‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 54 sur 87 · II. Les Song* du Sud · texte numérisé non relu

II. Les Song* du Sud

A) Les trois Eminences du Sud-Est.

1° Tchou Hi %. Jf, le chef d'Ecole. 1130-4200.

Ses divers noms et prénoms sont les suivants : 1° Son nom d'enfance Cheng-lang \% ÊR, ancien nom de la ville de Yeou-k'i % jJS où il naquit. 2° Ki Yen $ J§, Petit (Li) Yen-p'ing ($) $£ ^p, nom de son maître. 3° Yuen-hoei j£ BfJ, nom que lui donna son maître. 4° Tchong-hoei (# 0||, changement fait par Tchou Hi ^ J}r à son nom qu'il trouvait trop prétentieux. 5° Ses noms de plume sont: Hoei-ngan $$ $& ; IJoei-wong 0f| H ; Toenwong ^ f|. 6° Son nom posthume est Wen-hong "^ fè.

Tc/ioif /7i fc ^ naquit à Yeou-k'i -jfc g| en 4150, sa famille était originaire de Ou-yuen fg jg, au Ngan-hoei ^c IR, son père le confia à trois de ses amis, qui avaient une renommée de science et de vertu, mais bouddhistes de tendances; ils se nommaient: Hou llien $ft gj, Lieou Tche-tchong H'J ^ *f> Lieou Yen-tch'ong 9\ M tf1- A 19 ans il fut reçu docteur. Parmi ses nombreux ouvrages, ceux qui intéressent le plus pour la question présente sont ses commentaires sur les Canoniques, où il distilla le poison de son scepticisme athée, que les jeunes générations suceront pendant leurs études littéraires.

Ce qui a fait sa gloire aux yeux des lettrés modernes, et ce qui lui a valu le titre de chef de la nouvelle Ecole, c'est d'avoir formulé avec la dernière clarté, autant du moins qu'elles en sont susceptibles, les doctrines des Pères du Néo-confucéisme Chao Yong #R H, Tchang Tsai ?| ^, Tcheou Toen-i J§ |fc fêg, en commentant leurs ouvrages (1).

T Tchang Tch'e 5g }fc£ (Nan-hien if ff) né en 4133, au Setch'oan 09 Jlj, était élève de Hou Hong i$ jg, nommé encore Hou Ou-fong $ 3L ^, fils de Hou Ngan-kouo $) % g. Ce lettré remarquable était un des plus intimes amis de Tchou Hi ^ JH et l'une des Trois Eminences du Sud-Est (2).

(1) Cf. Le Philosophe Tchou Hi. p. 10. 11.

(2) Cf. id. p. 11.

3° Liu Tsou-k'ien g H M (Tong-lai M M^ né à Koei-lin-

fou # fà M, au Koang-si JM W, en 1437, d'une famille originaire du Tché-hiang y}Jf ÛC« H compléta le Trio des Eminences du Sud-Est et usa de son influence auprès de Tchou Hi Jfc JÇ, pour l'amener à publier avec des notes explicatives, les ouvrages des Pères de la nouvelle Ecole. C'est ainsi que Tchou Hi composa son célèbre livre Kin-se-lou & ,®, f| qui contribua, plus que tout autre, à répandre parmi les lettrés le matérialisme de la secte "Athéo-politique". Sous le règne de Hiao-tsong # ^, la plupart des lettrés de la vieille école confucéenne protestèrent vivement contre ces nouvelles interprétations subversives des idées traditionnelles. Les Novateurs, qui se nommaient 'TEcole de la voie", furent souvent dénoncés comme perturbateurs. L'empereur Ning tsong, par exemple, en 1197 et 1198, dans deux édits, qualifie les Tchouchistes de "rebelles" et de "vauriens", et déclare qu'il agit contre» leurs doctrines subversives et antitraditionnelles, au nom du Ciel et des Ancêtres. Tchou Hi $< Jj( lui-même fut surveillé par la police, jusque sur son lit de mort. Les Tchouchistes sont, comme l'a bien dit le P. Wieger, les "Protestants" du Confucéisme. Les édits impériaux de Ning Tsong 'fà ^, les désigne sous le nom "d'Ecole du mensonge". Pour sûr, ils ont faussé la tradition primitive (1).

