II. Les liin g il ir»-r>:tl
Les Kin &} Tartares du Liao-tong àg M, à partir de 1115,
(1 Cf. Tch'é-hio-pei-tsoan (Tchong) # $ tfff # (i|j) F.iv. X. p. 18.
(2) Cf. id. p. 19.
(3) Cf. id. p. 19.
(4) Cf. id. p. 18.
établirent leur capitale à Hoei-ning #e^ (ville actuelle de K'aiyuen-hien |ffj yt 8?, au Liao-tong MM)- En il 52 elle fut transférée à Ta-hing jt J|, actuellement Pé-hing.
La dynastie fut éteinte par les Yuen yt, Mongols, en 4234. Pendant cette période on compte un grand nombre d'hommes qui se rendirent célèbres dans les lettres. Bien peu, comme nous allons le voir, eurent connaissance des nouvelles doctrines philosophiques enseignées par les lettrés des Song du Sud.
4° Les deux lettrés Ou J%, Ts'ai ig.
a) Ou Ki i?l $ft prénom Yen-hao 0 % était originaire de Kien-tcheou |Ë >}\\. Envoyé en ambassade à la cour des Kin ^, au Liao-tong j|e %, il y resta et fut nommé préfet de Chentcheou $c ffl. Il n'en bénéficia pas longtemps, car il mourut trois jours seulement après son entrée en charge. Son nom de plume était Tong-chan M Ûi, et ses œuvres sont intitulées: Tong-chantsi M \U %, en 40 livres (4).
b) Ts'ai Song-nien ^ ^ 4£, prénom Pé-hien fÉJ BL vivait à la fin des Kin &; il fit sa soumission aux Mongols Yuen y£, et devint Président du Ministère des Rites, puis ministre en 4458. Il reçut le titre de Duc de Wei-kouo % (U et mourut en 4 459. Ces deux littérateurs et poètes ont donné leur nom à un genre littéraire connu sous le nom de Ou Ts'ai-t'i ^ ^ $|, le "Genre Ou Ts'ai" (2).
2° Les deux lettrés Tang %, Tchao Jg.
a) Tang Hoai-ing ^ |g Jï, prénom Che-hiè ^t $t, habitait à Fong-yu % #îî< Quand son père mourut à T'ai-ngan ^ ^c, où il remplissait une charge mandarinale, Tang Hoai-ing ^ {g $ï alla habiter cette ville. Promu au doctorat en 4470, il fut admis ensuite au nombre des académiciens et travailla à la rédaction de l'histoire des Kin ^, en collaboration avec Tchao Fong j|ft JH, et cinq autres lettrés. Très habile calligraphe, il passait aussi pour
(i) Cf. Tchlé-hio-pei-tsoan (Tchong). Liv. X. p. 19.
(2) Cf. id. „
le premier littérateur de son temps. Il mourut en 1211 (1).
h) Tchao Fong M M, eut deux prénoms : Wcn-jou # Sf et Hoang-chan % ]\\, \\ était du paj's de Tong-ping ^ *£.
Reçu au doctorat et 1182, il devint assistant du Ministère des Rites, c'était aussi un habile calligraphe, qui excellait dans tous les genres d'écriture. Ses œuvres sont intitulées Hoang-clian-tsi
Vi lil ft.
7Ymg Hoai-ing % f£ î£ et Tchao Fong fS. 8t étaient les deux littérateurs marquants de leur époque, leurs contemporains associaient leurs noms et les appelaient : Tang Tchao $ $ï (2).
3° Les i gradués Li ^.
Li Hien-neng ^ /^ fît, prénom iCin-chou $ft ,$, du Hotchong jpj 4": il obtint son degré de docteur en 1214, le même jour que ses trois cousins Li Ifien-k'ing $ $R #]l, Li Ilien-tch'eng ^ j$j H et Li Rien-fou $ $£ "tfjf. Ces quatre lettrés se rendirent tous célèbres par leur érudition et leurs contemporains les appelaient : Les Quatre gradués Li ^, en mot à mot: Les Quatre Li $ aux fleurs de cannelier, allusion à une superstition des païens chinois, qui prétendent que les gradués font passer dans leur style quelque chose de la douce senteur des fleurs du cannelier, qu'ils auraient
s en don de l'esprit lunaire. D'après une autre légende les canneliers forment d'agréables vergers sur le sol lunaire (3).
