X. B. Ce personnage s'est incarne- plusieurs fois
6° Tong-kiun M M détermina les propriétés médicales des plantes et des minéraux. (1)
7° Pien-tsia ^ t|- Les auteurs ne s'entendent pas sur son nom.
a) Suivant le Tcheou-che-ki Ja\ ^ fE, il était du royaume de Tcheng M, son nom de famille était Ts'in ^, et son nom Yué-jen ^ A-
h) D'après le Hiao-tcheng-chang-yeou-lou i^ JE tpj' ^ ^(,2) il naquit dans le royaume de Lou, son nom de famille fut Pieyi ^, et son nom était Tsio t|, il était le plus jeune de la famille, et avait deux frères aînés.
c) 11 avait un bec d'oiseau et des ailes de chauve-souris, c'est pourquoi on l'appela Pien-tsio ^ ^. (3)
8° Ma-che-hoang ^j ^ip M, son nom était Ean-choei % ^ ; il fut un des collègues de Ki-pé ^ fè et s'acquit une célébrité bien méritée dans la médecine vétérinaire ; on le surnomma Mache-hoang ,^ êip M ; c'est le patron des vétérinaires. (4)
Une légende prétend qu'un dragon descendit des cieux et se mit à suivre Ma-che-hoang en baissant les oreilles et ouvrant, la gueule. Ce dragon est malade, dit le médecm, il sait que je puis le guérir, voila pourquoi il me suit.
Il lui fit une piqûre sous la lèvre, lui donna une décoction de réglisse, et le dragon guéri emporta son bienfaiteur. (5)
9° Wang-ping ï 7K, fut un des collègues de Ki-pé lll^ fâ, il étudia le système nerveux, et garda pour lui tous ses secrets
(1) Chen-sien-t'ong-hien î{i^ f|I] ji 1^ liv. 2. art. 5, p. 6.
(2) Hiao-tcheng-chang-iiu-lou ^ j£ -^ jx. Mi li^' 1''- P- 3- (;-5) Hiao-tcheng-chang-yu-lou ^ JE 1^ jfe 1^ liv. 10, p. 3.
Chen-siey^-t'ong-kien jîi^ f|i| M il liv. 2. art. 5, p. 6.
(4) id id.
(5) ffian-tcheng-chang-i/u-lnu ^ JE fpf ^ il liv. 10, p. 8.
jusqu'à Tépoque de ravénement des T'ang ^, alors il externa toutes ses connaissances médicales. {])
Les noms de ces personnages, demi-dieux, paraissent fréquemment dans les livres de médecine, il est donc utile de les connaître. Plusieurs même ont été honorés dans les pagodes comme dieux de la médecine. Par exemple :
A Soii-tcheou il y a une pagode du Roi des remèdes, qui jadis était connue sous le nom de Pagode des trois empereurs; on y vénérait Fou-]ii ijt %, Clicn-nong jji^ M: et Hoang-ti % ^, plus tard, on leur adjoignit Yu ^. La 30" année du règne de K'ang-hi H ,^, le préfet Lou-teng-long ]M.M ît obtint qu'on leur adjoignit six célébrités médicales de leurs temps : Ki-pé ^ fâ, Pé-lcao fâ ]f , Koei-i/u-kiu M 31 U, Chao-yu ^b #, Chaoche ib 0jjî et Lei-Jcong H ^ ; on changea le nom de la pagode, en celui de I-waug-miao -M jE j|^ : Pagode des rois de la médecine.
Les Annales de Sou-tcheou ajoutent : Le peuple fait la fête de leur naissance le 28 de la IV" lune, mais ce jour est la date de la naissance de Pien-tsio M al- c'est donc à tort que les habitants du royaume de Ou se sont habitués, faute de critique, à fêter ce join^-là la naissance des trois empereurs. (2)
A l'aide des nouveaux caractères Kouo-teou-ioen nouvellement composés, cette réunion de naturalistes devait écrire un recueil complet de toutes les connaissances médicales de l'époque, compléter l'herbier de Chcn-nong jp^ ^ et transmettre à la postérité le fruit de l'expérience du passé.
(1) Chen-Nieti-fnng-l:ien jfjili -f|J| itli $£. \\v. 2. art. 5, p. G.
N. H. Bon nombre de ces hommes xécurent longtemps après Hoang-ti V. g. Pin-lsio, /\(,ei-l.('u~tse etc... f,cs livres taoïstes et bouddhiques leur accordent plusieurs renaissances, et ainsi tout s'expli(|ne. Ces rt^incarnations successives ont largement contribue'' à embrouiller les notions historiques, et il de\ienl souvent (ort diflicile de fixer sùrenirnt la date ri'elle où \(''cut tel ou tel personnage célèl)re.
(2) Cf. rs'u,g-l,ia-l,n, iW^^;liv '< . p ,10.
Cest en reconnaissance de ce bienfait que Hoang-ti ^ 'j^ est honoré parmi les trois dieux ancêtres des médecins (1).
Les récits fabuleux des taoïstes font souvent allusion au pouvoir merveilleux de ces trois ancêtres de l'art médical, nous en avons vu déjà plusieurs exemples, en particulier dans la notice de Tchang-tao-ling ^ M 1^ et plus récemment dans le récit romantique des hauts faits du dieu de la petite vérole : Teou-chen ^ f$. Kiang-tse-ya ^ -f ^ députa le général Yang-tsien i^ ^ à Fou-hi i)t ^, et ce dernier chargea Chen-nong jji^ !^, le roi des remèdes, de lui remettre des pilules magiques, qui guérirent instantanément tous ceux qui étaient contaminés par le virus de la variole.