III. Ma-yuen-choai -^ 7C ûll
Ling-hoan-ma-yiien-choai M 'È M TC ^^ est un esprit mibouddhique mi-taoïste, c'est un avatar de l'esprit Tche-miao-ki S ^ 'a^ que Jou-lai ^fl ^ condamna à se réincarner parce qu'il s'était montré trop rigoureux dans la répression des mauvais esprits. Il descendit donc sous l'apparence de cinq globes de feu dans le sein de Ma-kin-mou ,^ ^ -^, où il se revêtit de la forme humaine. Il naquit avec trois j^eux ; aussi l'appela-t-on : Sanyen-ling-koan H 0.E fi '^, le merveilleux chef aux trois yeux ; trois jours après sa naissance il pouvait déjà se battre. Il tua le dragon-roi de la mer de l'Est, vola la lance d'or du grand souverain de l'Etoile Tse-wei ^ ^j[. La fille de Mo-wang M ï, mère de Ma-yuen-choai ^ ït Bitl, écrivit dans la main gauche de son nouveau-né le caractère "Ling fi", et dans sa main droite le caractère " Yao ff" , puis lui donna le prénom de Ling-yao fi j^. L'enfant prit pour maître Ta-hoei-tsin-ts' e-miao-lô-V ien-tsuen :k. H ^ ^> ^ Hê 5*^ ^, qui lui en.seigna le livre céleste, traitant du vent, du tonnerre, des dragons, des serpents, des esprits méchants, et aussi de la pacification des peuples; puis il lui donna une brique d'or à trois angles, qu'il pouvait transformer en toutes sortes de figures.
(I) Cf. Fong-cheu-yen-i JJ jjjiji -^ll ^ liv /<, Hnei 42, p. 10. liv. 5, Hoei 51, p. 3. liv. 5, Hoei 52, p. 4.
Fig. 214
Ministère du Tonnerre taoïste Sin-t'icii-Uiun, Ichou-ficMi -kiun, l'ao-t'ien-kiun. Miiiistru o/Thunder (TaoistJ: Sin 'I"ien-I;ÛH, Chu 'l'icn-ldin, Tao Tien-kûn.
FJg. 215
9,'l et
Ministère du Tonnerre taoïste, Yn-yuen-choei, Ma-yuen-choei. Ministry of Thunder (Taoist) : Generalissimo Yin, Generalissimo Ma.
Yu-ti ^ ^ lui donna ordre de combattre les esprits du vent et du feu, il les réduisit sous sa domination. 11 soumit encore Pé-kia-cheng-mou "g" ^ M # avec ses cinq cents canards defeu, reçut la soumission du grand roi des cinq dragons, et tua le dragon du fleuve Bleu : tous les riverains furent délivrés de cet importun voisin.
Ma-yuen-choai ,|| tC Dlfl resta toujours impassible au milieu de ces périls sans nombre. Yu-ti ^ ^ lui accorda comme récompense un sceau qu'il tint dans sa main gauche, et un sabre qu'il mania de la main droite : présents des plus honorables. Il lui envoya en présent du vin de sa table ; le fils du Dragon d'or Kin-long ^ f| fut chargé de lui verser ce vin dans sa coupe. Pendant cet office, il se montra irrespectueux; Ma-yuen-choai ^ 7C ûlt^ entra en fureur, brûla la porte Sud du ciel, et battit tous les maréchaux des cieux. Après cet exploit, il descendit dans le palais du roi-dragon pour livrer bataille au père et au fils.
Li-leou ^ ^ et Che-koang ^jj] E|^ s'efl'orcèrent vainement de trancher le différend, roff"ensé n'entendit aucune raison. Le dragon et son fils se voyant à bout d'expédient, se réincarnèrent en Koei ^ pour échapper à sa vengeance. Alors Ma-yuen-choai M 7C Ûlll entra dans les enfers, traversa le fond des mers, pénétra dans les réceptacles les plus inaccessibles, se précipita dans les grottes des Koei ^, livra bataille à Na-t'ouo %^'^, vola les pèches de Suen-heou-tse ^^ |fx- -P etc. Che-kia-fou ^ M f#) fut obligé de venir mettre la paix, et Ma-yuen-choai ^ tu Bit' P'''t place à gauche du trône de P'ou-sah.
Yu-ti 3E '^, en récompense de tant de vertus et de tant de mérites, lui accorda le titre de général de l'Ouest, sous la présidence de Tchen-ou m. ft;. Il écoute favorablement les prières des peuples qui l'implorent pour avoir des femmes, des enfants, pour obtenir richesses et dignités, jamais il ne rejette une prière. Les magicien.j de toute nuance relèvent de lui; il est prompt, comme le vent et la foudre, à informer Yu-ti ^ '?{? de toutes les pétitions qu'on lui confie. (1)
(1) Chcnu-chcu-lù (hia-h-iucn) -ii^ fME(T#) P- •'. 18
Ce personnage est absolument mythique, rien de vraisemblable ou. d'historique dans toute cette légende.