4° Les autres érudits marquants.
1° lîan Fang $$ (#>, prénom Kong-mei & l£, originaire de Yen-king #Jj M (Pé-kin). Après avoir subi avec succès les épreuves de son doctorat en 1112, il fut chargé d'une ambassade pour la cour de Corée, et devint Président du Ministère des Rites. Admis ensuite dans le corps des Académiciens, il travailla au Ministère des Archives, pour la rédaction de l'Histoire des Kin $>. A la fin
(1) Cf. Tch'é-hio-pei-tsoan (Tchong). Liv. X. p. L9.
(2) Cf. id. „ „
(3) Cf. id. p. 21.
Recherches. Tom. XII. 1186-1187.
de sa carrière, il fut nommé ministre et duc de Y un houo îpp H. Sa mort arriva pendant la période T(ien-té Ji fë 1149-1153 (1).
2° Ts'ai Koei ^ ^, prénom Tcheng-fou JE "#, il était fils e Ts'ai Song-nien ^ ^ £f. Après les épreuves du doctorat il eçut la charge d'assistant au Ministère des Rites. Ses ouvrages sont les suivants: Nan-pé-che-tche ]S 4b *£ ^, 30 livres; Siukin-i-wen-po-wei i ÉliS^ 40 livres; Pou-tcheng-choeiking H JE ?R |S ° chapitres; Tsin-yang-tche § |§ ^f, 12 livres; Wen-tsi j$C ^jl, 55 livres (2).
3° Ma Ting-kouo J|J g, prénom Tse-h'ing ^ #)], habitant de Jen-p'ing ^ ^p. Littérateur et poète, un jour après boire, il composa une méchante épigramme contre le gouvernement, ce méfait le fit tomber en disgrâce, ceci se passait pendant la période Siuen-houo jif fp, 1119-1126. Il dédia une de ses poésies à Lieou Yu #J Hl, roi de Ts'i fÇ, 1131-1137; ce prince le prit en affection et le nomma censeur. Ma Ting-kouo JH 5e El. qui avait le rang d'académicien, fut l'auteur de plusieurs ouvrages (3).
4° Jen Siun {£ Jflj, fils de Jen Koei {£ j=f, naquit à K'ien tcheou |ij >}\], puis vint habiter Kiun-che ïpi TfT , son prénom était Kiun-mou 3ÊÎ |j|. Au talent de littérateur il joignait celui de calligraphe et de dessinateur. Honoré du titre de docteur et de la dignité de censeur à la cour de Pé-kin, il donna sa démission et termina ses jours dans son pays natal (4\
5° Tchao K'o jg "5f, prénom Hien-tche gf £., habita Kaop'ing "j^ Zfi. Il fut promu au doctorat en 1154, devint membre de l'académie et rédacteur officiel des édits impériaux. L'ouvrage qu'il laissa porte le titre de Yu-fong-san-jen-tsi 3£ JtÉ |$C À H (5).
6° Kouo Tch'ang-ts'ien fft -ft |r , prénom Man-ts'ien «g fjf , du pays de Wen-teng ~$£ 3£- Docteur en 1156, il remplit l'office
(1) Cf. Tchlé-hio-pei-tsoan (Tchong) Liv. X. p. 19.
(2) Cf. id. ,,
(3) Cf. id. »' »
(4) Cf. id.
(5) Cf. id. >, . »
d'assesseur au Ministère des Rites, et écrivit les ouvrages : Chekiué-ming-tch'oan fi lk l,ij 1W : Kocn-luen-tsi jg $ #4. Il fut fortement imprégné d'idées taoïstes et bouddhistes (1).
lù Siao Yong-k'i Jj;f tK ipJi était un habitant de Lô-yang $| |||, son premier nom fut Siao Fou-li |f 'à* JL et son prénom Kingchoen ^1$. A part son érudition dans la littérature chinoise, il était très versé dans la littérature mandchoue. Pendant qu'il remplissait l'office de préfet de Koang-ning J^i %, Yé*liu Kou Iffi \\\ [H, historiographe des Liao jg, le manda comme collaborateur pour la rédaction de son histoire officielle.
