‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 5)Chapitre 39 sur 100 · ART. VI. — LAO-TSE ET KO HIUEN · texte numérisé non relu

ART. VI. — LAO-TSE ET KO HIUEN

:k. M A> et s'est incarné clans ta famille; cet enfant qui va naître est prédestiné à une glorieuse carrière. Ko Hiuen était doué d'une intelligence supérieure, mais ses parents moururent alors qu'il était encore dans l'adolescence, et il entra dans l'un des monastères taoïstes de Mao-chan ^ lL|. où il l'ut initié â toutes les rêveries taoïstes. Il eut pour maitre le tao-che Tsouo Tse ,^ ^,, l'inspirateur du Néo-taoïsme, qui lui donna à étudier le traité Kieou tan kin-yé Sien-king A :?}" ^ 'M flll M.- Il se mit alors à chasser les dialdes et à guérir les maladies par tous les moyens cabalistiques en usage dans la secte: incantations, talismans, etc. ; puis il s'appliqua aux méthodes indiquées pour le prologement de la vie: régime, massage, aérothérapie, gymnastique respiratoire et autres.

Le Yun ki ts'i ts'îen "Ê- ^ -{l ^ nous apprend qu'il fut un des protégés de Suen Kiuen ^^ ^i^, qui se fit proclamer empereur de Ou ^ en 229 ap. J.-C, et régna jusqu'en 252 à Nan-king. Il fit construire un temple taoïste dans sa capitale et en confia l'administration à Ko Hiuen. Ce tao-che fut aussi en relations avec le bonze indien Tchou Fa-lien ^ -^ |[(f et le bonze chinois Che Tao-wei f^ jU f|^. Pendant la période Tcheou (2-)8-2.')0). Ko Hiuen se retira sur les montagnes de T'ien t'ai-hien ^% -^ ^^. au Tché kiang, et se posa comme visionnaire, favorisé des apparitions de Lao-tse, et dépositaire d'écrits sacrés reçus du Ciel pour l'instruction des hommes. — Voici maintenant le résumé de quel(|ues-unes de ces légendes.

Lao-tse, accompagné de T'ai-ki tchen-jen J^c fe ^ A- surnommé San-tong fa-che ^ -j^ j^ fi||j, alias Siu Lai-li f^ ^ fjj, et ■d'une multitude de génies célestes, descendit sur les montagnes de T'ien-t'ai-chan, au Tché-kiang, et commanda à l'un de ses intendants. Wang Se-tchen 3F. ,@, ^, de remettre à Ko Hiuen : 1° les 3G sections du Canon taoïste ; 2" Chang-ts'ing tchai-fa J^ in 0 '&^ Méthode de méditation taoïste: o° San lou ts'i pin tchai-fa ^ ^ -t, m M i^^ Cérémonial pour toutes les prières rituelles, soit au bénéfice des souverains et de la famille impériale, soit pour les fonctitjnnaires ou les gens du i)eu])le, soit pour les vivants ou les morts.

(Dans la nouvelle édition du Canon taoïste, T. 343, N" 671, (649 Wieger) K. r^, p. 3-4; Tome 111, N° 223, K. J^, p. 15, on trouve la classification complète des 28 espèces de cérémonies Tchai ^: Eul-che-pa p'in tchai H + A pp :É"J — ^° K"iuen-kiai fa-luen king ||fj ^ f^ |j^ ^, 45 Kiuen; 5° Ou-liang t'ong-miao tchoan chen j(m-ting-king M M M iP '^$ ^^ A S $M : etc. En tout, 23 ouvrages, plus 10 gloses: ce fut le second dépôt des écritures révélées cjue le Taoïsme dégénéré prétendit avoir reçues du Ciel. (1).

Lao-tse lui-même daigna lui donner le traité T'ai-changkan-ing-pien -i: ^ iM. M M' ^^ '^^ promit qu'il monterait au Ciel dès que ses mérites atteindraient le nombre de trois mille.

Dans le temple T'ongvpé-koan ^ ;j^ f^ à T'ien-fai-chan, on peut voir le temple Fa lucn yuen f^ ^ |^. où les génies des Cieux accompagnant Lao-tse remirent à Ko Hiuen les livres inspirés. (2).

L'année Ou-ou jrJc ^, la lèie année de la période Tché-ou ff M (238 ap. J.-C.)^ le 1"^^'" de la X*^ lune, Lao-tse envo}'a Ti-che -^ 7p (Indra) porter à Ko sien wong ^ f[(j ^ un certificat officiel, par lequel il était promu à la dignité transcendante de T'ai ki tsouo sien wong "i: fe é fllj m- ^-^s génies du cortège lui apportaient un chapeau, un costume complet, des drapeaux, et un char traîné par des dragons lui était préparé. L'investiture lui donnait juridiction sur tous les rois des diables, et 500 Yuniu 3i "^ (bayadères) célestes étaient mises à son ser\ice. Une auréole de gloire resplendit au-dessus de sa tête. Il monta sur le char, et partit visiter les !) palais du Ciel Chang-ts'ing J^ |f|*

(1) Le Ifr dépôt des livres révélés avait été donné à Wang Pao 3E M par Lao-tse lui-même, puis, trois siècles après, il fui apporté du Ciel à la voyante Wei Hoa-ts'uen ^ ^ '^~, morte en 334 ap. J.-C'., par Wang Pao 3E ^ qui vivait sur terre de 30 à 60 ap. J.-C. Wei Hoa-tsuen avait transmis ce dépôt sacré au tao-che Yang Ht i^ ^, mort en 38 6. Cf. Chen-sien t'ong kien, K. IX, art. III, p. 2-3 ; K. XV, art. I, p. 4.

(2) Hoen yuen cheng ki, K. YII, p. 2S, 29, 30.

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