7oen n'f V'I1. prénom Tchong-hoei fi1 |ij$, eut pour natal Tan-yang -f\ %. Promu au doctorat, puis nommé ,r. il laissa un recueil de poésies intitulé: Ting-mao-tsi f

/'/ Je-hieVu J& H ifc, prénom Si-mei Sï il» lettré de Siang-yang ( m, du Siang-tcheou fl j{\, docteur et très renommé littérateur. Il aimait à habiter la solitude de Lou-men-clian M |,ll lU- où il vécut longtemps en compagnie de son ami Mong Haom iîi XK< Le titre du recueil de ses poésies est: Song-siué~ tch'ang houo-che-tsi fe S f fil ,nS; % (5).

7° Se-k'ong Tou ..J S Si, prénom Piao-cheng X ft, origi- Vu-hiang jg $($, au Ho-tchong }pJ 4». Admis au grade

ç,-ch(nuf-yenu-lnu. I.iv Xl\'. p. 3.

Liv. V. p. 7.

f8) °- id- I.iv. VII. p. 12.

-t«U I.iv. XV. p. 12.

Cf- id- I.iv. I, p. 10.

de docteur en 873, il refusa la dignité de censeur qu'on lui proposa à l'époque King-fou Jp;fji 892-893. Pendant ces temps de troubles, il se retira à Tchong-tl iao-chan 41 ifà I lj , où il finit ses jours en vrai lettré rationaliste, ne s'occupant que de poésie, de divertissements et de fêtes. Lui aussi est coté comme grand buveur (1).

Etat des croyances sous cette période finale des T'ang J|f.

En 845 avait paru Ledit de Ou-tsong ^ 9^, sécularisant les bonzes et confisquant leurs biens. Deux ans après, son successeur Siuen-tsong jff 9^ monte sur le trône, 'il n'eut pas plutôt manifesté ses sentiments favorables au Bouddhisme, que ministres et fonctionnaires s'efforcèrent de réparer les dommages causés, et ce fut vite fait ! Preuve de la servilité des officiers du gouvernement, mais preuve aussi de la vitalité du Bouddhisme. L'amour de Bouddha ne remplissait pas tellement le cœur de Siuen-tsong la r£ qu'il n'y eut place pour Lao-tse Je lr, \\ mangea une pilule d'immortalité composée par le tao-che Li Hiuen-pé ^ ~$L f[J et en mourut. L'historien officiel ajoute cette réflexion: "Depuis les Ts'in |jï et les Han £={, les propos sur les Immortels et sur les pilules conférant l'immortalité ont affolé les hommes et leur ont fait oublier l'enseignement des Sages. Hélas ! même les empereurs ont fini par en être victimes: seulement sous les T'ang, de Tlai-tsong >k ^ à Ou-tsong ^Ç r&, six ou sept hauts personnages ont payé de leur vie cette absurde croyance". Voilà une constatation bien nette des ravages causés au Jou-hiao flf ;ffc par le seul Taoïsme, et que dire du Bouddhisme !

En 873, l'empereur I-tsong jg ^ se fait apporter dans son palais, l'os de Bouddha vénéré déjà par Hien-tsong jj? ^, la solemnité des cérémonies, qui eurent lieu à cette occasion/ fut vraiment extraordinaire. "Contempler cette relique et mourir" ! dit l'empereur : voilà une foi robuste.

En résumé, à la fin des T'ang Jif, la vogue, la popularité est pour le Bouddhisme et le Taoïsme, la sèche doctrine des Lettrés est de plus en plus délaissée ; ceux qui, par esprit de caste, y sont

(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou. Liv. XXXI. p. 15.

s<»nt ou des viveurs ou des sceptiques. 11 ne reste plus qu'à l'écrire clairement et à le formuler méthodiquement, ce que vont faire les philosophes des Song (4).

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