‹ Recherches sur les superstitions en ChineChapitre 39 sur 47 · II. DIVERS ESPRITS DU FEU · texte numérisé non relu

II. DIVERS ESPRITS DU FEU

1" Tclre-tsiiig--tse # ^ ^.

Tch'e-tsing-tse # Ih ^ est l'esprit du feu, ou le principe igné transcendant, il fait partie des personnages qui figurent dans le mythe cosmogonique, où les cinq éléments sont représentés par cinq esprits.

Kin-mou ^ # ou Si-wang-mou H ï # dans l'Ouest est l'esprit du métal.

Mou-kong 7^ i^ ou Tong-wang-kong M^ ^ dans l'Est est Tesprit du bois.

Choei-tsing-tse 7K H ^ est le principe aqueux transcendant au Nord.

Tch' e-tsing-tse # t^ ^ est le principe igné transcendant au Sud.

Hoang-Jao ^ ^ est le principe terrestre au Centre.

Donc Tch' e-tsing-tse # 1=f ^ est le feu personnifié qui naquit dans les régions méridionales sur la montagne de Che-t ang

Il arriva en présence de Hoang-lao ^ ^ au milieu d'un tourbillon d'air embrasé, son corps était tout rouge, rouges étaient ses cheveux et sa barbe, des feuilles rouges composaient tout son vêtement, il ressemblait à un homme de feu.

Ce fut lui qui tira le feu du bois de mûrier, et la chaleur du feu jointe à l'humidité de l'eau développa les germes des êtres terrestres. (1)

(1) rhen-sien-rntui-hioi fti f|I| ijfi ÎIS liv. 1, art. 1. p. 3.-5.

2" Tchou-youff B ât

Lés deux caractères Tchoii-yong jjj5i ^È ont été pris dans des sens multiples, tantôt ils désignent un nom d'homme, tantôt un titre de fonctionnaire, enfin les fonctionnaires eux-mêmes sont quelquefois désignés par le nom de leur dignité, comme si ce titre était un nom personnel. Pour écarter toute erreur nous traiterons successivement de ces trois catégories.

Tchou-yong |ïl ^ personnifié.

a) Tchou-yong-che î^ rjÈ ^.

Tchou-yong-che ^ lÈ ^ est un empereur légendaire des temps préhistoriques ; il succéda au premier empereur Hien-yuen-che $F ^ .K (1)' q^i apprit aux hommes l'art de travailler le bois, se servit du bois et construisit le premier char pour son usage personnel : c'est de là que vient son nom Hien-yiien $f ^, côté et timon de char.

Ce fat sous son règne qu'apparut Tchou-yong-che î^ ^È K- Dans sa jeunesse celui-ci alla trouver Koang-cheou-lao-jen ^ ^ :^ A le vieillard de la Longévité, et le pria de lui accorder l'immortalité. "Le temps n'est pas venu, reprit le vieillard, auparavant vous devez être empereur. Je vais vous donner le moyen d'arriver au but que vous désirez atteindre. Commandez qu'après votre mort, on vous enterre sur le versant Sud de la montagne sacrée de Heng-chan ^ iJj ; là vous entendrez la doctrine de Tch' e-tsing-tse "# ^ ^, l'esprit du feu, et vous deviendrez immortel."

L'empereur Hien-yuen $f ^ se désista du gouvernement de son royaume, envoya chercher Tchou-yong-che |5t m^ ^, le fit monter sur son char et lui céda la couronne.

(1) Il ne faut pas confondre ce premier prince légendaire avec l'empereur Hien-yuen-hoang-ti |f ^ M ^' l'auteur du cycle.

Fig. 236

Tch'e-tsing-tse.

Ch'ih-tsing-tze (the Pire God).

Tchoii yong-che fïJiÈ K devenu empereur enseigna au peuple l'usage du feu, et le profit qu'on en pouvait tirer. D'abord les forêts étaient remplies de reptiles venimeux et d'animaux sauvages ; il ordonna aux paysans de mettre le feu aux broussailles pour chasser ces dangereux voisins et les tenir à distance. Il apprit encore à ses sujets l'art de purifier, de forger, de souder les métaux en les soumettant à l'action du feu. On le surnomma Tch'e-ti ^ ^, l'empereur rouge, ou l'empereur du feu ; il régna plus de deux cents ans; sa capitale était l'ancienne ville de Kouo flj, à HO lys N. E. de Sin-tcheng-hien ^W^U, dans la préfecture de K'ai-fong-fou p^ El" ii!f au Ho-nan pj 1^.