H) Les Premiers Propagateurs.

1° Yang Che $, Bf (Tchong-li + j£) né en 1053, dans la préfecture de Yen-p'ing %& *£-, au Fou-kien fg §J, enseigna la nouvelle doctrine avec grand succès à des centaines de disciples, il est regardé comme le Père de l'Ecole du Sud. Il mourut en 1135, à 82 ans. Il s'est illustré par son antagonisme contre Wang Ngan-che 3E ^c ^6\ et réussit à faire enlever sa tablette du temple de Confucius en 1177 (2).

2° Louo Ts'ong-yen jR fë % (Tchong-sou fa f||) 1072-1135,

(1) Cf. Le philosophe Tchou II i. p. H. 12.

textes historiques. p. 1902. 1905.

12) Cf. Le philosophe Tchou Ili. p. 7. et 8.

travailla à répandre dans le Fou-hien |§ $|f, son pays natal, la doctrine de Tcheou Toen-i jp] J£ Ep et des deux Tch'eng g, il fut le maître de Li T'ong ^ f|ëj, à l'école duquel Tchou Hi ^ |}Ç apprit à connaître la doctrine nouvelle (4).

3° Ts'ai Yuen-ting $£ je /E, le plus intime ami de Tchou Hi ^ jf£, partagea sa disgrâce en 4196. Tchou Hi prépara un placet où il fit passer toute son animosité et tout son ressentiment ; vainement ses amis s'efforçaient de lui faire comprendre qu'une telle pièce était de nature à aviver le feu de la persécution contre sa doctrine plutôt qu'à l'éteindre. Il ne voulait pas céder. Ts'ai Yuenting lui proposa de consulter l'achillée. Le sort tomba sur l'expression T'ong-jen |pJ A- Le vieillard réfléchit et dit : "c'est une indication manifeste que j'ai à me ranger à l'avis de tous". T'ong-jen |ë) A signifie "être du même avis que tous", mot à mot: "Avec tous". Alors il déchira son mémoire. Comme on le voit cet homme qui posa en incrédule, n'en fut pas moins très superstitieux, comme tous ses pareils en Chine. Ts'ai Yuen-ting ^ yt % fut exilé à Tao-tcheou au Hou-nan $fl ]§, où il mourut en 4498. Son fils Tchong-mei fijï jR qui l'avait suivi dans son exil, ramena le cercueil de son père à Kien-yang-hien £Ë % M, au Fou-hien fg g£, et le déposa auprès de ses ancêtres. Il fit un commentaire des Mutations (2).

4° Ts'ai Tch'en £g tfc (Tchong-mei ft jR) 4467-4230. Disciple chéri de Tchou Hi ^ ^, et fils de Ts'ai Yuen-ting ^ 7C %, il assista son maître avec dévouement pendant sa dernière maladie et reçut son dernier soupir. Il fut l'auteur d'un commentaire sur les Annales (3).

5° Lou Yeou g? $f prénoms Ou-koan § 1 et Fang-wong jft ft de Chan-yng \1} Pi, du Yué-tcheou M ffl. montra dès sa jeunesse de remarquables dispositions pour la poésie et la littérature. Il fut mandé au palais par Hiao-tsong # 9*, puis exerça

(1) Cf. Le philosophe Tchou Hi. P- 7. et. 8.

(2) Cf. di. P- 13- 14- Textes historiques. P- 1904-

(3) Cf. id. P- 13- 14-

les fonctions de mandarin à Koci-tcheou §| )]], Yen-tcheoa J|ç )i], il revint ensuite au palais comme conseiller aulique. 11 mourut <ii 1209 à l'âge de 85 ans. Il est considéré comme l'homme de lettres le plus remarquable des Song Méridionaux. Il écrivit 2 ouvrages: Nan-pou-hi "ifj |ilij SE et Kien-ki-ts'ing-i JL j$t ffi K(l).

