‹ Recherches sur les superstitions en ChineChapitre 8 sur 47 · I. Les Irois Lei-kong m · texte numérisé non relu

I. Les Irois Lei-kong m

L'original de cette disposition, c'est la multiplication de Lei-kong ^ i^; ici les tao-che nous donnent trois Lei-kong @ ^.

1° Le Lei-kong ^ ^ ordinaire, armé d'un marteau et d'un coin d'acier pour faire jaillir la foudre : il est entouré de son chapelet de tambours, qui figurent le bruit du tonnerre.

2° Le Lei-kong des 9 cieux, nommé Kieou-t'ien-lei-kong A ^ ra ^- C'est un dédoublement de Weii-tchong ^ f'I', le président du Ministère, canonisé : Premier principe des neuf orbes des cieux ; ils ont imaginé de concrétiser ce titre dans un personnage spécial, qu'ils ont nommé le '^Lei-kong des neuf cieux."

Le but évident est de pouvoir représenter sous une autre forme cette laideur étrange. C'est plus clair encore quand ils lui donnent pour pendant le personnage imagmaire suivant.

(1) Che-ou~i-ming-Iou 4% !\M % ^ ^- li^'- 28, p. 2.

Fig. 212

Lei-tcheng-lse. (Statue dans la pagode " Vu-koang-t'icn). Leicheng-tze. (Statue in the Yuh-kwang Monastery).

Fig. 213

Ministère du Tonnerre taoïste Ou-fang-lei-kong, Kieou-t'ien-lei-kong. Ministry of Thunder (Taoist) : Wii-fang Lei-kung, Kiu-t'ien Lei-kung.

8" Le Lei-kong des cinq points cardmaux : Ou-fang-Lei-kong i^fg^- Celui-ci est tout à fait mythique, on avait besoin d'un personnage qui correspondit symétriquement au précédent; alors on a inventé ce monstre hideux.

Nous avons ici la vraie origine de cette inscription singulière que les païens écrivent fréquemment sur une bande de papier rouge, et qu'ils collent sur le linteau de leurs portes. Ces dix caractères ont tous comme composants la partie supérieure du caractère Lei, tonnerre, seule la moitié inférieure varie. C'est une allusion manifeste au Lei-kong des neuf cieux : Kieou-t'ieyiing-yuen-lei-cheng-p'ou-Jioa-t'ien-tsuen ^^W^^WW^^

Le Lei-kong des neuf cieux n'est que la personnification de ce titre: Premier principe des neuf cieux, voix transformante du tonnerre, très honoré des cieux.

Cette inscription, croient les païens, a la vertu de les préserver de la foudre.

H. Sin-l'ieii-kiun ^ 7i M ■ T'ao-l'ien-kiiin ^ % ^.

Ces deux hommes furent deux officiers subalternes de Wentdiong ^ i^ ou Lei-tsou ^ jljil.

Sin-t'ien-kiiin ^ ^ :§■ se nommait Sin-hoan^ î^ ; il occupait les défilés de la montagne de Hoang-lioa-chan ^ ^^ flj avec une compagnie de gens hardis, qui exploitaient les passants. Quand Wen-tchong ^ i^ y arriva, ils exigèrent le prix de passage, mais celui-ci les attaqua avec ses soldats, et les battit. Sin-hoan -^ ïi et son compagnon T'ao-yong f^ || (T'ao-rienkiun ^ ^ ^) firent leur soumission au vainqueur, qui les incorpora dans son armée, et les mena à Si-k'i VM jllj^, pour combattre les armées de Ou-ioang ;^ jE- I-a défaite fui complète, et ils durent se replier sur lloang-hoa-chan ^y\^ \\\. T'ao-yong |Î|J H trouva la mort dans cette bataille. Monté sur son coursier et armé de deux sabres, il voulut sabrer /Toang-t'ien-siang ^ ^ 1^, frère de Hoang-t'ien-hoa % 'Ji ^i, mais il fi.il malheureux

(1) Fong-chen-yen-i ^ jfiiti '{^ iJÊ- hfnci^MK (T.ei-pnu)

dans ce combat ; son adversaire le perça d'un coup de lance, et il tomba mort. Kiang-tse-ya ^ -^ 5f le canonisa : T'ao-t'ienkiun ^ ^ ^, et le nomma membre du Ministère du Tonnerre.

Sin-hoan ^ ïg put se sauver, mais de retour à FJocmg-hoachan ^ ^ iJj, Hoang-t'ien-hoa ^ 5^ ^ fondit sur lui avec son clou perce-cœur, et lui perça les côtes. Poursuivi à outrance par les vainqueurs, il fut rejoint par Yang-tsien i^ ^ (ou Eullang Zl âP), qui lança sur lui son chien céleste. Mordu vigoureusement à la jambe, il tomba à terre, reçut sur la nuque un grand coup de bâton que lui asséna Lei-tchen-tsc ff M "?» et fut étendu mort sur le champ de bataille. (1)

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