ARTICLE V
LE MLMSTIlKi: l>U l EU : HOLO-POU iK ^P (I B) C S I. COMPOSITION DU MINISTÈRE.
Président — Louo-siuen ^ W, il a pour titre Houo-té-sinkiun ik ^^ M.^ ■ Souverain stellaire de la vertu du feu.
Les cinq membres du Ministère :
Tchou-tchao :^ Bg, esprit de la constellation Wei ^, ou constellation du Tigre {t fx du Scorpion).
Kao-tchen ^ ^R, esprit de la constellation Che ^, ou constellation du Porc (« de Pégase).
Fang-koei if :^, esprit de la constellation Tsoei ^, ou constellation du Singe (7 d'Orion).
Wang-kiao ï ll^, esprit de la constellation / M, ou constellation du Serpent (« de la Coupe).
Lieou-lioan #] 3^, ou le prince céleste qui reçoit le feu. Tsiéhouo-V ie.n-kiun ^ !K^ ^•
On voit par ce seul exposé, que quatre d'entre eux sont des esprits des 28 constellations chinoises, et par conséquent des dieux stellaires. (1)
Ces cinq personnages étaient des officiers de l'empereur Icheou ^^, qui tombèrent sur les champs de bataille pendant les guerres qui désolèrent la Chine au temps du changement de dynastie, 1122 av. J. C. Ce sont des héros immortalisés par le canon de Kiang-tse-ya ^ "F ^•
Les plus célèbres furent Louo-siuen ^ W et Licou-lioan Wï
Louo-siiUMi !«'
Louo-siuen ^, pétait un tao-che, connu vnlgaircmt-nt sous le nom de rimmortel Yen-tchoug ji;^ f^ flÙ, de l'île de llouo-long 'K
(1) Foncf-chcn-ycn-i -^t jfiiji \<^ ^ Hoei '.!'.•. p. 3'
fi, ou du dragon de feu. Il portait une coiffure en queue de poisson, il avait le teint d'une jujube bien mûre, ses cheveux et sa barbe étaient rouges, il avait trois veux ; sa robe de couleur rouge vif était ornée de l'emblème des Pa-koa A H\ deux jets de flammes sortaient des naseaux de son cheval de guerre, dont les sabots faisaient jaillir le feu.
Il vint offrir ses services au prince In-kiao ^ xlS, fils de l'empereur Tcheou ^^. Au moment des combats il se transformait en un géant à trois têtes et à six bras. Dans chacune de ses mains il tenait une arme magique. C'étaient un sceau réflecteur du ciel et de la terre, la roue des cinq dragons de feu, une gourde contenant dix mille corbeaux de feu; ses autres mains portaient deux sabres volants en forme de fumée, puis une colonne de fumée longue de mille Ijs et renfermant des sabres de feu.
Arrivé devant la ville de Si-k'i W lllj^, il lâcha sa colonne de fumée ; l'air se remplit de sabres de feu, les dix mille corbeaux ignés sortis de sa gourde se répandirent dans tous les quartiers de la ville, un horrible incendie se déclara, quelques instants encore et tout allait devenir la proie des flammes. Soudain parut dans les airs la princesse Long-ki f| q^, fille de Wang -mou-niang-niang ï "ft 1y>i 1(S ; prestement elle déplo3^a au-dessus de la ville son filet du brouillard et de la rosée du ciel et de la terre, et le feu s'éteignit sous une pluie violente. Tous les engins mystérieux de Louo-siuen ^ W perdirent leur efficacité, et le magicien se sauva précipitamment au bas de la montagne. Là il fut rejoint par le grand roi du ciel T'ouo-t'a-li-t'ien-wang ^ i^ ^ 5'^ ï, Li, le Porte-tour. Il lança dans les airs sa tour d'or, qui tomba sur la tète de Louo-siuen ^ "W, et lui brisa le crâne.
Lieou-hoaii #J ^.
Lui aussi était un tao-che magicien, visage jaune, barbe en spirales et habits noirs, il prêta son concours à Louo-siuen ^ m.
(1) Fong-chen-yen-i ^ jjjijj ^^ ^ Hoei 64, p. 5, 6, 7,
pour brûler la ville de Si-ki W lllj^ et se précipita sabre au poing sur la princesse Long-ki "^ ^ au moment où elle était aux prises avec Louo-siuen ^ m- La déesse jeta en Fair deux sabres magiques qui percèrent Lieou-hoan fij ig, enveloppé d'un tourbillon de flammes.