6° Hou King-han fâ 7?> g|, lettré qui enseignait la doctrine nouvelle au Se-tch'oan W Jl|. Le lettré )7mr/ Wei-tcJiong M fê 41 qui avait suivi l'armée mongole au Se-tchoan ffl Jl|, en 1238, fut initié à la nouvelle doctrine par IJou King-han $ft M $|. Après cette campagne victorieuse, il dépouilla la bibliothèque de Lo-yang ;ft I$; de tous les ouvrages relatifs au Néo-confucéisme, et les fit transporter à Pé-hing (î*e?i^), où, avec son ami le lettré Yao Tch'ou #fc fl§, il fonda la biliothèque du Premier Principe, (le T'ai-ki jk fe des philosophes des Song), et un temple où Tcheou Toen-i J?0 §£ ffî fut honoré bon premier, à la place de Confucius. Il avait pour assesseurs tous les Pères de la nouvelle doctrine. Ainsi fut introduit le Tchouchisme dans le Nord de la Chine.

Ces faits sont une preuve sans réplique, pour ceux qui douteraient encore que le Tchouchisme fut bien une "nouveauté doctrinale", dérogeant aux traditions confucéennes (2).

7° Yao Tch'ou $[M- Lettré du Nord de la Chine, qui, après la campagne victorieuse des Mongols en 1238, sous Li-tsong Si •/j;, monta dans la capitale de Pé-hing (Pékin) une bibliothèque, dite du "Premier Principe", avec tous les ouvrages des novateurs des Song, apportés par son ami Yang Wei-tchong Wî ^fc •+•• Ce fut le point de départ de la diffusion du Tchouchisme dans les pays du Nord de la Chine (3).

8° Tchao Fou Ml $•• Le premier grand maître de l'Ecole de Tchou Hi Jfc V{- dans les pays du Nord, sous la domination des Mongols, pendant le règne de l'empereur Li-tsong ï§ ^.

(i) Cf. Chang-yeou-lou (Chou-tsi) I.iv. 20. p. 3.

Tche-na-wey\-hio-che. (Hia-pien) p. 19.

(2) Cf. Textes historiques p. 1937-1938.

(3) Cf. id. „ ,,

Cette Ecole fondée à Pékin pendant le règne d'Octaï khan, prit le nom d'Ecole de la Voie Tao-hio al $ (1).

9° Yang Wei-tchong j§j {g +. Lettré, qui en 1238 suivit les armées de Octaï khan, pendant la campagne du Se-tch'oan 0 JH. Dans cette province, il rencontra le lettré philosophe Hou King-han fâ ^ g|, de l'école de Tchou Hi ^ jg, et ce fut avec lui qu'il prit connaissance des principes de la nouvelle doctrine. Il emporta à Pé-king (Yen $&) les ouvrages de ces philosophes, réunis à la grande bibliothèque de Lo-yong f& % et fonda dans la capitale des Mongols à Pékin la fameuse bibliothèque du T'aiki -jk S (Premier Principe). La nouvelle Ecole du Nord s'appela 1" 'Ecole de la Voie". Elle eut pour premier maître Tchao Fou Jt Ht. Tcheou Toen-i JfÛ $C I§ fut honoré à la place de Confucius dans le nouveau temple des Lettres. Yang Wei-tchong et ses compagnons furent les vrais propagateurs delà doctrine panthéiste des nouveaux philosophes, encore inconnue dans toute la Chine septentrionale.

Sans doute pour ne pas rester en arrière des innovations de ses ennemis les Mongols, le malheureux empereur Li-tsong H ^, oubliant la ruine imminente de sa dynastie, voulut du moins travailler à l'apothéose de Tchou Hi ^ ^ et de son Ecole; en 4241, il lança un édit pour déclarer au monde que depuis Confucius et Mong-tse JE "F, personne n'avait compris le véritable sens des Canoniques. Il avait fallu que Tcheou Toen-i Jpj) j£ [5JJ, Tchang Tsai 5Jt jj8, les 2 Tch'eng ^ et Tchou Hi ^ ^ vinssent rappeler les antiques traditions et rallumer le flambeau de la vraie doctrine.

