IV. AtlribiUions des génies des cinq monts sacrés
Nous venons déjà de voir les attributions du dieu de T'aichan ^ lil. Le Tchong-tseng-cheou-chen-ki (chang-khien) M. ^
(1) Fong-chen-yen-i tt jji'j' î^ ft Vol VllI p. 37.
Fiff. 243
Les cinq dieux des cinq monts sacrés, du Centre, du Nord, du Sud, de i Est et de l'Ouest. 77ie Gods of the Five Sacred Mountains : Centre, North, South, East and West.
^ Ji^ pE (h ^) P- 20. lui fait à peu près la même part, et dote ses confrères des autres montagnes de fonctions spéciales. Voici ce qu'il nous en dit :
i° Le génie du pic de l'est. — Il préside à la distribution des richesses et des honneurs, il fixe le jour de la naissance et de la mort. Il tient à T^ai-chan une succursale du tribunal de Yen-wang, et il a un double du livre des vivants et des morts.
2° Le génie du pic du sud. — Il gouverne les astres incarnés dans l'humanité (1), les propriétés, les dragons, et les animaux aquatiques.
3° Le génie du pic central. — A lui revient la charge de l'administration des terres, des lacs, des cours d'eau, des vallées, des canaux, des collines, des montagnes, des forêts et du règne végétal.
4° Le génie du pic occidental. — Cet Esprit étend son pouvoir sur les métaux: or, argent, cuivre, fer; leur fusion et leur fabrication, et sur tous les volatiles.
5° Le génie du pic septentrional. — C'est l'intendant des fleuves, des rivières, du cour de la Hoai ^ et de la Tsi i^ ; de lui relèvent les tigres, les léopards et tous les quadrupèdes, ainsi que les reptiles et les vers. (2)
Nous avons dit qu'à une certaine époque, le culte des cinq montagnes paraît avoir été presque complètement matérialisé ; nous terminons cet article par la traduction d'un passage pris dans un mémoire du ministre Ngan-tse ^ ^, adressé au duc King ^ ^, du royaume de Ts'i ^, 598-581 av. J. C.
Ngan-tse ^ ■^, nommé aussi P'ing-tchong ^ fi|i, s'exprime en des termes tels, qu'il est supposé évidemment s'adresser à des gens, qui honorent les montagnes elles-mêmes, et non plus le Ciel ou des Esprits. Il s'agissait d'une grande sécheresse; le
(1) D'après les rêveries taoïstes, chaque homme est l'iiuarii.ition d'une étoile du Ciel.
(2) Cf. Tchnng-tseng-cheou-chen-ki W. i9 ^ # 1& C"^^" iit-'>to).
duc rassembla donc ses ministres, et leur demanda s'il ne serait pas opportun dans cette occurrence d'offrir des sacrifices au mont sacré de T'ai-chan, pour obtenir la pluie. Ngan-tse ^ ^ protesta, et dit: "Non, cela ne se peut, ce culte serait inutile. Les montagnes sacrées n'ont en réalité qu'un corps de pierre dont les herbes forment la chevelure. Cette sécheresse prolongée a fané leurs cheveux et brûlé leur corps, croyez-vous qu'elles ne désirent pas la pluie aussi bien que vous? Inutile donc de leur offrir des sacrifices." (1)
(1) Cf. Ngan-tse-tchoen-ts'ieou ^ ^ ^ ^^A'-
Ce passage se trouve dans le Che-wen-lei-tsiu (ts'ien-tsi) 0 X M M m M) liv. 5, p. 6.
■on
Wen-ou-p'an-koan
Eul'kong-ts ao
•olî-Buoi ap ajsd
oR-Buoj^ sp oaatu
ffl
■il-vi-ofx'Buoj^
^^mw.
Buviu-Bu m u-oli-6u oj^
^n-ov]-j:)-7io.j^ "o
•]f-v)-ofî-Buoj^
Buvvi-Giunu-ofX'Buoj^ J^ =^
ai
bc
co
i» i» » ÎS
}Du-}Du-i}-no,x
bc co
o-uaw OV,Sj-Buo>i-}nj]