I. Les Liao JE
Les Mandchoux K'i-tan ^ fl- prirent le nom de Liao jg, à partir de 947. L'empereur T'ien-tsoa ^ îjfë fut capturé et tué ar les Kin ^ du Liao-tong M M en 1124; son successeur Tésong ^§ 9^ s'enfuit au Tibet avec son armée; cette peuplade prit alors le nom de Si Liao Hf ij? au Liao d'Occident, jusqu'en J201, époque où la dynastie fut éteinte.
Voici les principaux lettrés de cette dynastie.
1° Siao Han-kia-nou |f -ff % jfc, prénom Hieou-kien f;fc H, de Nié-ts'e-pou '/§ |flj $|$. Dès sa jeunesse il se distingua par son amour pour les lettres, il alla étudier à Nan-chan ~fâ \U et devint in érudit de premier ordre, très versé dans la littérature chinoise et mandchoue. Sous Cheng-tsong H r£, 983-1030, il fut officier à la cour, remplit l'office de censeur et fut admis dans le corps académique. Il est compté parmi les plus remarquables historiographes (1).
2° Wang Ting 3: 7B1, prénom Hiu-tchong ^ +> de TchouotcJieou ^c J}\], au Tche-li OË $f. Il fut promu au doctorat sous le règne de Tao-tsong jH ^, 1655-1101, puis devint académicien. Un jour qu'il était ivre, il se prit de dispute avec quelques-uns des grands dignitaires, les injuria et fut envoyé en disgrâce à Tchentcheou |ji '}[\. Quelques années après, l'empereur lui donna de nouveau une charge officielle, et il mourut en 1106 (2).
3° Yé-liu Tchao M # A3, prénom Chou-ning j& W, fut un littérateur de talent, mais il fut englobé dans la disgrâce de son frère aîné sous le règne de Cheng-tsong H ^, pendant la période T'ong-houo $£ fp 983-1012, et se retira à Si-pé-vou M 4b $$• Un des officiers de la cour, nommé Siao Ta-ian 5jf j| f|, demanda
(1) Cf. Gnié-se-che-che-lio. Liv. XI. p. 2.
(2) Cf. Tch'é-hio-pei-tsoan (Tchong) M * H M ('lJ) Liv. X. p. 19.
et obtint sa grâce, mais on ne put le décider à accepter un office mandarinal. Pendant la période K'ai-t'ai ?% ^ 4012-1025, au cours d'une chasse, une bête sauvage le frappa à mort d'un coup de corne (1).
4° Lieou Hoei 3) $|C, littérateur éminent, passa son doctorat avec succès en 1096, puis devint premier assistant au Ministère des Rites, et historiographe du palais (2).
5° Yé-liu Mong-kien JB flt jËL ffi, prénom Fou-i 'fê. %. Sous le règne de T'ien-tsou-ti 3R W & 1101-1120, il composa 20 stances funèbres à l'occasion de la mort du prince héritier. Dans un mémoire adressé à l'empereur, il le priait de nommer un comité de savants pour travailler à la rédaction de l'histoire officielle des Liao *§.
Lui-même fut chargé de ce travail, et il rédigea l'histoire de la dynastie en utilisant les documents consignés déjà dans les recueils historiques de Yé-liu Hô-lou Jffi flt %fc lift, Ou Tchen t% ï£ et Hieou Ko f^c ;)§. Il remplit les charges de Grand Tuteur, et d'Inspecteur général à Kao-tcheou ~0j )'\\. Il se montra très zélé pour l'établissement des écoles (3).
6° Yé-liu Kou-yu JR #: "& », prénom Kieou-kien $| M, natif de Lou-yuen-pou -^ |^ £fl, était fils de A Kou-ts'i fPÎ "éf ^. A l'époque T'ong-houo gt fa 983-1012, il était Grand Tuteur. 11 donna sa démission et devint roi de Nan-yuen ]§ |^. Il fut un lettré plein de talent et d'érudition, qui travailla à réunir les documents pour la rédaction de l'histoire des Liao ^ (4).
Parmi tous ces érudits, l'histoire n'en signale aucun qui fut partisan des nouvelles doctrines, qui commençaient à se répandre dans les régions du Sud.