Yc-liu Kou JfR $L \ÏÏ\ étant mort avant la fin de ce travail, ce fut Siao Yong-k'i %% ?Jc jjîjt qui le termina. Liang ^, roi de Mailing M !§£, 4449-1161, le prit à son service; il mourut quelques années après son admission à l'académie (2).
8° Hou Li #j ffl, né à Ou-ngan 5Ç #, du Ts'e-tcheou fâ jfl, son prénom était Yuen-hoa y£ ft- U se fit une grande réputation de savoir. Emmené en captivité parles armées des Kin ^, il était à la capitale Pékin, quand elle fut assiégée et prise à la fin des Kin ^. Il se cacha dans la pagode Hiang-chan-se § ll| ^j-> où il fut reconnu par le lettré Han Fang $£ $;, de Pé-kin, qui l'emmena chez lui et lui donna une généreuse hospitalité. Il admirai^surtout l'étonnante facilité, avec laquelle il composait ses pièces de poésie. Docteur de la période T'ien-hoei 3£ ff, 112 '-1 137, il fut nommé inspecteur à Ting-tcheou '/]i j]] et fonda un grand nombre de nouvelles écoles pour l'instruction de la jeunesse. Sous le règne de Ifai-ling-wang $ |§| 3î, monté sur le trône en 1149, il fut admis dans l'assemblée des académiciens et nommé Président du Ministère de la Justice. Il accompagna H ai- lin g -w an g M [^ 3E à Pien-liang f%f ^ au Ho-nan fnj ïfr, où il tomba malade et mourut (3).
9° Wang K'ing 5E £$, prénom Ou-h'ing *| gj, de Tchangtj-fou f& i§ Jff, Ho-nan fpj ]&, érudit, littérateur et calligraphe.
(1) Cf. Tch'é-hio-pei-tsoan (Tchong) F.iv. X. p. 19.
(2) Cf. id.
(3) Cf. id. p. 20.
Sous le règne de Hoei-tsong ^ 9^, 4119-1120, il obtint son double grade de licencié et de docteur, puis passa à la cour des Kin ^ et fut nommé mandarin de Ta-ning ;Jç %. Tour à tour mandarin au Ho-nei }pJ fà, assesseur au Ministère des Rites, il fut promu Président du même Ministère pendant la période T(ien-té Ji i§t, 1149-1153. Il travailla aussi au Bureau des historiographes et mourut en 1164 (1).
10° Yang Pé-jen Mi& fc, prénom Ngan-tao ^M- Docteur en 1149, académicien en 1150, il fut un des bons littérateurs du temps (2).
11° Tcheng Tse-tan ffj> ^ $)-, prénom King-choen j^ $$, de Ta-ting-fou ^c % /ft. Muni de son doctorat en 1150, il fut nommé mandarin de Tsan-hoang ^ ^. En 1157, il était reçu premier au grade d'académicien. Il fut dans la suite censeur, assistant du Ministère des Rites et historiographe. Il mourut en 1180.
12° Tcheou Ngang JU g, fils de Tcheou Pé-lou fâ fà f|, docteur de la période Ta-ting ^ % (1161-1189). Il était originaire de Tcheng-ting ïfL /£ et avait pour prénom Té-k'ing j§[ Jjjjjp. Admis au rang de docteur et nommé censeur, il tomba en défaveur, vécut une dizaine d'années dans son exil à Tong-hai Jfc ji|, puis rentra à la cour où il fut mis au nombre des académiciens. Il fut tué lors du siège de la capitale pendant la période Ta-ngan -fc # 1209-1212 (3).
13° Wang Ting-yun 3: JE 3ft, prénom Tse-toan ^ y$), du Ho-tong jpj j|f, littérateur, érudit, paysagiste et spécialiste pour le dessin des bambous. Docteur en 1176, juge à Ngen-tcheou JH )\], académicien en 1194, il mourut en 1202. II laissa deux ouvrages: Tsiu-pién Jjg p)f. en 10 livres; Wen-tsi ^ ^ en 40 livres (4).
