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Dans un ouvrage taoïste, intitulé: T'ai-chan-niang-niangpao-kiiien ^ \h '^ W. ^ M on trouve la déesse, Yen-koangniang-niang BR tÊ M M. désignée comme compagne de la déesse de T'ai-chan.
A Tentète de Touvrage, T'ai-chan-niang-nicmg ^ \U '^ ^ ou Pi-hia-yuen-kiun est représentée siégeant au milieu de ses six acolytes.
A sa gauche :
Yen-koang-niang-niang ^ it M M-
La matrone de la lumière oculaire.
Ts'oei-cheng-niang-niang M ^ ^ ^^ La matrone qui active l'accouchement.
Song-cheng-niang-niang 'M ^ ^ '^■ La matrone qui donne des enfants.
A sa droite :
Tse-suen-niang-nicing T* ^ M M-
La matrone de la postérité.
Pan-tcheng-niang-niang ^ 5^ M M- La matrone protectrice contre la variole. Tchou-cheng-niang-niang ■& ri M lil- La matrone de la fécondité.
Aux pieds de la déesse de la lumière oculaire, on voit un œil dans un plateau.
C'est une variante de l'ouvrage taoïste signalé par E. Chavannes dans son ouvrage "Le T'ai-chan" p. 37, oi:i la déesse de T'ai-chan se trouve entourée de huit matrones.
Six ont les mêmes fonctions que celles dont nous venons de donner les noms. Les deux autres sont, la matrone guide de l'enfance, et la matrone de l'allaitement.
Nous avons ainsi les formes les plus ordinaires employées par les taoïstes et les bouddhistes pour représenter Pi-hia-yuenkiun, la déesse des nuages irisés de pourpre et d'or, fille du dieu de la montagne "T'ai-chan'.
Il résulte de tous ces documents que la matrone de la lumière oculaire est la première déesse assistante de la Princesse de TAurore ; de fait, on la trouve souvent à sa gauche, c'est-àdire à la place d'honneur en Chine.
Ces diverses représentations me paraissent assez indiquer les divers motifs pour les quels on a recours à la déesse de T'ai-chan, qu'on invoquerait sous ces divers vocables. Ainsi la représente-t-on flanquée de ces déesses, chargées du pouvoir exécutif de leur souveraine qui les commande à son gré, comme le prouve le texte du T'ai-chan-niang-niang-pao-kiuen ^ llj ^ M ^ ^ (Voir notice Pi-hia-yuen-kiun) .
Voici brièvement le sens d'une prière composée pour obtenir la préservation ou la guérison des maux d'3^eux (p. 35, même ouvrage). On prie d'abord la déesse de T'ai-chan de donner des ordres à la matrone de la bonne vue, pour qu'elle prenne en pitié tous les êtres de ce monde, et s'acquitte bien de sa charge.
Puis s'adressant, tantôt à la déesse de la lumière oculaire, tantôt à celle de T'ai-chan, sa souveraine, on les supplie de frotter les 3'eux malades avec les deux mystérieux coljres, l'herbe lumineuse et la pierre brillante, pour leur rendre la vue, ou la conserver.
Dans le cas où les ouvriers occupés aux constructions, aux fondations des édifices, à supposer que les paysans occupés à creuser la terre, auraient off"ensé et molesté irrespectueusement papa et maman la terre ou leurs descendants (1), et en auraient été punis par des maux d'yeux, on prie les déesses d'avoir compassion de ces misérables, et d'accorder à tous les braves gens qui viennent brûler de l'encens en leur honneur, une guérison complète, ou l'application efficace de leurs colyres merveilleux pendant le sommeil. La prière se continue par une louange de leur miséricorde et de leur puissance.
Sur cette image, Yen-lcoang p'ou-sah se trouve à la gauche de la déesse Koan-in, c'est une évolution du dogme. Anciennement
(1) Cf. T'ai-soei.
fi.
elle était toujours aux côtés de Pi-hia-yuen-kiun, la déesse de T'ai-chaii, mais, comme le culte de Koan-in prend de jour en jour plus d'extension, on lui donne comme acolytes les divinités subalternes, même la compagne inséparable de la déesse du mont sacré oriental. La déesse de la petite vérole se tient à sa droite.
Elle a sa place marquée dans toutes les pagodes des dieuxmédecins, on y vient la prier pour les maux d'yeux.
On peut trouver un recueil de talismans guérisseurs à l'usage des bonzes dans l'ouvrage intitulé : Hien-yuen-hoang-ti-tchouyeou-ko If ^ ^ '^ |5i È ^A- "Invocations choisies du recueil de l'empereur Hoang-ti.'' (Treizième série du Ministère de la médecine céleste) 2° vol., p. 13 à p. 17. Il y a là des recettes mystérieuses pour : les taies, les yeux rouges, la conjonctivite, la blépharite etc.. En voici une pour les yeux enflés et ulcérés.
Si
Le grimoire ressemble à rébauche d'un puits; au-dessus sont écrits les deux caractères Mou @ : œil ; les deux jambages verticaux du caractère Tsing ^ : puits, prolongés forment les parois du puits. De chaque côté du talisman se trouvent deux incantations, dont le sens est : Vieille dame si puissante, commande à ce talisman merveilleux Ti f^. de les frapper, (les mauvais esprits qui ont envoyé cette maladie d'yeux) et de les précipiter dans le fond du puits.