Après sa mort, on éleva son tombeau sur le versant Sud de la montagne de Heng-chan \^ \\\ ; ce pic est connu sous le nom de : Pic de Tchou-yong |5i ^ife.

Tchang-lwng ^f ^ (d) et Cheng-hong ^% pensent que c'est le tombeau de Li ^, qui exerça l'office de Tchou-yong M M, sous Kao-siii '0j ■$, mais c'est une erreur; beaucoup d'autres, comme Ou-hoei ^ [Ël, Youg-koang J^ it, remplirent cette fonction ; il n'y a rien qui fasse opiner plutôt pour Li ^ que pour un autre. Tous ces racontars sont des bavardages des lettrés des Hem ^.

l>es descendants de Tchou-yong-chc §t Mllî 1^ allèrent habiter les contrées méridionales, et furent les ancêtres des directeurs du feu. Le vieil empereur devint un immortel que nous verrons reparaître au temps du second Hien-yuen $f 1$. (l'empereur Hoang-ti %: 'it) (2).

(1) Tchançj-Jicnçi î^îl;, dont le pr(''nom (.'"tail P'inçi-tst ^^, fut un i;i-and dignitaire à la cour de 1 1 ian-houo-ti ^ 4\) ^, époque Y<tug-ii)teii ^t 7Û- 8',» iip. J. C C'était un honanais

(2) Chrn-sien-t'ong-kien jjii|i f|l| M îg liv. I, art. ^^, p. 2, 3. J.ou-che-ts'ien-ki ^ ^ m t-R liv «. P- 3. Ming-i-t'nng-tche 5^ -^ |^ :l\ li\ . 'i't, p. 3-5.

IJeou llan citnit-tchnu fg ^V ,';: ,;t liv. M. p. 11).

h) Tchou-yong M 1$, esprit de la mer du Sud.

Un esprit de la mer du Sud vint faire visite à l'empereur Tcheoii-ou-ioang J^f^Ji, c'était en plein hiver; Kiang-tse-ya ^^ ^ lui servit de la bouillie chaude pour le réchauffer. Après Favoir mangée, il offrit ses services à l'empereur.

c) Tchou-yong |^ li, Tun des "Trois empereurs."

Un auteur prétend même que Tchou-yong î^ rjÈ fut l'un des trois empereurs, les deux autres seraient Fou-hi jji % et Chennong f^ M- (1)

Tchou-yong $t lÈ, titre d'office des préfets du feu.

Tchou-yong ^ lÈ était le titre officiel des directeurs du feu dans l'antiquité. Anciennement il y eut cinq magistrats aux cinq éléments: Kin ^, Mou :^, Choei 7K» Houo *X, T'ou i ; on les appelait les cinq préposés, Ou-koan 31*^; ces officiers existèrent réellement, l'histoire nous a conservé les noms de plusieurs; ils eurent le titre posthume de Chang-kong h ^2^, on les honora ensuite comme des esprits.

Le préposé au feu avait pour titre officiel Tchou-yong fj ^È- Cette expression signifie donc an titre d'office, et n'est pas du tout le nom du personnage chargé de cet emploi- Tchou-yong Wt lÈ signifie un grand éclat de lumière, et c'est la raison qui fit adopter cette expression pour désigner l'office du directeur du feu. (2)

Ces termes signifient en outre: recueillir, se rattachera... pour indiquer que le personnage ainsi nommé s'est appliqué à conformer sa conduite aux exemples des anciens princes. (3)

(1) Lou-che-ts'ien-ki ^ ^ Ijti ^E : Hv. 8, p. .S.

(2) 7'souo-tchoan-tchou-chou tx. % TÈ M. "• li^'- '^'8, p. 22. Tou-lin-tsouo-tchoan ^± # ;^ ji : Hv. 39, p. 20.

(3) Lou-che-ts'ien-hi ^ ^ M ^E : Hv. 8, p 3.

Préposés au feu, ou Tchou-yong fît làÈ, honorés comme esprits du feu.

a) IJ ^.

