‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 71 sur 87 · e Exemple · texte numérisé non relu

e Exemple

— Kiang Ko £t $ —

Sous la dynastie des llan Postérieurs, Kiang Ko JX ¥* tout

jeune encore, perdit son père. Ce fut alors que survint la grande rébellion qui mit la Chine an pillage. Kiang Ko j |". 'Y'- se sauva avec sa mère ; bien souvent ils rencontrèrent des brigands sur leur chemin, le jeune homme se jetait à leurs genoux, pour les supplier de ne pas tuer sa mère; quand celle-ci était trop fatiguée, il la

(i) Koang-je-ki-kou-che (Hia-kiuen) }ft 0 !E # * (T #) P- 3.

Fig. 164

-lou disciple de Confucius, allait acheter fort loin le riz qui devait servir de subsistance à ses parent!

Fig. 165

Kiang Ko sauve sa mère des mains des brigands.

portait sur son dos. Finalement il se constitua domestique d'un richard, pour gagner quelque argent, grâce auquel il put arriver à la nourrir.

Après qu'elle fut morte, Kiang Ko fc ^ s'installa près du tombeau de ses parents, et garda le deuil toute sa vie. Son pays natal était Ling-tche B& rg. Il passa avec succès ses examens pour la licence, et devint censeur (1).

24e Exemple.

— Ts'ai Choen %ji jf . —

Son pays natal fut Jou-nan J£ ^, son prénom était Kiuntchong |î (#. Dès son bas âge il allait ramasser du bois de chauffage qu'il rapportait à sa mère. Un jour qu'il tardait de revenir, sa mère se mordit le doigt; Ts'ai Choen ^ )lg éprouva un mal subit et se disposa à rentrer. Sur la route il rencontra les "brigands aux sourcils rouges"; c'était le sobriquet qu'on donnait alors aux partisans de Fan-tchong, qui avait fait peindre en rouge les sourcils de ses soldats (2). L'enfant portait deux paniers remplis de baies de mûrier, l'un contenait des baies mûres et toute noires, l'autre était plein de mûres encore rouges. Fan-tchong intrigué, lui en demanda la raison. "Les mûres noires sont pour ma mère, reprit Ts'ai Choen ^ )l|fj, les rouges sont pour moi". Le général admira cet acte de piété filiale chez un si jeune enfant; il commanda qu'on lui donnât un jambon et trois mesures de riz.

Après la mort de sa mère, le cercueil était exposé dans la maison, en attendant le jour fixé pour les obsèques. Le feu prit chez les voisins, Ts'ai Choen ^ ]l|j se coucha en pleurant sur le cercueil de sa mère. Les bâtiments voisins furent réduits en cendres, mais la flamme épargna la maison de ce jeune homme si rempli de piété filiale. On voulut lui accorder le grade de licencié, il refusa; il mourut à l'âge de 80 ans (3).

(J) Hiao-tcheng-chang-yeou-Iou fâ JE $f "jfC &k>

(2) Fan-tchong à la tète de ses recrues livra bataille aux généraux de Wang-mang, et les défit, en l'an 22 ap. J-C.

(3) Hiao-tcheng-chang-yeou-îou J& JE -ffr "fc §$ Liv. 18. p. 1.

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