I. Les Song t£ du Nord
A) Groupe des Conservateurs.
1° Fan Tchong-yen fï f+ fê 989-1052.
Natif de Ou-hien -^ 3£, il avait pour prénom Hi-wen ^ 3t ; il enseignait le 1-king Jpj; ,fg à un grand nombre d'élèves, pendant la période Siang-fou f^ fâ, 1000-4016; ce fut aussi à cette époque qu'il fut reçu docteur. Il exerça plusieurs charges mandarinales, et fut conseiller d'Etat. C'était un ennemi des bonzes, un parfait incrédule, ne croyant, disait-il, que ce qu'il voyait de ses yeux. Ses discussions avec Sou Tong-p(ouo || j^ J$ sont restées célèbres.
Son nom posthume est Wen-tcheng ^C JE et son titre Duc de Tch'ou-kouo S g (1).
2° Sou M-
a) Sou Siun 'M M ou Sou l'Ancien, 1009-1066. Originaire de Mei-chan J3 |Jj, au Mei-tcheou )\\ ffi, il eut
deux prénoms: Yong-ming jfc ^ et Lap-ts'iuen 3k ^. Il ne com- - rtudes qu'à 27 ans, et fut de l'école des sophistes ou politiciens voyageurs. Pendant la période Kia-yeou il ■%{], 1056- 1063, il mena à la capitale ses deux fils Sou Che || K et Sou Tch'é jj| fK. Le lettré Ngcou-yang Sieou HP; % flff lut son ouvrage intitulé K'iuen-chou-}ieng-luen $1 -,'î-" $T ffr, en 20 chapitres, il en fut très satisfait et recommanda Fauteur, qui fut admis à une charge officielle au palais. Sa réputation dans les lettres devint universelle (2).
b) Sou Che M W- Le Grand Sou. 1036-1101.
Kils aîné de Sou l'Ancien, son prénom fut Tse-tchan -f f® ; il était partisan de l'Ecole Légistes Draconiens, et des lois pénales. En style et en littérature il faisait profession d'imiter Kia 1 Yl 89 et l.ou Kia ^ 3f\ et fut reçu docteur. A la fois taoïste et bouddhiste, il avait en horreur les réformes de Wang Ngan-che 3E ■$ ^fj, mais il dut quitter la cour en 4079, pour occuper le poste mandarinal de Hoang-tcheou Ï»V j>\]y où ses ennemis l'avaient fait envoyer en dis Rentré eu faveur en 4086, sous Tché-tsong
S -,!;. il fut grand dignitaire à la cour, académicien et commentateur officiel des canoniques au palais, où il eut comme collègue Tch'eng 1 % gf, avec qui il se brouilla en 1087. De ce fait, les Conservateurs se divisèrent en trois groupes. Sou Che j$fc 'tût fut le chei irti des Setchoanais Le reste de sa vie se passa
■ntre les disgrâces et les faveurs, suivant la victoire OU
la défaite des conservateurs, il finit sa vie à Tch'ang-tcheou %' j'\]
en 1101.
Il s'était nommé lui-même Tong-p'ouo ]J{ J&\ Lui et Hoang
(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XVII. p. k.
(2) Cf. Tche-na-wen-hio-che (Hia-pien) p. I
T'ing-hien jir JH H£, bon poète et habile littérateur, furent une paire d'amis, que les contemporains désignaient sous le nom de "Sou Iloang M %" (1).
c) Sou Tch'é M #i Le Petit Sou.
Frère cadet de Sou Che jjj| fit» son prénom était Tse-yeou ^f È ; il fut reçu docteur en même temps que son aîné, puis devint académicien. La disgrâce de Sou Che H $^ nécessita aussi son éloignernent de la cour, on lui accorda le mandarinat de Yuntcheou 39 ffl.
L'ouvrage intitulé Kou-che "à* 5É! en 50 livres, fut son œuvre (2).
3° Hoang T'ing-hien Ja JH M, prénoms Lou-tche ^ ji[ et Chan-hou |Jj ^r\ était habitant de Hong-tcheou $t ^fl. Son talent pour la littérature, la poésie et la calligraphie, surtout pour l'écriture cursive, le rendit une des célébrités de l'époque. Docteur en 1066, puis directeur de l'école impériale, Tché-tsong ^ ^ le nomma Grand Précepteur. Sou Tong-p'ouo M M $Â admirait son style et ses poésies; par contre, le novateur Tsai K'ing ^ TjC, son adversaire politique, le fit tomber en disgrâce et il se retira à Itcheou S ffl, durant la période 1086-1094. Les lettrés du Se-tclioan M )\\ et du Kiang-si $L iM le comparaient à Sou Tong-p'ouo jlfc Jf[ i$ et les désignaient toujours sous le nom de Sou Hoang jffc M (3).
