HOA\(;-TI. ^ W
Hoang-ti % ^, désigné par quelques auteurs sous l'appellatif de Jen-hoang-che A M 1^ : l'empereur humain, est plus souvent nommé Hien-ijuen # $â- Voici quelques détails empruntés au Chen-sien-Vong-hien ^ f llj jS Im qui nous font connaître les particularités de sa naissance.
Le père de Hoang-ti ^ ^ avait pour nom de famille Kongsuen ^h M, s^'n prénom était K'i-koen ^ M, il était gouverneur de Yeou-hiong W n^ (actuellement Ilo-nan-fou M it fft), il était d'un caractère droit et franc; son épouse Fou-pao [>(t ^ passait
(1) r.ii première rencontre de 'l'chang-tiug 5i ^ avec sou niaitre Yo '^ (Yo-wancj % 3E ou Chen-nnnçj jiitji jj'^), est racontée au long dans le Chcn-sien- Cnuj-l.-icn ff f|fl M ÎÊ liv. 12, art. '.I, ]). I.
(2) ('hen-siei)-r<»içi-lcien fli f|I| jii] i'c liv. 1, art. 8, p. 7, jus<|u'à liv. 2, art. 1, p. 5; liv. 12, art. 9. p. '.1.
Wieger. l'extes historiques, 'l'oiu \, p. 2') 'litre : Chcii-nong. Histoire de Chine (De Mailla Chen-nong.
pour une femme accomplie, et accompagnait le gouverneur dans tous ses voyages. Ils se rendirent ensemble à Heng-chan %j \[l pour visiter le tombeau de Chennong # M:, de là ils passèrent jusqu'au mausolée de Fou-ln ^ %. Un soir de printemps, on aperçut dans les cieux une lumière éclatante auréoler d'un cercle d'or la constellation de la Grande Ourse. Sous cet heureux présage les deux nobles voyageurs retournèrent dans leur principauté de Yeou-hiong ^ tê ; Fou-pao !>|t ^ reconnut qu'elle était enceinte, après vingt-quatre mois révolus elle mit au monde un enfant mâle ; comme elle se trouvait alors au Sud de ses états, près du tombeau de l'ancien Hien-yuen-che $f ^ ^, on donna au nouveau-né le nom de Hien-yuen |f ^, et son prénom fut Pé-t'ou fé ?jt. Un ensemble de criconstances fit pronostiquer sa grandeur future : au moment de sa naissance le ciel sembla se parer des plus beaux nuages; plus tard, l'enfant parut doué des plus éminentes qualités de l'esprit et du corps.
Son frère cadet appelé Tse-kao ^ '^ ne manquait point d'intelligence, mais sa bonté naturelle et son humble modestie l'éloignaient des affaires du gouvernement ; à la mort de K'ikoen jgt ^, Hien-yuen $f tU lui succéda comme gouverneur de la principauté de Yeou-hiong ^ tê. Les temps étaient troublés, les révoltes fréquentes, le fameux rebelle Tch'e-yeou ^ it venait de remporter un succès sur les troupes impériales à Tchouo-lou 'M j^. Hien-yuen $f ^â s'occupa activement à organiser une armée forte et bien disciplinée, capable de tenir l'ennemi en respect. Plusieurs autres gouverneurs réunirent leurs forces aux siennes, il alla livrer combat à Tch'c-yeou ix it et remporta sur lui une brillante victoire ; grâce à un brouillard épais le chef rebelle put échapper à la mort. Hien-yuén |f ^', profitant du désarroi de l'administration et des troubles qui bouleversaient le pays, détrôna Yu-ioang, le dernier de la dynastie des Kiang ^, et se fit proclamer empereur de Chine, sous le nom de Hoang-ti ^ ^.
Tch'e-yeou S it, voyant son vainqueur arrivé au pouvoir, se révolta de nouveau ; mais il fut derechef vaincu, fait pri" sonnier et décapité devant toute l'armée.
Nous laisserons aux historiens le soin de raconter les actes de son gouvernement, la seule particularité qui nous intéresse ici, c'est le soin qu"il prit de continuer et de compléter les travaux de Chen-nong # M s^ir l'histoire naturelle et les propriétés médicales des plantes. Il nomma une commission de savants, dont Ts'anq-kié ^ pM fut le président.
Voici la liste des principaux membres de cette célèbre commission médicale; presque tous ces hommes sont considérés comme des demi-dieux.
1" Yii-fozi "it Sit • '' étudia la manière d'extérioriser les maladies internes. (1)
2° Hou-pançi ^s^ s occupa de chirurgie et d'acuponcture. (2)
8" Lei-kong ^ ^, natif de Nan-hao ^ jtf, s'appliqua à diagnostiquer les maladies en tâtant le pouls, et détermina les propriétés des divers remèdes. (3)
4" Ki-pé ibjc fÛ naquit à Pé-ti 4b it, c'était un descendant de hig-k'i-che {V^ tï) .R^ il eut pour maître Tsieoii-tai-ki ^ ^ ^ ; Hoang-ti % '^ lui décerna le titre de Maître céleste, "Tienche' % Bip. Ki-pé lll^ fÉ et Koei kou-tse ^ ^ ^ étaient les familiers de Hoang-ti % ^ qui aimait s'entretenir avec eux d'astronomie et de géologie. Ces deux hommes rédigèrent un recueil de 81 réponses aux questions difficiles sur l'anatomie, ce traité fut déposé aux archives du palais avec les traités médicaux de Fou-hi fjc ^ et de Chen-nong f^ M- i^)
5" Koei-kou-tse M ^ -P étudia sous la direction de T'ai-ihoang-jen ^ S M A à Ouo-mei-chan lit Ji LU • L'empereur le nomma second précepteur de l'empire. Il fut chargé d'étudier les transformations du ing et du i/ang, écrivit des ouvrages sur les sources de la vie, les viscères etc.. (5)
(1) Chen-siien-Vnng-kien # f|I| il '& liv, 2, art. 5, p. (5.
('i) .. ,. liv. 2, art 7, p. 5: liv. 2, art. 2, p.
liv. 1, art. 5, p. 6.
(5) Chen-sicn-t'nng-hien /fii|i 'fll| Ji IJ Hv. 2, art. 5, p. 6.