"Pour manifester ma vénération pour ces cinq hommes, je veux qu'ils aient part aux offrandes faites à Confucius dans son temple". Le triomphe de Tchou Hi ^ ^ était complet, bientôt on allait sonner le glas de la dynastie (2).

10° Yeou Tsouo $£S^, prénom Ting-fou 5e 5^, habitait Kien-

(1) Cf. Textes historiques. p. 1937-1938.

(2) Cf. id. „

Textes histoiriques. p. 1937-1939.

yang <li! IB« au Fou-kien jjg JE, fut disciple des deux Tch'eng fl et condisciple de Yrmg C/ic S* &f • H fut un ardent propagateur de la nouvelle doctrine philosophique, et y contribua d'autant mieux que sa réputation dans les lettres faisait accepter comme un oracle tout ce qui tombait de son pinceau. 11 fut promu au poste de censeur et fut membre du corps des académiciens. Lorsque Octal khan, sur la direction du lettré Yang Wei-tchong $ 'Ift 41, éleva ;'i Pê kin le nouveau temple de "l'Ecole de la voie" dédié à Tcheou Toen-i ).li] ffc |ïfj. le lettré Teou Tsouo {}({■ |£ y fut introduit et fut un de ses 0 assesseurs (1).

Il1 Li-cheou ^ g| (Jeu- fou iz "É").

Docteur du temps de Ban Kao-tsong ^| "jfj 9^, fut commentateur des Canoniques à la cour et travailla au bureau des Annalistes. Il écrivit : T-hio H ^ ; Tch'oen-ts'ieou-hio # "R £ :

\\Y/i-/.s/ ^C ïft- et le Miroir historique ci-dessus nommé (2).

12° Ma Toan-ling % M K (Koei-tse Jf ¥).

Natif de Lô-p'ing ^ ^ prit ses grades académiques pendant la période King-yen fâ fè 1276-1278. Cet érudit avait lu tous les ouvrages existant de son temps. Pendant les troubles, il ouvrit une école, où tous les lettrés se donnaient rende/- vous. Il fut l'auteur d'un ouvrage célèbre, le Wen-hien-t'ong-k'ao iJBRM^vi encyclopédie précieuse, il écrivit encore le Ta-hio-tsi-tchoan [3).

i:r Wang Yng-ling £ Jg R (Pé-heou fâ /'/)• Originaire de K'ing-yuen Jjk. ;l". dès l'âge de 9 ans, il avait appris de mémoire les (> Canoniques. Il fut reçu docteur en 1241, puis obtint ses grades d'académicien et devint président du Ministère des Rites. Ses ouvrages sont: Ti-li-k'ao J& S ^?, Kocn-hioki-wen m $ $M PB Vu-hai 3£ 8£. Le grand lettré Ken /o-/àg

(1) ("f. Hiao-tcheng-chang-yeou-iou. Liv. XII. p. 10.

tes historiques. p. I'

(2) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou. Liv. XIV. p. 17.

(Voir notice de Lteou Pan).

(3) Cf. (i)iic-se-che-che-lio. Liv. X. p. il.

3lif ^ a écrit la biographie des ces trois littérateurs et érudits distingués. C'est assez dire qu'ils furent dans les mêmes idées que lui à propos du Tchouchisme, car il les loue sans réserve pour leur doctrine. (1)

C) L'Ecole de Lou Kieou-yuen |^ % JJj||.