4° Les deux lettrés Sou jjjjjç Mei $|.
a) Sou Clwen-k'injjjfc ^ |JC, prénom Tse-mei ^f H, de T'ongchan ^ \[}, renommé calligraphe pour les cursifs, parfait littérateur et bon poète, il passa son doctorat avec succès. Fan Tchongyen fÈ fi5 ifë lui ménagea l'entrée au palais, mais son séjour y fut de courte durée. Il se retira à Ou-tcliong -^ *£, où il passa de longues années avec son ami Mei Yao-tcheeng $| fg gî, ne s'occupant que de vin et de poésie. On les nommait communément :
(1) Cf. Tche-na-wen-hio-che (Hia-pien). p. 14-17.
Hiao-tcheng-chang-yeou-loii Liv. III. p. 2.
(2) Cf. id.
(3) Cf. id. Liv. X. p. 9.
Sou Mei M #• Pendant qu'il habitait Sou-tcheou $| Jfl, il se fît
une tourelle au milieu de l'eau dans le canal; le nom de ce
pavillon était Wang Lang-Ving fê fg ^, et il s'appelait lui-même
i) Lang-wong fê r& m- Les légendes taoïstes en ont fait un
immortel (1).
b) Mei Yao-tch'cng # % g, prénom Cheng-yu M ff, de Siuen-tch'eng fi $£, fut Parai intime de Ngeou-yang Sieou gfc |§ flff, tous deux aimaient à festoyer ensemble et à composer des
es. Sous l'empereur Jen-tsong fc t£ il obtint les honneurs du doctorat et fut nommé directeur de l'école impériale. Deux ouvrages furent son œuvre: Suen-tse-t'ang-tai-ki fâ ^ )}j ft BB et Wun-ling-tsi % g£ if4 en 40 livres (2).
5° Ngeou-yang Sieou 0; fl§ flft 1007-1072.
Originaire de Liu-ling Jifi $£, était fils de Ngeou-yang Koan Bt Bi M» son prénom était Yong-chou ?}< >S ; docteur et académicien, son style avait quelque ressemblance à celui de Han Yu # $;. Avec Se-ma Koang îï] B| 3fe, il fut le leader des Conservateurs pendant leurs luttes avec les Novateurs. Il eut pour collaborateur Song K'i ^ f[), pour écrire sa nouvelle histoire des Tang £ : Sin T'ang-chou fr Jft f>. U fut aussi l'auteur de l'histoire des 5 petites dynasties Sin Ou-tai-che i$r H. ft J|j. Outre ces immenses travaux il écrivit son Tsi-hou-lou ^ ~î\ ^ en 1000 livres et plusieurs autres ouvrages. Il écrivit plusieurs réquisitoires contre le Bouddhisme (3).
6° Se-ma Koang Tî] H * 1019-1086.
à /lia bien ££ j$f, du Chan-tcheou ffi ffl, reçu docteur en 1038, fut un des principaux chefs du parti conservateur pendant les incessantes luttes contre Wang Xgan-che 5E $C ^5 et les autres Novateurs, niais il fut surtout un histoirien et un écrivain inlassable. La liste de ses ouvrages a été donnée dans une notice
(1) Cf. Mao-tchcng-chang-yeou-lou. Liv. III. p. 3.
(2) Cf. id. Liv. III. p. 9.
(:<) Cf. Tche-na-wcn-hio-che (Hia-pien) p. 13.
Hiao-tchtng'chang-ycou-lou. Liv. XXII. p. 9.
précédente, nous ne signalerons ici que son résumé de l'histoire universelle: Tse-tche-t'ong-kien % fp ffl$£- Comme doctrine il fut l'antagoniste des bonzes et des tao-che (1).
7° Li Tche-tsai ^ £ Z% , magistrat de la ville de Kongtcheng ^ J&, dans la préfecture de Wei-hoei % #p, était un spécialiste dans l'interprétation du 1-hing $j g; il avait eu pour maître Mou Sieou @ jê£, disciple de Tchong Fang ^ JJc. Or ce dernier avait été l'élève du célèbre philosophe taoïste Tch'en T'oan fA t$, que l'empereur T'ai-tsong jk ^ avait honoré d'un titre en
Li Tche-tsai $ £ jf fut le maître du philosophe Chao Yong #P li, le premier père du Néo-confucéisme des Song %. Nous verrons comment les idées taoïstes sur l'origine des choses lui donnèrent matière pour son nouveau système (2).
