IV. Le i-oi des remèdes (Pien-lsio
Sur la montagne Yu-chan -^ |i| à Fou-tcheou fg j'H, il y a une pagode de Yo-wang ^ 3Î j^, qui est aussi appelée Lou-i-
(1) Bhàishajyaràja. Bouddha dont la fête se fait le 15 du 4* mois. N. B. Il est plus spécialement honoré par les bonzes, sous le nom de Yo wang-pou-sah.
Cf. '/'s'ing-kia-îon f^ ^ 1$ li^'- 4, p. IH. (2j id id.
(3) Lang-ya-tai-soei-pien jg 3iii f^ @$ |^ liv. 5. p. 16. Song-che ^ ^ liv. 315, p. 1.
miao JÊ.W M '■ pagode du médecin de Lou ^, parce que Pien-tsio ^ 0$, quoique originaire du royaume de Tch'eng §[5, habita le royaume de Lou jj, et est connu généralement sous le nom de Médecin de Lou ^. (1)
On raconte que Pien-tsio ,^ b| fit la rencontre du génie Tchang-sang-kiun -^ ^ :ë ; celui-ci lui donna un médicament qu'il devait prendre enfusé dans de Teau de rosée, et l'assura qu'au bout de trente jours il serait doué d'une vision surhumaine; il lui remit ensuite un formulaire médical et disparut. Pien-tsio /^ 0$ se conforma à l'ordonnance ; après trente jours il fut comme spiritualisé, au point de voir un homme au travers d'un mur, et d'apercevoir les viscères et les maladies internes des malades.
En 521 av. J. C, sous le règne du duc Ting ^ du royaume de Tsiyi ^, Tchao-kien-tse MM'? fut affligé d'une maladie très grave, depuis cinq jours il avait perdu toute connaissance. Pientsio ^ 0$ fut mandé auprès de lui, et il lui rendit la santé en deux jours et demi. Pour lui témoigner sa reconnaissance Kient$e ^ ^ lui fît cadeau de quarante mille meou de terres. Li-hi ^ H grand dignitaire de l'académie de médecine des Tsing ^, jaloux de voir en Picji-tsio un invincible rival, soudoya un émissaire qui l'assassina.
Le 28 de la IV° lune, les médecins se cotisent pour offrir de l'encens au roi des remèdes ; en ce jour anniversaire de sa naissance, les apothécaires vont aussi à sa pagode et lui font des sacrifices pour implorer sa protection. (2)
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