Parallèlement à l'école de Tchou Hi ^ H, prit naissance une école qui eut du renom sous les Ming R^ et même sous la dernière dynastie, elle est connue en littérature sous le nom de "Ecole de Lou |Ê| Wang 3£", du nom de ses deux Patrons les plus célèbres, Lou Kieou-yuen g X M et Wang Yang-ming ï j| B^. Au début, la divergence d'opinion roula seulement sur le différent mode d'expliquer le fameux texte de Tcheou Toen-i JD J£ g}: Ou-ki eul T:ai-ki ^ ft ÏÏff ic g. Lou Kieou-yuen |§? jl Jg| l'expliqua à la manière taoïste, c'est-à-dire: La production de l'univers fut procédée du Néant Ou 4&, et du Néant sortit spontanément le T'ai-ki ^C §, cause plus immédiate de tous les êtres. Donc Ou-ki eul T'ai-ki S S IJ i S se devait traduire par la phrase suivante: Sorti du Néant, il devint le Grand Extrême.

Tchou Hi fc 9ft rejetait cette interprétation, et disait: Cette expression ne veut pas dire qu'avant le T'ai-ki ;fc $jj* il y eut le Néant absolu, mais seulement le Néant relatif ou le Non-être relatif, qui serait plus justement nommé la grande raréfaction, la grande subtilité, parce que les atomes étaient alors imperceptibles aux sens. Dans ce non-être relatif, extrêmement ténu et subtil, résidait le T'ai-ki -Jk S, c'est-à-dire le Li ïj|, la forme, le mouvement inhérent à la matière. Donc cette phrase de Tcheou Toen-i M î£ Sî signifie : Il fut un temps où le T'ai-ki -jk $L qui maintenant se manifeste à nous par la matière condensée, dans les êtres corporels et sensibles, se tenait encore caché dans la matière invisible et sans forme.

Nous verrons plus tard que Wang Yang-ming 3Î % 0^, le second chef de cette école, fut attaqué par le lettré Lô Tchengngan j|l JE JS, 1465-1547, qui lui reprochait victorieusement sa

(1) Cf. Gnié-se-che-che-lio. Liv. IX. p. 14.

théorie taoïste sur l'origine du monde.

Lou Kieou-yuen |>£ X M.

Prénom Tse-tsing ^f 8JÈ, naquit à Kin-k'i 4& |nif du /''omtcheou-fou |te #| $f, au Kiang-si frl fi. H fut admis au doctorat pendant la période K'ien-tao 1}fc j|t, 1165-1173, puis il tint école à Ngo-hou #§ $)]. Son frère aîné A,m* Kieou-ling gi A ffî était chef des lettrés à Ts'iuen-tcheou & )'\], leurs contemporains les désignaient souvent sous le nom de Eul Lou ZL |^ : Les Deux /,<w.

Lou Kieou-yuen |£§ A Si alla visiter Tchou Ili ifc $(, quand ce dernier était préfet de Nan-h'ang ïfâ Jj£, il fit même un voyage en barque avec lui jusqu'à Pé-lou-chan É3 J$L \U-

Dans la suite Lou Kieou-yuen |>fe A iH3 alla se fixer à Koei- 'c'1 jft $i, dans la préfecture de Koang-sin-fou ^ 1g jïï au ^oeitcheou j|; j'H. Il habitait près d'une montagne, qui par sa forme rappelait grossièrement la figure d'un éléphant, il la nomma Siaugchan ^ [i|, du nom de cet animal, et s'intitula dès lors Siangchan-sien-cheng ^ iJj >fc ^ : le Maître de Siang-chan.

A deux reprises il écrivit a Tchou III fc Jjfc, pour combattre son interprétation du texte de Tcheou Toen-i J§) ${ K< que nous venons de citer, et formula son opinion, comme nous l'avons exposée ci-dessus.

Son influence fut très considérable sur le mouvement littéraire de l'époque, ses disciples se chiffrèrent par plusieurs milliers, et il écrivit bon nombre d'ouvrages alors fort appréciés.

Son nom posthume est Wen-ngan ~$£ -^ (1).

(1) Cf. lliao-tcheng-chang-yeou-lou. l.iv. XIX. p. 14.

(inié-se-cfie-che-îio. I.iv. X. p. 39.

l al

ARTICLE VIII

LES LÏAO M' LES KIN jk ET LES YUEN 7C'

Page 1