8° Lieou Pan #J % (Kong -fou % $J).
Originaire de Ts'ing-kiang Jpf ît et petit-fils de Lieou Che #J ^. Il était comme la bibliothèque vivante de la science de l'époque. Il fut promu au doctorat en 1068, et reçut l'office de Grand Cérémoniaire. D'abord il vécut en bons termes avec le lettré novateur Wang Ngan-che 3E $c ^5", mais quand ce dernier fut arrivé au pouvoir, il éloigna systématiquement de la cour tous les lettrés conservateurs et Lieou Pan §lj Jjfc fut envoyé comme préfet à 7V ao-tcheou-fou "U )'\] Jît. Quand les conservateurs furent rentrés en faveur, il fut nommé Annaliste et travailla avec Se-maKoang pj S 3fe à la composition du Tse-tche-t'ong-kien Jf f p M M • Miroir historique, qui comprenait 294 livres. Cet ouvrage fut refondu par Tchou Hi ^ Jf? au XIIe siècle, de plus il ajouta à chaque paragraphe un résumé serré, synthétique, comme une quintescence du contenu. Ce résumé se nomme Kang $j, et l'ouvrage entier fut alors intitulé T' ong-hien-hang-mou jj| flr fpjj ÊÊ| .
Lieou Pan #J fjc écrivit en outre l'ouvrage, Kong-fei-tsi fè
(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou. Liv. XXII. p. 14. 15.
(2) Cf. Le Philosophe Tchou Hi p. 4.
Textes historiques. p. 1830. 1860.
Le lettré Yen Jo-lnu $) % ï)* a écrit la biographie de Lieou Pan #J dedans un ouvrage intitulé: Biographie de 4 lettrés des Song t£. Les trois autres sont: Li Cheou $ ,^, l'auteur du livre historique Siu-tse-tche-t'ong-hien-tchang-pien $f( jjf fp M EU: ;H: $H,
.\/^/ Tnan-ling JH^fijB, l'auteur du Wen-hien-t'ong-k'ao # JjR M j%, et UVmr/ rnp-h'n £ S Ht, l'auteur du Ti-li-h'ao jf g ^.
La ootice des trois derniers appartient à la période des Nom/ du
Sud .1). .
1\) Groupe des Novateurs.
Les Conservateurs comptaient dans leur rang des lettrés de premier ordre, comme nous venons de le voir; ils eurent encore pour tenants toute la pléiade des philosophes du Néo-confucéisme, que nous allons passer en revue; en outre ils avaient pour eux la tradition, les livres classiques. Malgré leur divergence d'opinion personnelle, ils formèrent un corps d'opposition compact, qui après quasi un siècle de lutte, finit par triompher et enliser la Chine dans sa forme antique et son horreur de tout progrès.
Les Novateurs manquèrent de programme arrêté, ce furent des gens brouillons, économistes myopes, se lançant à l'aventure, capables de démolir mais incapables d'édifier.
Les principaux leaders du parti et les représentants qualifiés de cette nouvelle doctrine furent les deux grands lettrés connus sous l'appellatif commun de Tseng Wang ^ 3*.
1° Tseng Kong g" $/. prénom Tse-kou -^ l'M. était natif de Wan-fong ifj JJ! et pour ce motif, on le nommait souvent Nanfong-sien-cheng Tfj H % ;A\- C'était un lettré distingué, dont la perfection du style n'était guère inférieure à celle de Xgeouyang-Sieou Wi pg f£. En 4082, Chen-tsong 7$ ril le chargea du Bureau des historiographes et il écrivit l'histoire des Cinq Cours Ou-tchao-che 3l '!')] Ui-
En récompense de ce travail il reçut comme cadeau impérial, une robe de cour, ornée de broderies représentant des dragons, et une ceinture avec agrafe d'or. Ses autres ouvrages sont:
(1) icheng-chang-yeou-lou . I.iv. XII. p. 5.
Yaen-fong Lei-kao 7C S %. #j en 50 livres. Kin-che-lou & 'tî Èi en 500 livres.
De plus en collaboration avec son frère Tseng Tchao ^ ijl, il composa le Liang-han-i-luen $j iH SI Ira (1).
2° Wang Ngan-che le. # fi 1021-1086.
Prénom Kiai-pouo fr "J, né à Ling-tchoan ^ )\\, docteur, puis académicien sous Chen-tsong jp$ ^, était un lettré remarquable, mais imbu d'idées taoïstes et bouddhiques.
