II. l*î»ys iinfal de I-ao-lse
Les historiens et les géographes désignent prestpie tous la ville de Lou-i-hien ^ e, lllf, au Ho-nan, comme le pa}'s natal de Lao-tse. T>onglemps cette xille fit partie du territoire de ]'o-tcheou 1% ll'j, au Ngan-hoei '/x M '• 'le '<^ \ient une divergence, plus apparente que réelle, entre les chronic|ueurs.
(1) Zottoli, Cursus litteia tui'îï> sinic». T. II, p. 24.
Ije P. Wieser lui-mêmo, influencé d'abord par certaines opinions avancées suns preuves suffisantes, a reconnu dans ses derniers ouvrages que Lao-tse, plus âsé que C'onfucius, avait cependant été son contemporain. Cf, Histoire des croyances religieuses, p. 143.
ART. II. — A QUELLE EPOQUE VECUT LAO-TSE
La dernière édition des Annales de Po-tcheou, sous K'anghi, admet que le lieu de naissance de Lao-tse est à 4.") H ù l'Ouest, au lieu connu dans tout le pa}S sous le nom de Tai-ts'ing-kong ■ic 'M 's'- Les différentes positions occupées par la ville de Potcheou et les limites de son territoire sont consignées dans les vieilles Annales de la \ille, Liv. I, p. 17-43; Liv. 19, p. '■]■'•> à 40; Liv. 20 p. 1-20.
Il ressort de ces longues explications que le territoire de Lou-idiien fut très-longtemps dépendant de Po-tcheou. C'est pour ce motif cpie les historiens officiels mentionnent toujcnirs la \ille de Po-tcheou comme but des j^èlerinages au tombeau de Lao-tse. Là se rendirent les empereurs qui offrirent des sacrifices en son honneur.
Dans les Annales de Po-tchecm, Liw \. p. .i4 à ôb, on trouvera le tableau chronologique de toutes ces \ariations.
Ayant visité personnellement ce ])a}'s, nous croyons utile d"indi(iuer l'état actuel des choses, en Tannée 1922.
V^oici la topographie actuelle de ces lieux, assignés à la naissance et au tombeau de Lao-tse, et au tombeau de sa mère.
Fong-kiâO
Ho nan
Le tombeau de la mère de Lao-tse se trouve à "> li Est de la ville de Lou-i-hicn. Le lieu de naissance, le tombeau de Lao-tse et sa pagode T'ai-ts'ing kong }: jpf 'gj" sont à ^'^ li Est de Lou-i-hien et à '■>') li Ouest de l'o-tcheou.
Nous devons à l'obligeance du R. P. Grimaldi, missionnaire S. J. au In-tcheou-fou, la photographie de la statue colossale
(>0 CIIAP. II. — LAO-TSli APRES CONFUCÏUS.
(le Lao-tse. dans la pag'ode de T'ai-ts'ing-kong". Devant la pagode est fixée en terre une grosse l>arre de fer. de 1 mètre et quelques centimètres de hauteur. La légende raconte (|ue c'est le bâton du vieux philosoi)he. Assurément il devait a\()ir le bras solide, pour nuuKeuvrer avec aisance une pareille masse!