III
TS'OEI-CHF\f;-M.\\G-MA\G fS ^ 46 fê LA MATRONE Qll HÂTE I.'ACCOl CHEMEXT.
L'Accoucheuse est une des acolytes de Pi-hia-yuen-kiun |f ^ 7C ^, la déesse de T'ai-chan ^ ]\\ \ \^ coutume se répand aussi de plus en plus, de la mettre dans les pagodes, soit en compagnie de Koan-in-p' ou-sah |^ ^ # ^, soit même comme compagne de Yen-koang-p' ou-sah IIR :)fe # ^. Les femmes paiennes ont une grande dévotion pour cette divinité, elles vont faire leurs dévotions devant sa statue quand le temps des couches approche, elles entretiennent une lampe sur son autel, brûlent des baguettes d'encens en son honneur, et la supplient de les assister dans ce moment périlleux.
Une manière très répandue de figurer cette divinité dans les pagodes est la suivante :
La matrone porte un enfant sur son bras, dans sa main droite elle tient une branche de cannellier en fleurs, Koei-hoa ^É ^i l'enfant a dans une de ses mains une sorte de flûte de Pan, nommée Cheng ^, et dans l'autre une fleur de nénuphar, en chinois Lien-hoa ^ ^.
Un garçon s'appelle Tse ^. En réunissant ces quatre noms symboliques, on obtient les quatre caractères : Lien-cheng-koeitse ^ ^ ^ ^ qui se prononcent en chinois comme la phrase :
Fig. 224
Ts'oei-cheng-niang-niang.
The Goddess hastening childbirth-
Lien-cheng-koei-tse M ^ M ^ '■ Sans interruption engendrez des garçons nobles.
Ces noms sont tout à la fois un jeu de mots et un souhait
de bon augure.
Cette déesse est un être mythique inventé purement et simplement par les tao-che. Dans la suite on en vint à attribuer cette fonction à quelques femmes célèbres qui, pour une raison ou l'autre, fournirent le prétexte suffisant pour les investir de cette dignité.
C'est ainsi que les païens prennent quelquefois l'une des trois sœurs cadettes de Tch'ao-kong-ming j^ ^ BJ pour Ts'oei-chengniang-niang M ^ ^ ^^ pai'ce que la légende leur confie la garde du boisseau de l'origine trouble, par lequel doit passer tout être renaissant en ce monde.
La vraie titulaire de cette fonction transcendante est Ta-naifou-jen.