En 1068, il fut ministre, introduisit ses nouveaux règlements scolaires et un programme de réformes administratives. Il eut le défaut de la plupart de ces novateurs chinois, c'est-à-dire qu'il oublia les leçons qu'aurait pu lui donner l'expérience du passé, et qu'il ne prévit point la portée de ses nouvelles réformes. Taoïste et bouddhiste comme nuance, brouillon et imprévoyant comme économiste, imaginatif et fantaisiste comme commentateur des Canoniques : voilà à peu près son portrait. Pendant ses loisirs à Nan-king ]§ 7S, où l'empereur Chen-tsong jjfa ^, harcelé par les Conservateurs, avait dû le reléguer bien à contre cœur, il écrivit son commentaire San-king-sin-i JE |J£ ^ Ifj sur les Canoniques. Cet ouvrage fut imposé officiellement aux écoles du gouvernement, malgré les réclamations du parti conservateur. Les élèves durent bien accepter la nouvelle interprétatiou et s'y conformer, pour prendre leurs grades universitaires. La tablette de Wang Nganche 3: % fi fut introduite dans le temple de Confucius en 1104, en même temps que celle du philosophe Siun-tse ^ ^ . Les Conservateurs profitèrent d'une ressaute de succès pour l'expulser, et sur un réquisitoire de Yang Che j§j B| en 1117, Wang Nganche 3i ^ fi fut délogé du temple (2).
C) Les Pères du Néo-confucéisme.
1° Chao Yong fl$ % (101 i -1077), prénom Yao-fou % ^ né à Lo-yang ffa |H de parents pauvres, il se livra à l'étude avec une
(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XI. p. 14.
(2) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. IX. p. 13.
Textes historiques. P- 1866.
ardeur passionnée. Après avoir lu et étudié tous les ouvrages D temps, il entreprit un voyage au Nord et au Centre de la Chine pour parfaire ses connaissances. Il rentra assez désenchanté relit peur la vie dans sa pauvre demeure de Lo-yang ;ft p§, qu'il baptisa du nom de "Nid de la joie tranquille", d'où le nom de Ngan-lô-siencheng % |R 3fc £, Maître de la "joie tranquille", qu'on lui donne ordinairement. Ce fut dans cet humble réduit du travail et de la paix, que prit naissance le système philosophique qui va nous occuper. Chao Yong #ft!fÊ, nous l'avons dit, avait eu pour maître LÀ Tclic-tsai $ ;£ ;f, qui lui avait appris sa manière d'interpréter le livre des Mutations.
A force de méditer sur ces figures qui ne signifient rien et qui signifient tout, il en tira son nouveau système sur l'origine du monde. Son maître lui avait enseigné le Tai-liiu M |g taoïste, ou le néant, le non-être, d'où sort le Principe, puis du Principe sortent tous les êtres réels de l'univers.
(liai) Yong #ft Ifë se dit : Le T'ai-hiu ^C /& ne peut pas être le néant absolu, du néant absolu rien ne peut sortir que des illusions et des êtres illusoires, comme L'enseigne le Bouddhisme. Puis donc que les êtres de l'univers sont réels, ils doivent avoir un principe réel et le T'ai-hiu'M j£ doit contenir une matière réelle, quoique infiniment ténue, imperceptible; le Tai-hiu ^C M. n'est donc pas le néant, mais c'est la nébuleuse primordiale, qui sous l'action tle la force inhérente à la matière, se condensera en êtres visibles et palpables, de même que la vapeur se condense en eau. ainsi qu'il commença à expliquer le fameux texte de la glose confucéenne du I-hing ^)} jgç, tcTtai-hi~cheng-liang-i >k $È :Êfc pfô i$ ". Sous l'impulsion de la force ou Li H, la matière évolua en deux modes alternatifs In [£ et Yang |i?, qui produisirent les cinq éléments.
Ses premières conceptions du système furent consige
dans son grand ouvrage : Hoancjhi-hing-che-chou I ft g jl!" £,
que son fils Pé-wen fÉ S. publia après la mort de son père. Ces
premières idées vont être précisées et formulées plus clairement
heou Toen-i ja\ i#( W\ ; mais l'originalité de l'invention
semble bien devoir revenir à Cliao Yong |{J) |ff, du moins pour une large part.