Li ^ est regardé par les auteurs, tantôt comme le fils de Lao-t'ong ^ m, tantôt comme un des descendants de Kuo-yang "i^ 1^ ; il fut préposé au feu sous Kao-sin-che ]^ ^ ^ (1), 2436 av. J. C.

b) Oii-hoei ^ 0.

Ou-hoei ^ [H était fils de Kiuen-tchang ^ ^ et arrièrepetit-fils de l'empereur Tchoan-hiu il ^ ; il fut préposé au ministère du feu sous Tempereur Kao-sin-che "^ -^ .K aussi nommé Ti-k'ou ^ %. Après sa mort on Fhonora comme un esprit, son image fut exposée sur les fourneaux, et des offrandes étaient faites pour l'honorer. (2)

C) lloei-loii 0 fg^.

Dans la principauté de Tcheng ^5, on offrait des sacrifices à Hoei-lou 0 f^ en cas d'incendie : Hoei-lou 0 f^ est l'esprit du feu. Les anciens lettrés, expliquant le Tsouo-fc/ioan ^ -j^. et le Kouo-yu ^ |o, disent tous d'un commun accord, que Tesprit du feu est Hoei-lou 0 fg^. Parfois il se montre, dit-on; mais en définitive, on ignore à quel personnage on sacrifie quand on fait des offrandes à Hoei-lou 0 f^. Quelquefois Hoei-lou 0 f^ et Ou-hoei ^ 0 sont pris pour un seul et même homme, dans ce cas il serait le frère de Tcliong-U M ^ et le père de Lou-tchong ^ ^'^, qui lui succéda dans son office de prél'et du feu.

Tchong-liM. ^i préposé au feu sous 'ri-k't)u ï^ '^^, s'acquittait parfaitement de sa fonction ; l'empereur l'envoya combattre Kong-kong-che ^- X ^ qui suscitait une révolte; il ne réussit pas dans cette mission et fut condamné à mort. Ti-k^ou '?jf % donna

(1) Tsouo-tchoan-tchou-chnu ;^. i^ fji if^t: liv. WA, p 7. 'r()ii-li))-tsi)ui)-tclinan :\± ;H^ /,', fi^ : liv. Vi, p. 3.

(2) Che-ou-yuen-hoei 4>- '¥A )^> f J" • ''^ • •'•^ P- ^-

la charge de préfet du feu à son frère Ou-hoei ^ 0 ou Hoei-lou tu ;f^, suivant les diverses opinions. (1)

Le nom de Hoei-lou 0 fg^ est devenu le plus populaire pour désigner l'esprit du feu, et on se sert de cette expression pour parler d'un incendie.

D'après le Chen-sien-t' ong-kien f^ f[lj ji^ |^, Hoei-lou 0 %^ vivait bien avant le règne de Ti-k'ou '^ ^, puisque le rebelle Tch' e-yeou ^ it, qui fomentait une révolte au temps de Hoang-ti ^ '^, l'appela à son secours. Hoei-lou 0 f^ était un magicien célèbre qui avait à son service un oiseau mystérieux nommé Pifang ^ :^, et 100 autres oiseaux de feu, renfermés dans une gourde; il suffisait de lâcher ces oiseaux pour propager l'incendie dans une contrée entière.

Hoang-ti ^ ^ appela Tchou-yong-che M iÈ .K pour combattre Hoei-lou 0 ;|^, et vaincre Tch' e-yeou fi it- Tchou-yongche |5i ffîÈ K portait sur son épaule un grand bracelet d'or très pur, c'était une arme magique d'une merveilleuse efficacité ; il lança son cercle d'or dans les airs, et il retomba sur le cou de Hoei-lou 0 fg^, qui fut renversé à terre et comme immobilisé. Se voyant dans l'impossibilité de résister, il demanda grâce et promit obéissance à son vainqueur dans cette joute magique. Depuis lors il se constitua son disciple, et ne s'appela plus que Houo-che-tche-t' ou 'X ÉJlî ^ #, le disciple du maître du feu. (2)

A la dissemblance des généalogies de tous ces anciens fonctionnaires du feu, s'ajoute encore une discussion à propos de Tchong-li M ^ ', les uns prétendent que ce ne fut qu'un seul homme, d'autres affirment que Tchong M. et Li ^ furent deux frères ou même deux hommes nés de deux souches différentes. Le meilleur moyen de montrer toutes ces divergences, est d'exposer à la vue du lecteur quelques tableaux généalogiques, grâce auxquels on verra de suite les causes du litige et les variantes.

