‹ Recherches sur les suppurations endémiques du foieChapitre 21 sur 89 · Plèvre · texte numérisé non relu

Plèvre

Au refoulement du poumon s'ajoute une hypersécrétion de la plèvre correspondante. En pareille circonstance, la quantité du fluide épanché est rarement considérable; mais, assez souvent, il se développe des pseudo-membranes qui, limitées aux points par lesquels le poumon est resté en rapport avec le diaphragme, peuvent déterminer des adhérences entre ces organes. Tantôt ces pseudo-membranes sont allongées eu de minces brides ; tantôt elles forment une couche large et épaisse. Dans les conditions ordinaires leur production , comme aussi celle de l'épanchenient, ne s'accompagne guère que d'une légère infiltration plastique du tissu cellulaire sous-jacent à la séi'euse ; en revanche, quand une irritation active s'est propagée du foie jusqu'à celle-ci , l'infiltration dont nous parlons est plus prononcée, et des traces d'injection sanguine ne manquent jamais de s'y joindre.

L'ouverture d'un abcès dans le sac pleural entraîne des con-

séquences différentes selon les cas. Si, au moment de cette ouverture , une certaine quantité de liquide se trouve déjà interposée aux parois de la poitrine et au poumon , le pus se mélange à la matière de l'épanchement, et l'inflammation qui en résulte vers la plèvre se borne à procéder sous une marche chronique. Dans les cas de ce genre, l'épanchement augmente avec lenteur, mais il finit par acquérir de fortes proportions. Peu à peu refoulé sur lui-même , le poumon vient s'aplatir contre le médiastin ; de leur côté , les feuillets de la séreuse se recouvrent partout de pseudo-membranes : une sécrétion purulente s'établit à la surface de ces couches nouvelles (obs. XXIX).

Chez d'autres individus, l'ouverture de l'abcès aydnt eu lieu avant qu'il existe ni épanchement ni adhérences , le pus fourni par le foie gagne les parties déclives du sac pleural , où il ne larde pas à être entouré d'un kyste. Bientôt la base du poumon est frappée d'engorgement sur tous les points par lesquels elle a été refoulée ; à leur tour, ces points cèdent à la fonte pathologique, et un passage, déplus en plus rapproché des bronches, se prépare ainsi aux matières destinées à être éliminées (obs. XXVIII).

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