Son nom posthume est Chao K'ang-tsié ($$ J|Ê 4p) (!)•
2° Tcheou Toen-i JH jfc Jg, prénom Meou-chou /£ tK, de Tao-tcheou M ffl, mandarin à Koei-yang ^ pj§, juge à Koangtong Jf ^, fut le maître des deux Tch'eng @, à qui il communiqua les principes de sa philosophie, consignés dans les deux ouvrages : Tai-ki-tou-chou ic S H #, et T'ong-chou jg #. Ces deux ouvrages où sont expliqués plus clairement les principes posés par Chao Yong #ft |g, furent édités par les deux Tch'eng H ses disciples et commentés ensuite par Tchou Hi ?fc !§£. Tcheou Toen-i M ife EH expliqua le rôle de la matière K'i % et de la forme Li H, dans la genèse des êtres et la formation de l'univers. Son nom d'homme de lettres est Tcheou Lien-k'i J?j) jjj| $|.
Tchou Hi ^ ^ le regarde comme le père du nouveau système, le vrai révélateur des mystères du I-hing Jî; fg. Il fut enterré à Tan-tou-hien -R % j$ji, du Tchèng-kiang-fou H fx $F-
Né en 1017, il mourut en 1073. à 56 ans (2).
3° Tchang Tsai M M 4 020-1067.
Oncle des 2 Tch'eng fi, était interprétateur officiel du I-king Jl/ $g en 1056, quand les 2 Tch'eng fi arrivèrent à la capitale. Charmé de leur savoir, il leur céda sa chaire et sa peau de tigre, insigne officiel de sa dignité.
Il fut l'auteur de plusieurs ouvrages, deux méritèrent d'être commentés plus tard par Tchou Hi ^ ^, comme contenant les principes du nouveau système philosophique: ce sont le Si-ming |M |g et le Tcheng-mong JE Jpt- Tchang Tsai 5g Sj£ était un docteur de Mei J$, du Fong-siang-fou JH ^ ffi, d'abord mandarin à K'i-tcîieou f$ j>\], il se retira à Nan-chan ]§ \\}, où il ouvrit une école, il aimait expliquer à ses élèves le T'ai-hiu >fc jH (Tcai-ki ^C
(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XVIII. p. 11.
Le philosophe Tchou Hi. p. 3. 4.
(2) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. II. p. 17.
Le philosophe Tchou Hi. p. 5. 6.
;g) de Lao-tse $£ ^ . Son prénom était Tse-heou ■? ]$. et son surnom littéraire Hong-k'iu-sien-cheng ^ |H ^fe âÈ (1).
4° Les Deux Tch'eng H.
aj Fc/i'erig #«o 5g M (Ming-tao m M) 1032-1085.
b) Tch'eng I fé El (l-tchcoan {? )\\) 1033-1107.
Tous deux furent disciples du philosophe Tcheou Tocn-i J$ §fc @f, qui leur communiqua ses idées philosophiques. L'aîné mourut en 1885 à Lôyang $f f§, regretté de ses nombreux disciples. Tch'eng I 5g g§, caractère hautain, s'attira beaucoup d'ennemis à la cour, il se brouilla avec Sou Tong-p'ouo M M Jft» et cette m' mitié fut même la cause d'une scission entre les Conservateurs, en 1087. Il dut se retirer de la cour, et ces loisirs forcés lui donnèrent le temps de travailler à ses commentaires des Classiques, sur le I-hing % ^ et le Tch'oen-ts'ieou § $t. Ses œuvres jointes au Tmg-si7ig-chou % ^ ,'J' de son frère aîné, portent les titres de Eut Tch'eng-wen-tsi ZL © j£ îft : Eut Tch'eng-soei-yen Zl ^i # B ; Eul Tch'cng-yu-lou ~ g jg ».
Tous deux s'efforcèrent constamment de combattre les doctrines bouddhistes et taoïstes et furent les ardents propagateurs de la nouvelle philosophie rationaliste et athée (2).
5° Li T'ong $ fj (Yen-p'ing fê *£).
Jusqu'à l'âge de 24 ans, Tchou Ili $< M, fut bouddhiste de tendance, ce fut à cette époque qu'il rencontra le lettré Li T'ong $ f|iij qui lui fit reconnaître son erreur. A partir de cette année 11.Vi, il afficha hautement son dédain et sa haine pour le bouddhisme et le taoïsme.
Li T'ong ^ jjsj a encore un autre prénom : Yuen-tchong !& 4". mais on l'appelle ordinairement Li Ycn-p'ing ^ Jt& ^, du nom de la préfecture où il naquit en 1093 (3).
(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-ycou-lou I.iv. VIII. p. 13.
Le philosophe Tchnu Si p. 5.
(2) Ci'. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou. Liv, XI. p. 8.
Le philosophe Tchnu m, p. 7.
(3) Cf. id. p. 8.