(1) Chang-che-lic-tclwan ihj ^ M i^ ■ l'v. 1, p. 7. Ta-tai-li ± ^ /ng liv. 7, p. //.

Chan-hai-king, Ui ■/# M- 'i^'- 1*N P- >^-^- Chang-chou-tchnn-chou fif ^ y£ iï^ : liv. 2, p. 12; liv. 19, p. 28.

(2) Chen-sien-t'ong-kien §^ f[I| M ^ liv. 2, art. 3, p. 4.

Tchoan-liiu %% î^.

K'iong-chan ^

Tch^eng Kiuen-tchang ^ ^.

Tchong-li

l Ou- hoc i :^ 0. .

ou (Hoei-lou 0 fg^.)

Loii-tchong [^ |^.

Tchong-li est un seul homme, fils de Kiuen-tchang .

Tchoan-hiu ^ ïM-

yw-meoif

iCiong-chan serait le petit-fils de Tchoan-hiu, et non son fils.

Tchoan-hiu m% |§-

Lao-t'ong ^

•ste-

Tchong-ii M. M- TcJiong-li est un seul homme, fils de Lao-Vong.

Tchoan-hiu ^% ^ Lao-t'ong ^ M

Tchong M. î^i M

Tchong M et Li M -^''nt deux Irères.

Chao-hao '}? ^% Kao-ijang '^ \%

Tchong M ^>' ^

Tchong et Li sont deux hommes issus de souches différentes.

d) Esprit du feu, monstre du Chan-hai-king.

Le Tchou-yong fJiî, Si du Sud a un corps d'animal et une figure d'homme, il monte deux dragons: c'est l'esprit du feu. (1)

3° Apparition de l'esprit du feu.

Les Annales de la sous-préfecture de Ts'ao-hien "^ ^,, au Chan-tong \[] M, mentionnent qu'en l'an 1547 ap. J. C, la 26" année du règne de Ming-che-tsong B^ iM: tj?, le Hoang-ho ^ jpj rompit ses digues, la ville fut inondée, et tous les habitants se sauvèrent sur les remparts. On vit alors un mandarin debout sur le faîte de la pagode, son visage avait la blancheur du fard, il était vêtu d'une robe rouge et coiffé d'un chapeau noir ; après trois jours il disparut, les eaux s'étaient écoulées. On sut alors que c'était l'esprit du feu, on lui bâtit une pagode pour l'honorer parce qu'il avait fait ce prodige. (2)

4** Saii-lan^' (Tche-cheiig-ping-liiig-wauj»).

H ÉP (M M m a 3E)

San-lang ^ ^5 est le 3® fils du dieu de T'ai-chan ^ llj et le frère de Pi-lna-yiœn-kiun ^ fS 7C ^- Cette dernière révéla à Wen-wang ^ 3E qu'elle marchait toujours accompagnée des vents et des pluies ; une idée géniale naquit alors dans le cerveau des tao-che. Le feu est l'ennemi de l'eau, pour combattre les désastres de l'élément aqueux, faisons appel à l'élément igné; si la sœur marche de concert avec les pluies, le frère peut bien se faire accompagner par les flammes ; du coup, il fut proclamé Houo-chen 'X. %^ ou esprit du feu.

L'empereur T'ang-t'ai-tsong )M 'M ^ lui donna le titre posthume de maréchal. So7ig-t'ai~tsong ^ 'jk n^ \u\ accorda le titre de marquis, enfin l'an d008 Song-tchen-tsong ^ M ^ le canonisa en même temps que sa sœur, et lui octroya le titre pompeux de Très saint roi Ping-ling M M îR^ S ï ; c'est sous ce nom qu'il est encore connu de nos jours. (3)

(1) Chan-hai-king ih 'M M- li'^'- G> P- 8.

(2) Ts'ao-hien-tche-t'se-se f !|| 7^. ip\ )|lî : liv. G, p. G.