14° Lieou Ts'ong-i glj |£ U, prénom Yun-h'ing H JjgJ, natif de Hoen-yuen \% Jg. Poète et littérateur remarquable. Docteur
(1) Cf. Tchlé-hio-pei-tsoan (Tchong) Liv. X. p. 20.
(2) Cf. id. „ ,i
(3) Cf. id. " ,,
(4) Cf. id.
en 1 109, censeur, préfet de Ex (Yé) bien |g JS, il mourut un mois après son admission à l'académie. 11 fut l'auteur du P'ong-men~
15" Lîu Tchong-fou g 4* -p, prénom Sin-tch'en fë \\i, de Nan-hong ifj ^, au Ki-tcheou % j\\. fut l'auteur du Ts' ing- tchang -
tsi \ Son ami intime était Tchang Kien 'jj| §i de P'om-
tch'eng iïfï }$, chef des lettrés à Kiang-tcheou #£ ffi, en 1190. st la seule donnée historique qui nous reste pour fixer L'époque où il vécut (2).
16° Li Choen~fou 2jS ^ ||j\ prénom Tche-fou £ ]|j\ habitait Siang-in |g [£ au Hong-tcheou % ffl, son auteur favori était le Tsouo-tch'oan È 1W de Tsouo K'icou-miiig £. 1$ BJ]. Docteur en 1197, mandarin sous le règne de Tchang -isong v- ',]< et son successeur, il donna sa démission quand Siucn-txong j'F ^ transféra sa capitale à Pien-liang )\: Se. Il revint à la cour quelques années après, fut nommé académicien et mourut vers la lin de la période Tcheng-ta JE ;Jc, d 224-1232.
Ce lettré fut tout particulièrement alïectionné aux doctrines bouddhistes. Il composa un ouvrage Nei-hao I^J 3;, <>ù il traite du Bouddhisme et du Taoïsme. Son autre ouvrage Wai-kao #\> K est relatif à la littérature et à la doctrine des lettrés (3).
17° Wang yu 3E î$, prénom Fei-pé Jjvs f È , habitant de '/«hing ^ Si (Pékin). Il fut à la fois un poète remarquable et un littérateur de grande valeur. Pour le style il avait adopté le genre de Licou Têong-yuen 1°)|l ^ 7C ; en poésie, il avait imité le genre /./ T'ai-pc ^ -}< El. H mourut en 1122, pendant une sortie qu'il tenta à la tète d'un corps d'assiégés, pour s'évader de la ville de Pien-liang \\: Se. Il a laissé' un ouvrage intitulé: Waiig-tsesiao-tch'oan 3: -"(- 'h %■ .'■
18° Song Kieou-hia 5fi A if,-, disciple de Li Choen-fou $
(1) Cf. Tch'é-hio-pei taoan (Tchong). Liv. X. p. 20-21.
(2) Cf. ici. p. 21.
(3) Cf. id. „ „
(4) Cf. id. „ „
— SOS- IE "S» son prénom était Fei-h'ing Jfc j^f et son pays natal fut Hia-tsin jH W- Docteur en 1213, mandarin en divers postes, il fut admis au grade d'académicien et termina sa'carrière en 1233, à la fin des Kin & (1).
19° Wang Jo-hiu 3E ^ Jfi, de Kao-tch'eng 3j: j$, prénom Ts'ong-tche $£ ;£. Docteur en 1197, mandarin à Koan-tch'eng il? ifà et Men-clian P*) tij, il prit part aux travaux des historiographes. Au moment de la ruine des Kin ^, il se réfugia à Tlai-chan :j§ jlj et mourut de douleur sur un des pics du massif montagneux. Deux ouvrages nous restent de lui: Yong-fou-tsi '[ff 5^ jf|; Hounan-i-lao-tsi }}$ ]§ jg ^ ^ en 45 livres (2).
