IV. Mou-hoa tsing -^ ft
Vers le milieu de la dynastie des TsMng ;p|, dans un village près de Hiang-chan ^ [Jj, à environ 70 li S. O. de Sou-tcheou, au Kiang-sou, vivaient une femme et sa iille, âgée de 16 à 17 ans.. Cette dernière vint à mourir. Sa mère, inconsolable, pria le menuisier son voisin de lui sculpter une petite statuette haute d'un peu plus d'un [)ied, pour lui rappeler le sou\ enir de la jeune morte. Chaque jour elle se prosternait de\ant la petite statue en répétant le nom de sa Iille. Au bout d'un certain temps, la statue lit des prodiges, et mit le trouble dans le voisinage; aussi, quand la mère lut morte, le propriétaire de la maison jeta la statuette dans le canal. Un homme la retrouva sur le bord et l'emporta chez lui: les i)rodiges recommencèrent, et de nouxcau ou la jeta dans le lac. Une seconde fois la statuette aborda et lut retirée de l'eau, mais ses malélices devinrent intolérables, et les paysans des environs se cotisèrent pour lui bâtir une pagode afin de l'apaiser. Puis, à la VIT' lune, on lui lit des fêtes.
Chaque famille lui érigea une tablette sous le vocable de Mou t'ai t'ai tK :i: :ic» ^e gardant bien de lui iniliger l'épithète de Mou hoa-tsing yjsc f^ .5^. Peu-à-peu l'habitude s'intmduivjt de lui brûler de l'encens, de lui allumer des bougies et de lui (dïrir les mets avant le repas. On lui construisit trois temple>: l'un à Che kiao t'en ts'uen ^ ^M¥i' P'"^'^ ^^^ Hiang-chan. un second
à Tchang-cha chaii -^ fU ^J. sur les bords du lac; un troisième à Siu heou-tchcn W P H. i^«Jii loin de Hiang-chan.
Au début du règne de Koang-siu, les maléfices se multiplièrent à tel point qu'on fit appel ou chef taoïste de Long-houchan Id !^ llj. le fameux T'icn che ^ Bjj}, Maître céleste. Il s'agissait tout simplement de s'emparer de la méchante Mou t'ai t'ai et (le purger le pays de sa présence. Le Grand Maitre taoïste loua une barque, et arriva à Hiang chan avec toute une escorte de "tao-che". On érigea un autel, de solennelles cérémonies furent accomplies avec tout l'appareil rituel., le Grand Maitre fit fabriquer une grande corbeille en bambou, revêtue d'une couverture en papier jaune, agrémentée d'inscriptions élogieuses, puis, prenant en main cette corbeille, il parcourut tous les alentours de la pagode, péchant en l'air pour ainsi dire, afin de saisir l'invisible esprit, comme on prend un papillon au filet. Soudain, un de ses suivants s'écrie: "JNIou t'ai t'ai est dans la corbeille! Elle est prise!" Le Maitre tao-che ferme immédiatement l'orifice de la corbeille, y colle une bajide de papier en guise de scellés, puis avertit les payans qu'il emporte l'importune Mou hoa-tsing ;^C ft ^ dans son monastère de Long-hou-chan |[| ^ llj.
Mais, hélas ! les vexations continuèrent de plus belle, et on dut rappeler le Maitre taoïste. Celui-ci répondit que Mou t'ai-t'ai s'était échai)pée, et qu'il était impuissant à la retenir en prison.
En 11)30. le Tang-pou 'M. ^ local a décidé que le 5 février ce culte serait détruit, les statues de Mou t'ai-t'ai brûlées, et les 3 pagodes confisquées au profit de l'Etat.
ARTICLE VIL
Temple taoïste dernier niodC'Ie.
Une courte description du Tch'eng hoang miao ij^ ^ j^, érigé récemment à Chang-hai, en Thonneur du dieu protecteur de la ville, du céleste commandant de place (temple confié aux