(3) Cheou-chen-ki (Chang-kiuen) ^ fiiji f,E (h "%) p. 10.

Cf. Généalogie des dieux des cinq pics sacrés: I^i-hia-ynen-kiiin.

ô" Veu-ti ^ ^.

Chen-nong |$ M. est aussi appelé Yen-ti i^"^, c'est encore lui qui est honoré comme l'esprit du feu dans plusieurs pagodes. Les tao-che, comme on le voit, lui font jouer tous les rôles divins.

Tantôt c'est l'esprit du sol et des céréales, tantôt c'est le dieu ancêtre de la médecine, le voici maintenant honoré comme l'esprit du feu. Pourquoi ? parce qu'en prenant la succession du trône de Fou-hi f^ ^, il adopta le feu pour symbole de son gouvernement. De ce premier fait il fut appelé l'empereur du feu Hoiio-ti »X ^- Dès qu'il fut monté sur le trône, il fit utiliser le feu pour fondre les métaux, forger des instruments de travail et des armes de combat.

Des arbres il tira les résines et les huiles, la moelle des herbes servit à faire des mèches de lampes, et tout un système d'éclairage fut inauguré. D'autre part le feu servit comme d'attribut aux cinq grandes classes d'officiers de l'empire. Il y eut les officiers du Grand feu, les officiers du feu du Nord, les officiers du feu du Centre etc.. De ce double fait l'empereur devint doublement l'officier du feu, à son nom on ajouta un autre caractère Houo 'X. et son nom fut ainsi changé en Yen-ti ^ ^ ou l'empereur du feu ardent. (1)

^ III. i>esci*i[>liuii (riiiic pagode <lii feii.

Pagode Houo-sing-miao ^ M /l^^ à Jou-kao fQ ^, Kiangsou ^ ,^|. Une courte description d'une pagode du feu, concrétisera plusieurs des données théoriques ci-dessus exposées.

Trois grandes statues occupent l'autel central.

Au centre Tchou-yong-ta-ti iU. MÈ 'k ^ '■ le grand empereur Tchou-yong , c'est le dieu souverain du feu.

A sa gauche Tcliao-ming-ta-ti Bg BJ X îIj' : Te grand empereur de la lumière; c'est un dieu stellaire.

(1) Chen-sien-Vong-kien iji^ # M lî : liv. 1, art. '.>, p. 1».

A sa droite Houo-té-sing-kiim ik iÈ B. M ou Louo-siuen ^ W: Le prince de la vertu du feu, dieu stellaire. C'est l'esprit stellaire de la planète Mars : Sié-tien-kiiien Cf. cette notice.

Le feu éclaire et échauffe : le premier assistant est plus spécialement le dieu de la lumière, le second est le dieu intendant de la chaleur du feu, et s'occupe particulièrement de ses effets de combustion.

L'autel latéral à droite est dédié au père et à la mère du dieu Tchou-yong jft lÈ : Tchou-yong-lao-tse MM^^^ Tchouyong-niang-niang 152. rÈ M ^■

Sur le second autel latéral à gauche, sont exposés les dieux de la foudre et des éclairs, dont il a été parlé dans les pages précédentes, au sujet du Ministère du tonnerre. On réunit ainsi dans un même temple les préposés au feu céleste et les esprits du feu terrestre. L'image ci-dessous est la reproduction exacte des trois divinités de Tautel central.

Il est utile de noter ici une coutume très répandue, c'est que les pagodes de l'esprit du feu sont bien souvent orientées vers le Nord, et quand il est nécessaire de les exposer vers le Sud, on construit un mur très élevé en face de la porte d'entrée. La raison est obvie. Le Sud est le point cardinal désigné par le feu, le Nord est indiqué par l'eau, d'après la rose des vents construite à l'aide des cinq éléments. (1)

L'eau éteint le feu ; si on veut obtenir la cessation des incendies, il convient donc de tourner la porte de la pagode du feu vers le pays de l'eau. Quand la nécessité oblige à ouvrir la porte de la pagode vers le Sud, le pays du feu, il devient alors nécessaire de lui opposer une digue infranchissable, et c'est pour ce motif que le mur en face doit être solide, large et élevé : ainsi le fléau du feu sera conjuré.

(1) Cf. Article T'ai-soei :k

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