20° W<rmgf Yuen-tsié 3: 7C ®, prénom Tse-yuen ^ j£, de Honq-tclieou §/» >H1, il se nommait lui-même Soei-tcliai jg ^f. En 1151, il parvint au grade de docteur, fut juge de Mi-tcheou $g ffi, et composa un recueil de poésies intitulé: Che-tsi |^p |||.
21° Ma Kieou-tch'eou Jft A W|, prénom Tche-ki £p |g, de I-tcheou §j J)\] ; dès l'âge de 7 ans, il pouvait écrire de grands caractères en écriture cursive, on l'avait surnommé le Jeune Esprit, en raison de l'extraordinaire précocité de son talent. L'empereur Tchang-tsong ift t£, 1190-1208, fit venir à sa cour ce jeune enfant déjà littérateur et poète distingué, ses réponses aux questions que lui posa l'empereur surpassaient de beaucoup en maturité, tout ce qu'on était en droit d'attendre dans un âge si tendre. Plus tard il fit une étude spéciale du livre des Mutations, et étudia minutieusement les explications données par le philosophe Chao Yong flft li dans ses commentaires. 11 fut un des partisans de la nouvelle Ecole philosophique, qui prenait alors naissance dans le Sud.
Licencié en 1222, docteur en 1224, il fut fait prisonnier par les Mongols, emmené captif à Koang-p'ing Jt ^£, où il tomba malade et mourut (3).
(1) Cf. Tch'é-hio-pei-tsoan (Tchong) Liv. X. p. 21,
(2) Cf. id. »,
(3) Cf. id. », ».
22° Yuen Hao-wen yt $f |S] eut deux prénoms: Yu-tche$t 2. et J-chan ^g |Jj , il était originaire de Sieou-yong $} ^f. du Tai-i/uoi-fou Jt J% Jff. En 1221, il passa brillamment ses examens pour les grades académiques. Sa réputation comme littérateur était telle qu'on lui donna le surnom de Yuen Tsai-tse yt Z% :f, le célèbre Yuen. Académicien en 1232, il se retira dos affaires après la chute des Kin ^. Pendant 30 années Yuen Haowen 7L if ["] fut considéré comme le Maître de tous les hommes de lettres de l'époque. Ses ouvrages sont fort nombreux; voici les principaux : Tou-che-hio ^t ff ^, 1 livre. — Tong-p'ouo-che-i/a 'Ai ftfe "îiJF JB 3 livres. — Kin-ki ffi $|, 1 livre. — Che~weri~tse-king f$ $ S f , 10 livres.— Tchong-tcheou-tsi 4» j'\] îfe, 100 livres, etc. etc (1).
Deux événements concoururent au progrès de la littérature et des idées philosophiques chez les Tartares Kin ^. D'abord ils s'emparèrent des principaux ouvrages conservés dans les bibliothèques des Liao j§, après avoir soumis cette peuplade en 1124. Secondement la prise de la capitale des Song du Nord, en 1127, leur livra tous les ouvrages d'histoire, de philosophie et de littérature. Ils emmenèrent au Nord un grand nombre de lettrés célèbres, d'autres s'y rendirent volontairement, dès qu'on eut l'assurance que les souverains des Kin ^ favorisaient les lettres. De la sorte les études littéraires devinrent de plus en plus florissantes. L'empereur Hi-tsong PB 9^, 1138 à 1149, fit un sacrifice à Confucius.
Le mouvement littéraire continua sous les règnes de Che-tsong f£ t£, et de Tchang-tsong y': 9^, mais à part Ma Kieou-tch'eou /ft A N3 et quelques autres rares lettrés, toute cette pléiade de savants suivait les principes de la vieille Ecole des T'ang jjj, assaisonnée d'idées taoïstes et bouddhistes. La nouvelle Ecole des philosophes athées des Song ^ ne semble pas avoir pris de développement sérieux dans tous les pays du Nord, avant la chute des Tartares Kin £ en 1235 (2).
(1) (T. Tch'é-hio-pei-taoan (Tchong) Liv. X. p. 21.
Tche-na-wen-hio-che (Ilia-pien)* p 20—21.
(2) Cf. Tche-na-wen-hio-che (Hia-pien). p. 20.