‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 69 sur 87 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

Après avoir donné l'Historique du Jou-kiao et un aperçu synthétique du Néo-Confucéisme ou Tchouchisme, nous allons maintenant passer en revue les principaux modes de propagande, employés pour le faire pénétrer dans les masses populaires. Entre tous l'imagerie a joué le plus grand rôle pour populariser cette doctrine. L'imagerie est comme la photographie de la pensée; c'est la concrétisation visible d'une théorie abstraite. Le Chinois raisonne peu, il n'est pas philosophe, il voit souvent les choses par leur petit côté, il aime à voir les images, comme les enfants. Les Taoïstes et les bonzes trouvent là un moyen des plus efficaces pour la propagande de leurs doctrines. Les Confucéistes, eux

aussi, ont leur imagerie classique, pour mettre à la portée dû peuple leurs théories guindées, pharisaïques, en les incarnant, pour ainsi parler, dans des types historiques de leur caste.

J'entre ici dans le cœur de mon sujet, en donnant de nombreux spécimens de ces peintures populaires, avec les légendes ci-jointes. Ces traits historiques fossiles peignent les lettrés au vif, et si je ne craignais d'une expression trop vulgaire, je dirais volontiers qu'ils "suent le Confucéisme". Presque constamment, le naturel y est sacrifié à la pose.

ARTICLE I

Page 1